Alter-MuRAX

Mar 12 Déc - 11:29


    comtes, pouêts zé mites

    Partagez
    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Lun 21 Aoû - 1:35

    L'Ananas, grand jusq'au ciel
    Yves Pinguilly, Sarang Seck, Florence Koenig (Illustrateur)


    Le village de Seguèdèya, parfumé par les jasmins sauvages, Fatou et Mabinty cultivent avec l'aide de leur maman un bout de jardin. Elles dansent et chantent devant les aubergines, les salades, les tomates et trois ananas. Un jour, le bracelet de Mabinty tombe autour du plus gros ananas…



    Chaque jour, Fatou, Mabinty et Maciré, leur maman, cultivent un peu autour de leur concession.
    Elles font pousser ceci et cela...

    Fatou, la première a huit ans.
    Mabinty, la deuxième a six ans.

    Chaque jour, avant d'aller à l'école, les deux soeurs disent quelques mots au jardin.
    Elles parlent à l'oreille des köbö köbö, des tamati, des soulondji, des bgen n'gbe, des saladi, des fougnè.

    Les fruits et les légumes écoutent. Même les trois fougnè, qui poussent là au milieu, écoutent !



    Un matin, N'na Maciré demanda :
    - Mais qu'est-ce que vous racontez aux aubergines, aux tomates, aux gombos, aux piments, à la slade et aux trois ananas ?

    - Je leur chante l'alphabet, répondit Fatou.
    - Je leur demande pourquoi des parapluies ne poussent pas dans notre jardin ! répondit Mabinty.

    - Vous êtes folles toutes les deux, mes filles. Oui, vous avez bu l'eau du même marigot sikeyo mouna !



    http://www.afrilivres.com/jeunesse/index.asp?navig=livre&no=1160


    hé hé pour savoir la suite faut commander le livre.. cat
    avatar
    Tom

    Nombre de messages : 1082
    Date d'inscription : 20/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Tom le Lun 21 Aoû - 11:37

    Je suis fasciné de voir qu'un auteur aussi casse-couille, soporifique, moralisateur à deux balles que Saint-Ex ait encore des lecteurs. Comme quoi l'argument de masse...

    A lire absolument: L'Iliade d'Homère, dans sa version réécrite par Alessandro Baricco, chez Albin Michel. Fabuleux.
    avatar
    Krill

    Féminin
    Nombre de messages : 2777
    Localisation : Paris
    Date d'inscription : 17/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Krill le Lun 21 Aoû - 11:56

    Tom a écrit:Je suis fasciné de voir qu'un auteur aussi casse-couille, soporifique, moralisateur à deux balles que Saint-Ex ait encore des lecteurs. Comme quoi l'argument de masse...

    A lire absolument: L'Iliade d'Homère, dans sa version réécrite par Alessandro Baricco, chez Albin Michel. Fabuleux.

    Le Petit Prince

    En 1942, quand Antoine de Saint-Exupéry écrit aux Etats-Unis le Petit Prince, l'auteur de Courrier Sud et de Terre des Hommes n'imagine pas qu'il vient de signer son plus grand succès.
    L'un des best-sellers de ce siècle, traduit dans près de 200 langues ou dialectes, vendu chaque année à plus d'un million d'exemplaires. L'une des meilleures ventes mondiales après la Bible et le Capital de Karl Marx.
    http://www.radiofrance.fr/reportage/dossiers/stexupery/prince.



    J'attends que tu amènes Homère sur ce fil...
    ce sera avec grand plaisir

    Wink
    avatar
    Tom

    Nombre de messages : 1082
    Date d'inscription : 20/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Tom le Lun 21 Aoû - 12:07

    Tom a écrit:Je suis fasciné de voir qu'un auteur aussi casse-couille, soporifique, moralisateur à deux balles que Saint-Ex ait encore des lecteurs. Comme quoi l'argument de masse...
    A lire absolument: L'Iliade d'Homère, dans sa version réécrite par Alessandro Baricco, chez Albin Michel. Fabuleux.

    http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=1761400
    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Lun 21 Aoû - 12:32

    Texte de Saint Exupery sur Dieu:

    Je suis la source de toute vie. Je suis la marée qui entre en vous et vous anime et se retire. Je suis le mal qui entre en vous et vous déchire et se retire. Je suis l’amour qui entre en vous et dure pour l’éternité.

    Et vous venez m’opposer Marcion et le quatrième évangile. Et vous venez me parler d’interprétations. Et vous venez dresser contre moi votre misérable logique humaine, quand je suis celui qui est au-delà, quand c’est d’elle que je vous délivre !

    O prisonniers, comprenez-moi ! Je vous délivre de votre science, de vos formules, de vos lois, de cette esclavage de l’esprit, de ce déterminisme plus dur que la fatalité. Je suis le défaut dans l’armure. Je suis la lucarne dans la prison. Je suis l’erreur dans le calcul : je suis la vie.

    Vous avez intégré la marche de l’étoile, ô génération des laboratoires, et vous ne la connaissez plus. C’est un signe dans votre livre, mais ce n’est plus de la lumière : vous en savez moins qu’un petit enfant ! Vous avez découvert jusqu’aux lois qui gouvernent l’amour humain, mais cet amour même échappe à vos signes : vous en savez moins qu’une jeune fille ! Eh bien, venez à moi. Cette douceur de la lumière, cette lumière de l’amour, je vous les rends. Je vous asservis pas : je vous sauve. De l’homme qui le premier calcula la chute d’un fruit et vous enferma dans cette esclavage, je vous libère. Ma demeure est la seule issue, que deviendrez-vous hors de ma demeure ?

    Que deviendrez-vous hors de ma demeure, hors de ce navire où l’écoulement des heures prend son plein sens, comme sur l’étrave luisante, l’écoulement de la mer. L’écoulement de la mer qui ne fait pas de bruit mais qui porte les iles. L’écoulement de la mer...

    Venez à moi, vous à qui l’action, qui ne mène à rien, fut amère.

    Venez à moi, vous à qui la pensée, qui ne mène qu’aux lois, fut amère.

    Car je suis celui qui accueille. Je portais les péchés du monde. J’ai porté son Mal. J’ai porté vos détresses de bêtes qui perdent leurs petits et vos maladies incurables,et vous en étiez soulagés.

    Mais ton mal, ô mon peuple d’aujourd’hui, est une misère plus haute et plus irréparable, et pourtant je le porterai comme les autres. Je porterai les chaines plus lourdes de l’esprit.

    Je suis celui qui porte les fardeaux du monde.

    Vous serez des enfants qui jouent.

    Vos efforts vains de chaque jour, qui vous épuisent, venez à moi, je leur donnerai un sens, ils bâtiront dans votre coeur, j’en ferai une chose humaine... J’en ferai une chose humaine.

    De vos amours, sèches, cruelles et désespérées, amants d’aujourd’hui, venez à moi, j’en ferai une chose humaine.

    De votre hâte vers la chair, de votre retour triste, venez à moi, j’en ferai une chose humaine...

    Je suis le seul qui puisse rendre l’homme à lui même ... car je suis celui qui s’est émerveillé de l’ homme.


    comment qu'il était christique Antoine! Shocked

    ou bien c'est de l'ironie.. scratch
    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Mar 22 Aoû - 0:56

    Kanatie a écrit:http://www.grandcorpsmalade.com/
    Il a fait nuit toute la journée
    Dîtes moi d’où vient ce phénomène qui mène tout droit à l’impasse
    Qu’est-ce qui se passe, je vois plus les traces, je reconnais plus mon espace
    Espacez-vous, écartez-vous, dîtes moi où est la lumière
    J’ai besoin d’aide encore une fois et ce sera pas la dernière
    Je ne vois plus où je mets les pieds, ne me dîtes pas que c’est normal
    Tout ce que je respire est inquiet, je sais plus ce qu’est bien et ce qu’est mal
    C’est la pénombre qui règne comme si le soleil était mort-né
    Messieurs Dames aujourd’hui, il a fait nuit toute la journée
    Je n’ai pas senti de chaleur s’épanouir au-dessus de nos têtes
    Je n’ai vu aucune lueur venir frapper à nos fenêtres
    Je ne sais pas si je dois attendre que la nuit se lève ou que le jour tombe
    Mais depuis 24 heures, il fait nuit comme dans une tombe
    Je vois plus les oiseaux s’envoler, tous ces petits trucs qui m’émerveillent
    Je sens plus les nuages s’enrouler, le soleil a perdu son réveil
    Si ça se trouve c’est grave la terre s’est peut-être arrêtée de tourner
    Messieurs Dames aujourd’hui, il a fait nuit toute la journée
    Pourtant les gens autour de moi n’ont pas l’air d’être étonnés
    Comment ça se fait, réagissez mais arrêtez de déconner
    Suis-je le seul à me rendre compte de la hauteur du danger
    La lune nous nargue en plein midi ça n’a pas l’air de vous déranger
    Est-ce que ça se passe vraiment ou est-ce seulement dans mon cerveau
    Tout ça me paraît bien réel mais je ne sais plus ce que ça vaut
    Est-ce un voile devant mes yeux, est-ce qu’il fait nuit dans ma tête
    J’ai l’impression que le monde est vieux et qu’y a que moi que ça inquiète
    Est-ce le prix du quotidien et le poids de la lassitude
    Il a fait nuit toute la journée mais ce n’est plus une certitude
    Peut-être que tout va bien et que l’instant n’a rien de fatal
    Et qu’il y a simplement un peu trop de poussière dans mon mental
    Maintenant il faut que je me reprenne et que j’arrête mes histoires
    J’attends que le soleil se lève à nouveau dans mon espoir
    Mais je n’oublie pas qu’il est possible que ce soit l’hiver toute l’année
    Comme il se peut que ce jour là, il ait fait nuit toute la journée
    Le poète est un grand mytho qui s’invente des thèmes
    Pour faire rire, pour faire pleurer, pour qu’on lui dise je t’aime
    Pour un bon mot il est prêt à tout, le poète est un malade
    Ne le croyez pas surtout, il ne raconte que des salades
    Moi je me prends pour un poète parce que je rappe sans instru
    Il a fait nuit toute la journée, j’espère que vous ne m’avez pas cru
    Ce n’est qu’un thème de plus pour mentir impunément
    Je pense donc je suis, j’écris donc je mens
    Y’a plus de repères dans mes histoires et tout ce que je dis peut être factice
    Dans mon prochain texte, je vous ferai croire que je courre plus vite que Carl Lewis
    Mais attention, soyez prudents, car si jamais vous m’applaudissez
    C’est que ça vous plaît quand je mens… donc je vais sûrement recommencer

    (© Grand Corps Malade, 2005)

    http://www.grandcorpsmalade.com/

    ma muse est en reuteuteu ce soir, saletés de 35 heures!! Mad Laughing

    vla une ptite chanson quand même Wink

    http://www.lavi2rue.com/lyrics/paroles-grand-corps-malade-ca-peut-chemar-5946.html
    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Mar 22 Aoû - 23:14

    study ZLIP LA GIRAFE study



    c'est l'histoire d'une girafe qui se promène dans la savane et marche sur une peau de banane..

    et zlip la girafe...




    elephant
    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Jeu 24 Aoû - 1:42

    L’éducation du lion
    Claris de Florian


    Enfin le roi lion venoit d’ avoir un fils ; par-tout dans ses états on se livroit en proie aux transports éclatants d’ une bruyante joie : les rois heureux ont tant d’ amis ! Sire lion, monarque sage, songeoit à confier son enfant bien aimé aux soins d’ un gouverneur vertueux, estimé, sous qui le lionceau fît son apprentissage.

    Vous jugez qu’ un choix pareil est d’ assez grande importance pour que long-temps on y pense. Le monarque indécis assemble son conseil : en peu de mots il expose le point dont il s’ agit, et supplie instamment chacun des conseillers de nommer franchement celui qu’ en conscience il croit propre à la chose. Le tigre se leva : sire, dit-il, les rois n’ ont de grandeur que par la guerre ;

    il faut que votre fils soit l’ effroi de la terre : faites donc tomber votre choix sur le guerrier le plus terrible, le plus craint après vous des hôtes de ces bois. Votre fils saura tout s’ il sait être invincible.



    L’ ours fut de cet avis : il ajouta pourtant qu’ il falloit un guerrier prudent, un animal de poids, de qui l’ expérience du jeune lionceau sût régler la vaillance et mettre à profit ses exploits.

    Après l’ ours, le renard s’ explique, et soutient que la politique est le premier talent des rois ; qu’ il faut donc un mentor d’ une finesse extrême pour instruire le prince et pour le bien former.




    Ainsi chacun, sans se nommer, clairement s’ indiqua soi-même : de semblables conseils sont communs à la cour. Enfin le chien parle à son tour : sire, dit-il, je sais qu’ il faut faire la guerre, mais je crois qu’ un bon roi ne la fait qu’ à regret ; l’ art de tromper ne me plaît guere : je connois un plus beau secret pour rendre heureux l’ état, pour en être le pere, pour tenir ses sujets, sans trop les alarmer, dans une dépendance entiere ; ce secret, c’ est de les aimer.




    Voilà pour bien régner la science suprême ; et, si vous desirez la voir dans votre fils, sire, montrez-la lui vous-même. Tout le conseil resta muet à cet avis. Le lion court au chien : ami, je te confie le bonheur de l’ état et celui de ma vie ; prends mon fils, sois son maître, et, loin de tout flatteur, s’ il se peut, va former son coeur. Il dit, et le chien part avec le jeune prince. D’ abord à son pupille il persuade bien qu’ il n’ est point lionceau, qu’ il n’ est qu’ un pauvre chien, son parent éloigné ; de province en province il le fait voyager, montrant à ses regards les abus du pouvoir, des peuples la misere, les lievres, les lapins mangés par les renards, les moutons par les loups, les cerfs par la panthere, par-tout le foible terrassé, le boeuf travaillant sans salaire, et le singe récompensé.




    Le jeune lionceau frémissoit de colere : mon pere, disoit-il, de pareils attentats sont-ils connus du roi ? Comment pourroient-ils l’ être ? Disoit le chien : les grands approchent seuls du maître, et les mangés ne parlent pas. Ainsi, sans raisonner de vertu, de prudence, notre jeune lion devenoit tous les jours vertueux et prudent ; car c’ est l’ expérience qui corrige, et non les discours. à cette bonne école il acquit avec l’ âge sagesse, esprit, force et raison. Que lui falloit-il davantage ? Il ignoroit pourtant encor qu’ il fût lion ; lorsqu’ un jour qu’ il parloit de sa reconnoissance à son maître, à son bienfaiteur, un tigre furieux, d’ une énorme grandeur, paroissant tout-à-coup, contre le chien s’ avance.




    Le lionceau plus prompt s’ élance, il hérisse ses crins, il rugit de fureur, bat ses flancs de sa queue, et ses griffes sanglantes ont bientôt dispersé les entrailles fumantes de son redoutable ennemi. à peine il est vainqueur qu’ il court à son ami : oh ! Quel bonheur pour moi d’ avoir sauvé ta vie ! Mais quel est mon étonnement ! Sais-tu que l’ amitié, dans cet heureux moment, m’ a donné d’ un lion la force et la furie ? Vous l’ êtes, mon cher fils, oui, vous êtes mon roi, dit le chien tout baigné de larmes. Le voilà donc venu, ce moment plein de charmes, où, vous rendant enfin tout ce que je vous doi, je peux vous dévoiler un important mystere ! Retournons à la cour, mes travaux sont finis. Cher prince, malgré moi cependant je gémis, je pleure ; pardonnez : tout l’ état trouve un pere, et moi je vais perdre mon fils.




    http://brindilles.net/contes/article.php3?id_article=132


    avatar
    Krill

    Féminin
    Nombre de messages : 2777
    Localisation : Paris
    Date d'inscription : 17/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Krill le Jeu 24 Aoû - 1:46

    un bon livre de contes,
    un lait-rhum-miel bien chaud...


    et on s'endort comme un bébé !

    Sleep
    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Sam 26 Aoû - 0:57

    today, une chanson, mais presque un conte quand même Wink

    Ah la chanson qui vient est specialement dédicacée a tout ceux qui aiment la méditérannée,
    Et a ceux qui adorent s'y plonger, comme nous,
    A que c'est bon cousin


    Refrain :

    Mais qu'elle est bleue, mais qu'elle est belle,
    Mais qu'elle est belle, mais qu'elle est bleue
    Oh moi ça me rend joyeux,
    Mais qu'elle est bleue, mais qu'elle est belle,
    Mais qu'elle est bleue, comme tes yeux,
    Oh moi ça me rend heureux



    Elle est pleine de poissons, elle est pleine de poissons,
    Des petits, des gros, des fins et même des tout rond,
    Certains vivent prés du bord et d'autres vivent dans le fond,
    Certains sont sédentaire et d'autres changent d'horizon,



    Ils n'ont pas grand chose a faire, ils ne ce font pas de mourons,
    Ils ont leurs identités, moulant de styles et de façons,
    Les petits mangent les vers et les gros les dévoreront,
    C'est la chaine alimentaire, il faut que nous la respections



    Mais qu'elle est bleue, mais qu'elle est belle,
    Mais qu'elle est belle, mais qu'elle est bleue
    Oh moi ça me rend joyeux,
    Mais qu'elle est bleue, mais qu'elle est belle,
    Mais qu'elle est bleue, comme tes yeux,
    Oh moi ça me rend heureux

    Elle est pleine de marins, elle est pleine de marins,
    Tout les gens a Fort Saint-Jean leurs font un signe de la main,
    Ils s'en vont pour l'Afrique, ils s'en vont pour l'Asie,



    Ils viennent des Ameriques, ils viennent de l'Océanie,
    Ils emportent un bout de Marseille et ramènent un bout d'ailleurs,
    Des souvenirs a la pelle et leurs récits durent des heures,





    Elle est pleine de jolies filles, elle est pleine de jolies filles,
    Aussitôt qu'arrive l'été, aussitôt que le soleil brille,
    Bikinis, monokinis, dénudent le corps des demoiselles,
    Sous le soleil de Marseille, elles aparaissent encore plus belles,
    Les garçons tapageurs sont tous de méchants brancheurs,
    Rub-a-rub, ghettos blasters, lunnetes noires de rigueur,
    Ils font des matches de volley et puis des concours de plongée,
    En bombe, en bombe du plus haut des rochés,
    Ils ce font cajoleurs, ils ce font enjoleurs,
    Mais pour apaiser leurs émois, ce jettent a l'eau tout les quarts d'heure



    Mais qu'elle est bleue, mais qu'elle est belle,
    Mais qu'elle est belle, mais qu'elle est bleue
    Oh moi ça me rend joyeux,
    Mais qu'elle est bleue, mais qu'elle est belle,
    Mais qu'elle est bleue, comme tes yeux,
    Oh moi ça me rend heureux

    Elle est pleine de pécheurs, elle est pleine de pécheurs,
    Il y a les professionnels et il y a les amateurs,
    Les pros, pour eux la pèche est un dur labeur,
    Mais pour nous autres les pescadors, la pèche est un vrai bonheur,
    Si tu veux prendre un sard il faudra te coucher tard,
    Et si tu te lève tôt tu peux attraper du pageot,
    Mais trés patient il faudra ètre patient,
    Précis, organisé et toujours ètre en mouvement,
    Avoir la meilleure tactique et l'employé au bon moment,
    Trouver ta position en tenant compte des courants



    Mais qu'elle est bleue, mais qu'elle est bleue,
    Mais qu'elle est belle, mais qu'elle est belle,
    Mais qu'elle est belle, mais qu'elle est bleuuuuuuueeeee

    Quant au chasseur sous-marin,
    Q qui ne craint que les murènes,
    Il reste cool et serein, il attend que ça proie viene,
    Il est a l'agachon, il est a l'agachon, respiraton,
    A l'agachon, il est a l'agachon, fusil harpon,
    A l'agachon, il est a l'agachon de gros poissons,
    Il porte beaucoup de plomb, possède de gros poumons,
    Il se prend pour le héros d'un film de Luc Besson



    Mais qu'elle est bleue, mais qu'elle est belle,
    Mais qu'elle est belle, mais qu'elle est bleue
    Oh moi ça me rend joyeux,
    Mais qu'elle est bleue, mais qu'elle est belle,
    Mais qu'elle est bleue, comme tes yeux,
    Oh moi ça me rend heureux


    Elle est pleine de jolis coins, elle est pleine de jolis coins,
    L'hiver on s'y promène et l'été on y prend le bain,
    Tout les gens des quartiers de toutes les communautés,
    Sur un bout de rocher ou sur le sable surchauffé,
    Sans façon, sans manière et sans arrière pensée,
    Viennent ensemble partager le soleil et ses bienfaits,
    Quand je veux ètre cool, moi je m'en vais au Frioul,
    Quand je veux voir plein de gens, je m'en vais au Catalans,
    Quand le temps se fait mauvais, je vais a l'Abri-Côtier,
    Et si je vais au bout du monde, hé,
    Et si je vais au bout du monde, sauf,
    Et si je vais au bout du monde, tu sais pas,
    Et si je vais au bout du monde, je m'arrète a Callelongue



    Refrain

    Et ça fait papapapa pas de Marina,
    Ici c'est pas la Riviera ni la Costa Brava,
    Tu sais papapapa pas de Marina,
    Oh non Monsieur Gaudin, il ne faut pas déconner ça,
    Et ça fait papapapa pas de Marina,
    Ici c'est pas la Riviera ni la Costa Brava,
    Tu dis papapapa pas de Marina,
    Oh oui raggamuffin, il faudra empecher tout ça!!!!!!



    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Lun 28 Aoû - 3:18

    LA BESACE

    Jupiter dit un jour : Que tout ce qui respire
    S'en vienne comparoître aux pieds de ma grandeur :
    Si dans son composé quelqu'un trouve à redire,
    II peut le déclarer sans peur :
    Je mettrai remède à la chose.
    Venez, singe; parlez le premier, et pour cause.
    Voyez ces animaux, faites comparaison
    De leurs beautés avec les vôtres.
    Êtes-vous satisfait? — Moi, dit-il; pourquoi non?
    N'ai-je pas quatre pieds aussi bien que les autres?
    Mon portrait jusqu'ici ne m'a rien reproché :
    Mais pour mon frère l'ours, on ne l'a qu'ébauché ;
    Jamais, s'il me veut croire, il ne se fera peindre.
    L'ours venant là-dessus, on crut qu'il s'alloit plaindre.
    Tant s'en faut : de sa forme il se loua très-fort;
    Glosa sur l'éléphant, dit qu'on pourroit encor
    Ajouter à sa queue, ôter à ses oreilles;
    Que c'était une masse informe et sans beauté.
    L'éléphant étant écouté,
    Tout sage qu'il étoit, dit des choses pareilles :
    Il jugea qu'à son appétit
    Dame baleine étoit trop grosse.
    Dame fourmi trouva le ciron trop petit,
    Se croyant, pour elle, un colosse.
    Jupin les renvoya s'étant censurés tous,
    Du reste, contents d'eux. Mais parmi les plus fous
    Notre espèce excella; car tout ce que nous sommes,
    Lynx envers nos pareils, et taupes envers nous,
    Nous nous pardonnons tout, et rien aux autres hommes.
    On se voit d'un autre œil qu'on ne voit son prochain.
    Le fabricateur souverain
    Nous créa besaciers tous de même manière,
    Tant ceux du temps passé que du temps d'aujourd'hui :
    Il fit pour nos défauts la poche de derrière.
    Et celle de devant pour les défauts d'autrui.

    Source : Chefs-d'œuvre de la littérature française. Œuvres complètes de La Fontaine. Garnier Frères. 1872. Livre premier.

    :maggie:
    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Mar 29 Aoû - 2:43

    C'est simple y'a embrouille ! !
    L'engrenage a commencé l'cycle depuis peu, l'ambiance est tendue,
    J'ai pigé l'cirque sanglant comme le cycle féminin, l'esprit du clash
    Ils défiaient avec la danse, maintenant c'est à coup de hache.
    Que ça mash-up tout le monde est auch dans les hall,
    Les graineux commencent sous le porche, et finissent tous en taule
    T'façon c'est la même chose sauf que y'a pas d'barreaux,
    C'est bien plus grave quand y'a plus d'parents.


    Putain y'a embrouille, première foi que j'vois autant de monde au quartier,
    Une atmosphère tendue électrique s'est installée
    Cette place est noire de monde, mais tout ce monde discute,
    Ce genre de discussions ou toutes les phrases finissent par : " fils de pute ".
    L'heure est grave, un p'tit est à l'hôpital,
    6 coup de couteaux l'ont perforé devant l'centre commercial,
    Sa mère le porte plein de larmes, est en face de nous,
    Regarde dans le vide, crie sur nous, stoïque on reste debout
    Dans son monologue elle nous demande pourquoi ?
    Pourquoi son fils de 17 ans a des trous dans le foie ?
    Ch'rais tenter de lui dire, mais à quoi ça sert d'ouvrir ma bouche
    Le coupable c'est l'poisson rouge.


    Refrain (x2)
    Le coupable c'est l'poisson rouge, tout ça à cause du poisson rouge,
    A cause de c'putain d'poisson rouge, le coupable c'est l'poisson rouge.


    Pendant qu'le p'tit souffre, ça sent le soufre, l'ambiance est chaude,
    L'atmosphère est lourde, ça a mis le feu aux poudres, y'a comme une odeur,
    Le retour du retour de la vengeance est proche,
    Chacun sait que dans un coin un groupuscule se forme.
    Quelques uns prêtent leurs armes, les brolics brillent,
    Les brebis s'cachent, même par ce temps le soleil brille,
    Un neyman saute, le beauf n'aura pas son week-end,
    Son Renault Espace ce soir va servir à des
    Engrainés jusqu'aux dents armés, comme des fils de putes,
    Prêt à faire des trucs de ouf sans avoir de buts,
    La cagoule sur la tête, personne f'ra la tapette,
    N'ont qu'une seule idée en tête, faire la fête et pas faire le traître.
    Ça s'engraine, ça s'motive et tout l'monde s'encourage,
    Car personne n'a de courage et ça peu importe les âges,
    Sans savoir, ils jouent leur vie ou celle d'un autre, à qui à quoi la faute ?
    On n'peux juger mais ils se vautrent,
    Dans cette merde d'honneur, putain, tout ca pour rien,
    Pour prouver qu' t'es pas une pute et qu'ton quartier c'est pas rien,
    Le seul qui est tranquille et pour lui rien est louche,
    Tout ça à cause de c'poisson rouge


    Refrain (x2)


    Deuxième fois qu'on voit l'quartier avec autant de monde,
    Sauf que l'ambiance est plus marrante, les discussions moins longues,
    Le groupuscule a fait son effet, la voiture toute sa nuit a brûlée,
    Maintenant c'est un des autres qui est aux urgences,
    Apparemment il s'agit d'une balle dans la jambe
    POW ! POW ! POW !
    Ca finit toujours par: " fils de pute ",
    Le foie du p'tit est toujours perforé comme une flûte
    Au milieu des palabres un p'tit me r'garde de ses yeux sombres,
    Boit les paroles des autres, vient puis me demande:
    " Hé mais Disiz, c'est qui c'poisson rouge là, c'gars là là, c'est qui ? "
    Putain bon déjà c'est pas un gars
    Et vas-y Trez raconte lui ça me saoule cette histoire


    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Ven 1 Sep - 2:43

    un zouli conte ce soir ma foi, mais j'ai pas le droit de mettre le lien ils le disent..

    pas grave les liens goggle z'ont pas de copyright c'est le premier pouvez pas vous tromper

    http://www.google.fr/search?hl=fr&q=conte+chat+printemps&meta=

    euh pour le lire en musique, j'ai plus le son sur mon ordi, ça y ressemble ça? Smile

    http://youtube.com/watch?v=f9h5iCAc1Ck&mode=related&search=stravinsky

    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Mar 5 Sep - 2:06

    ce soir un conte de oufs, j'ai rien compris mais j'ai bien rigolé!! king

    La biche aux vagues nerfs
    par Jocelyn Gagnon et Mélanie Cossette-Gagnon
    29 février et 1er mars 1992
    La vie est toute en «came»… on dit qu'elle ose iris et que nouille par brise. Croyons durant quelques heures que la pluie dépasse la ligne rouge quasi invisible; que l'apnée se mange et les grille-pain savent nager. Voici donc l'histoire de l'ongle, incarné par Wagner, qui justement «vaguait» sur les cordes d'un piano en bois d'asperges.

    La biche était aux «aboie», et comme la caravane passait, le Petit Chaperon rouge se faisait manger par la méchante belle-mère. Quelle méchant petite biche! se serait dit sa mère si elle l'avait aperçue à ce moment-là, et elle prit alors la décision de chercher un but à son chemin, en commençant par le début. Chiche, la biche ne donna qu'une miche au comte De Guiche de la niche en friche qui s'affiche aux riches mais cela, on s'en fiche! En fait, si elle avait rencontré le Petit Chaperon rouge en plein bois avec une carabine, elle aurait sans doute préféré se faire tirer une balle entre les deux jambes que de mourir née. Et ça, c'est très peu recommandé pour se «déplatdemargarinenplastiquiser», Petit Chat peur • ou pas.

    - Sans vouloir trop appuyer sur la chanterelle, avait cru bon de dire la femelle du cerf, j'ajouterais qu'il suffit d'un rien pour qu'il ne se passe pas grand-chose, et que c'est justement lorsqu'il y a apparence de non-sens qu'il ne faut pas se fier à ce que nos yeux s'imaginent qu'on voit.

    - Amanite tue mouchez-vous donc, plutôt que de bramer tout ce qui ne vous passe pas par la tête, parvint à articuler le Sphinx-Terre qui éprouvait des difficultés à se retenir, vous contribuerez ainsi à faire reculer la cause scientifico-cerf-velle…

    Un ressac s'ensuivit alors, entraînant la biche et le lion à postérieur de femme en un abysse globuleux.

    C'est alors que l'ongle, incarné par Wagner, leur lança son collier de puntarelle pour les sauver de ce sort peu enviable. Mais comme toujours, c'était relativement inutile, il fallut attendre qu'un faon passe dans le coin, et que le coin soit à angle droit, sinon il aurait été impossible de refaire le coup du Chaperon à chapeau carré. Ils n'eurent pas d'autre solution que de franchir la Marche Nuptiale, en une enjambée spectaculaire, à en faire tomber les taches du faon. Malheureusement, les rôties brûlèrent, faute de bouée de sauvetage, et le piano s'étouffa. Tout était à recommencer.

    L'ongle entreprit plutôt de danser le zapatéado avec le plus de gens possibles, pour voir s'il se ferait écraser (peut-être trouverait-il une biche non-fumeuse qui jouerait le rôle du dominant…) Tout se déroulait à merveille, jusqu'à ce que l'appendice cutané non capillaire se retrouve couvert de «prune framboisée #5», de la lunule à la pointe. Le zapatéado tourna en fajita, avec sauce piquante. Tout était à recommencer.

    Heureusement, un second ressac, plus volumineux que le premier, ramena le Sphinx-Terre sur terre, et il se mit aussitôt à poser des questions à tout ce qui bougeait. Celui-ci se trouva pris à son propre jeu lorsque vint le tour de Réal Giguère.

    - Pardi! se contenta-t-il de maugréer. Si j'avais su qu'on allait m'inclure dans cette histoire, je n'aurais certainement pas mis cet habit ridicule (il l'était, en effet) et j'aurais changé de nom!

    - Tout le monde vous aurait reconnu, s'était contenté de préciser le Sphinx, et ça n'aurait rien changé.

    Pendant ce temps, une étrange métamorphose se produisit chez la biche à force d'abois, ceux-ci avaient entrepris de lui pousser sur la tête. Une biche à bois…

    - Étrange… fit l'ongle en se frottant l'abulgo.

    Mais il comprit bien vite: Réal Giguère et le Sphinx rivalisaient d'ingéniosité avec toutes sortes de questions telles:

    - Qui a eu l'idée d'inventer les bibelots?
    - D'où vient le pâté chinois?
    - Pourquoi y a-t-il un seul «m» à pomiculteur?
    - Pourquoi dort-on avec un oreiller?
    - Pourquoi le papier est-il blanc?
    - Qui a décidé qu'on pouvait faire du beurre avec les arachides?
    - Combien faut-il d'ampoules pour changer un piano?
    - D'où vient l'expression «Allô»?
    - Pourquoi a-t-on un nez au milieu du visage?
    - D'où vient le temps?
    - Tant vient le doux?
    - Qui a inventé les déchets?
    - Pourquoi le peuple aurait-il absolument besoin de «pain et de jeux» et non pas d'eau et de savoir?


    et ainsi de suite…
    Au bout de quelques minutes, la biche avait fini par être enveloppée tout entière dans ses bois, une sorte de cocon cérébral qui l'empêchait de voir le monde et qui aurait dû lui permettre de tout comprendre. Mais l'ongle ne l'entendait pas de cette façon… Il donna sa clef au pâtre et de la vie toute en came on n'entendait plus goutte. Wagner abdiqua alors et décida de se réincarner en hémisphère crapuleux. La biche vagit, le Sphinx braya, Réal Giguère jugula.

    - Je crois que nous sommes acculés aux mûres sauvages, lança le Sphinx. Et moi qui n'ai d'yeux que pour les framboises!

    - Je préfère nettement les danoises aux saucisses marinées et aux acacias hydro-électriques de mère-grand, renchérit sentencieusement le Petit Chaperon Roux-Jeux. Malheureusement pour vous, j'ai dû quérir celle-ci chez Tim Horton, mon aïeule se situant quelque part entre la sévicule libiaire et le tintestin lêgre de l'immonde sorcière!

    Wagner s'écria: «Lâche! Vauchée! Dévale qui rit…»

    - Avez-vous bientôt fini de vous plaindre?! crièrent tous les autres. Vous pouvez partir, nous terminons le repas sans vous!

    Seulement, tout hémisphérique qu'il fût, il ne put que tanguer bêtement, se ridiculisant ainsi devant l'Olympe de ses yeux.

    - Shiite de mer deux!! Croc tint d'hypermétrope à la coquille d'espadon!! Ne restez pas là à vous gaver de mon ascèse sphigmomalométrienne, gargouilla-t-il.

    La biche en avait plus assez que les autres. Wagner se coucha par terre avec un beau trou rond sur la troisième ride eau fin.

    Riz dauphin

    © 1992
    Jocelyn Gagnon et Mélanie Cossette-Gagnon

    http://www.ventdelaitue.org/laicture/P881-La-biche-aux-vagues-nerfs.html

    Bob Marley :maggie:
    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Ven 8 Sep - 1:37

    http://boudully.perso.cegetel.net/surledos1.htm

    http://membres.multimania.fr/neigesl/horoscope/amerindien.htm?

    DAALK'IDA - ORIGINE DES APACHES
    Au commencement, le monde était plongé dans les ténèbres. Il n'y avait ni Soleil ni Jour.

    Dans la nuit éternelle il n'y avait ni Lune ni Etoiles. Il y avait cependant toute sorte de Bêtes et d'Oiseaux.

    Parmi ces Bêtes, se trouvaient des monstres hideux, sans nom, aussi bien que des Dragons, des Lions des Montagnes*, des Tigres*, des Loups, des Renards, des Castors, des Lapins, des Ecureuils, des Rats, des Souris et toutes sortes de Bêtes rampantes comme les Lézards et les Serpents.

    Dans ces conditions, l'Humanités ne pouvait se développer car les Bêtes et les Serpents détruisaient la progéniture des hommes. Toutes les Créatures possédaient le pouvoir de parler et étaient douées de raison. Il y avait deux tribus de Créatures : la tribu à Plumes et les Bêtes.

    La première était organisée et possédait un chef : l'Aigle.

    Ces tribus tenaient souvent des conseils et les Oiseaux voulaient y admettre la lumière. Mais les Bêtes s'y refusaient obstinément. Finalement, les Oiseaux firent la guerre aux Bêtes.

    Les Bêtes étaient armées de bâtons, mais l'Aigle avait enseigné à sa tribu l'usage de l'arc et des flèches.

    Les Serpents étaient si rusés qu'on ne put les tuer tous. L'un d'entre eux chercha refuge sur une falaise escarpée d'une Montagne de l'Arizona et l'on peut voir encore maintenant son oeil (changé en une Pierre brillante) briller dans les Rochers.

    Les Ours quand on les tuait, se multipliaient en d'autres Ours, si bien que la tribu à Plume tuait d'Ours, plus il y en avait. Ils ne purent pas tuer le Dragon non plus car il était recouvert de quatre couches d'écailles cornées que les flèches ne pouvaient pas pénétrer.

    L'un des monstre, le plus hideux et le plus ignoble, il n'avait pas de nom et il était invulnérable aux flèches. Alors l'Aigle s'envola très haut dans les airs, emportant sur la tête du monstre une Pierre ronde et blanche et la laissa tomber sur la tête de ce monstre, le tuant instantanément.

    Cette Pierre avait joué un rôle si important qu'elle devint Sacrée.

    Ils luttèrent pendant des jours mais, finalement les Oiseaux furent victorieux.

    Quand la guerre fut terminée, bien qu'il resta encore quelques Bêtes malfaisantes, les Oiseaux furent en mesure de dominer les conseils et la lumière fut admise.

    Alors l'humanité put vivre et se développer.

    L'Aigle avait été le chef de ce juste combat : les Hommes portèrent donc ses plumes comme emblème de la Sagesse, de la Justice et du Pouvoir.

    Parmi les quelques Humains qui étaient encore en vie, se trouvait une femme à qui avait été accordé le bonheur d'avoir de nombreux enfants mais ils avaient tous été dévorés par les Bêtes.

    Si, par quelque moyen, elle arrivait à les soustraire aux autres Bêtes, le Dragon qui était le plus rusé et le plus malfaisant, venait lui-même et mangeait ses petits.

    Plusieurs années après, un Fils de l'Orage lui naquis et elle creusa pour le cacher, un profond souterrain.

    Elle boucha l'entrée du souterrain et au-dessus, elle fit un feu de camp. Cela marquait ainsi la cachette de l'enfant et le tenait au chaud. Chaque jour, elle éteignait le feu et descendait dans le souterrain pour nourrir l'enfant de son lait. Puis, elle s'en retournait et faisait le feu.

    Fréquemment le Dragon venait la questionner mais elle disait : "Je n'ai plus d'enfants, tu les as tous mangé".

    Lorsque l'enfant fut plus grand, il ne restait pas toujours dans le souterrain car il lui fallait quelques fois courir et jouer.

    Un jour le Dragon vit la trace de ses pas sur le sol, cela rendit le vieux Dragon furieux et perplexe car il n'arrivait pas à trouver la cachette du jeune garçon. Il disait qu'il mangerait la mère si elle ne révélait pas la cachette de l'enfant.

    La pauvre mère était très émue ! Elle ne pouvait pas abandonner son enfant mais elle connaissait le pouvoir et la ruse du Dragon et vivait dans une peur constante.

    Peu après, le jeune garçon dit qu'il voulait aller chasser. Sa mère ne voulait pas donner son accor. Elle lui parla du Dragon, des Loups, des Serpents, mais il dit : "Demain j'irai".

    A la demande du jeune garçon son oncle qui était alors le seul Homme vivant lui fit un petit arc et des flèches et ils s'en allèrent tous les deux à la chasse, le lendemain.

    Ils poursuivirent des Daims, très haut dans la montagne et finalement le jeune garçon tua un mâle.Son oncle lui montra comment préparer le Daim et cuirent deux cuisses, l'une pour le jeune garçon, l'autre pour son oncle. Lorsque la viande fut cuite, ils la placèrent sur des buissons pour qu'elle refroidisse.

    C'est alors que l'énorme forme du Dragon se dessina. L'enfant n'éprouva pas la moindre peur mais son oncle était tellement terrifié qu'il ne pouvait plus parler ni bouger. Le Dragon prit la part de viande du jeune garçon et s’éloigna.

    Il plaça la viande sur un autre buisson et s'assit à côté. Puis il dit : "Voila l'enfant que je cherchais. Garçon tu es beau et gras et quand j'aurais fini de manger cette venaison, je te mangerai".

    Le jeune garçon répondit : "Non tu ne me mangeras pas et tu ne mangeras pas cette viande non plus".

    Le Dragon dit : "J'aime ton courage mais tu n'es pas insensé, que crois-tu pouvoir faire ?".

    "Et bien, répondit le jeune garçon, je peux faire ce qu'il faut pour me protéger, comme tu pourras en juger"

    Alors le Dragon reprit la viande et après que le jeune garçon la reprit à son tour, quatre fois en tout, le Dragon reprit pour la quatrième fois la viande et il dit ; " Dragon accepterais-tu de te battre avec moi ? ".

    Le Dragon répondit : "Oui, à la manière dont il te plaira".

    Le jeune garçon dit : " Je vais me placer à cent pas de toi et tu auras le droit de tirer quatre flèches sur moi mais si aucune de tes flèche ne m'atteint, nous changerons de place et j'aurais le droit de tirer quatre flèches sur toi ".

    " Bien, dit le Dragon, commençons ".

    Alors le Dragon prit son arc qui était fait d'un grand pin. Il prit quatre flèches dans son carquois, elles étaient faites de jeunes pins et chaque flèche mesurait sept mètres de long. Il visa bien mais, au moment où la flèche s'envolait, le jeune garçon émit un bruit particulier et bondit en l'air. Immédiatement la flèche éclata en mille morceaux et on put voir le jeune garçon sur un brillant arc-en-ciel, juste à l'endroit où le Dragon avait visé.

    Bientôt l'arc-en-ciel disparut et le jeune garçon reprit sa place. Quatre fois se prodige se répéta puis le Garçon dit : "Dragon prends ma place. C'est à mon tour de tirer".

    Le Dragon dit : "Très bien. Ce ne sont pas tes misérables flèches qui arriveront à percer ma première couche de corne et n'oubli pas que j'en ai trois autres en dessous, tire donc".

    Le Garçon tire donc une première flèche qui atteignit le Dragon en plein coeur et une couche de grosses écailles de corne tomba à terre. A la seconde flèche, une autre couche tomba, puis une autre et le coeur du Dragon fut découvert.

    Alors le Dragon trembla mais il ne pouvait pas bouger. Avant de tirer sa dernière flèche, le Jeune Garçon dit : "Oncle, tu es mort de peur, tu n'as pas bougé, vient où le dragon va s'abattre sur toi".

    Son oncle courut vers lui. Il décrocha rapidement sa dernière flèche qui transperça le coeur du dragon. Avec un énorme rugissement, le corps du dragon dégringola la montagne et après avoir glissé le long de quatre précipices, s'arrêta dans un canyon.

    Immédiatement, des nuages d'orage s'amoncelèrent au-dessus des Montagnes, des éclairs brillèrent, le tonnerre gronda et la pluie se mit à tomber.

    Quand l'orage eut cesse, ils purent voir, très loin, dans le canyon en bas, les débris de l'énorme carcasse du dragon qui gisait parmi les Rochers, et les os du dragon y sont encore.

    Le garçon s'appelait Apache. Yoseen* lui enseigna comment préparer les herbes qui guérissent, la chasse et la lutte.

    Il fut le premier chef Indien et portait les plumes d'Aigle comme symbole de la Justice, de la Sagesse et du Pouvoir.

    A lui et à son Peuple qui fut créé par la suite Yoseen donna comme territoire les Terre de l'Ouest et du Sud-Ouest.

    L'aîné : enfant tueur de monstre, le cadet : enfant de l'eau, le plus brave et le plus courageux étaient les enfants garçons de Apache.


    *Yoseen c'est le Grand Esprit
    *Lions des Montagnes : c'est Pumas ou Couguars.
    *Tigres : c’est Tigres à dents de sabre.

    http://www.culture-amerindiens.com/categorie-12057.html
    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Mar 19 Sep - 2:08

    ce soir ze vais vous parler du conte dont est tirée ma citation..je connais bien cette pièce pour l'avoir jouée...non non je n'interprétais pas Puck, un ami apprenti clown a décroché le rôle :jester: mais thésée et obéron(eh vi double rôle Wink ) :



    Le Songe d'une nuit d'été - comédie légère en cinq actes en vers et en prose, écrite en 1595

    À Athènes, la douce Hermia s'enfuit dans la forêt pour fuir Égée, son père, qui veut la marier à Démétrius, lui -même convoité par Hélène. Hermia, elle, aime Lysandre d'un amour partagé. Lysandre, Démétrius et Hélène la poursuivent et la retrouvent, la nuit, dans la forêt. C'est alors qu'interviennent les esprits de la forêt et souverains des elfes, Oberon et Titania, qui viennent de se quereller. Pour se venger de son épouse, Oberon commande à son fidèle Puck de verser sur ses yeux un filtre qui doit la rendre amoureuse du premier être qu'elle rencontrera à son réveil : le sort tombe sur Bottom, tisserand de son état et comédien amateur qui, venu répéter la tragédie Pyrame et Thisbé avec ses compagnons, se retrouve, par la malice de Puck, affublé d'une tête d'âne. Titania lui fait pourtant fête, tandis que le quatuor des jeunes amoureux est, lui aussi, victime de Puck : en effet, son maître Oberon lui a commandé de réconcilier amantes et amants à l'aide du même filtre, mais le lutin s'est trompé, semant du même coup la plus folle des confusions … Mais à la fin, tout rentre dans l'ordre et, tandis que Titania retrouve la maîtrise d'elle -même et Bottom sa tête d'homme, Hermia gagne l'amour de Lysandre et Hélène celui de Démétrius. Tout est prêt pour leurs mariages, en l'honneur desquels Bottom et ses comparses présentent, de manière grotesque, Pyrame et Thisbé.



    Alors que le duc Thésée se prépare à épouser Hyppolyta, la reine des Amazones, quatre jeunes amoureux se sont réfugiés dans une forêt magique. D'abord Hermia qui, refusant de marier Démétrius qui l'aime, se sauve avec Lysandre, l'élu de son cœur. Ils sont donc poursuivis par Démétrius qui est lui-même poursuivi par Héléna qui l'aime.

    Dans cette forêt il y a aussi le roi et la reine des fées, Obéron et Titania, qui se querellent constamment. Il y a enfin une troupe de théâtre, dirigée par Bottom, qui répète tant bien que mal une pièce pour le mariage de Thésée et Hyppolyta.

    Pour aider le destin, Obéron demande à Puck, un esprit espiègle, de faire en sorte que Démétrius tombe amoureux d'Héléna puisque Hermia qu'il poursuit ne l'aime pas. En même temps, il voudrait bien que Titania tombe follement amoureuse de lui, ce qui mettrait fin à leurs querelles.

    Puck possède une potion magique qui, lorsque versée sur les paupières endormies de quelqu'un, fait qu'il tombe amoureux de la première personne qu'il voit en se réveillant. Puck utilise sa potion sur Lysandre, mais c'est Héléna qu'il voit en se réveillant. Quant à Titania, elle se réveille devant Bottom que Puck a déjà affublé d'une tête d'âne. Obéron somme Puck de faire en sorte que tout rentre dans l'ordre. En utilisant de nouveau sa potion et en veillant à ce que la bonne personne soit là au réveil, il y parvient après de multiples péripéties.

    Les amoureux sont enfin réunis et ce n'est pas un, mais trois mariages qui sont célébrés. Pour l'occasion, la troupe de Bottom joue de façon lamentable mais désopilante sa pièce de théâtre devant la cour.

    Écrite entre Roméo et Juliette et le Marchand de Venise, cette comédie fantasque de Shakespeare puise ses sources dans l'Antiquité et le Moyen Âge. Alliant poésie et célébration du théâtre, elle a inspiré plusieurs œuvres musicales, comme Obéron de Weber ou l'ouverture du Songe d'une nuit d'été de Mendelssohn.

    http://www.onlineshakespeare.com/frenchdream.htm


    je finirais par cette autre citation tirée de la pièce:

    If we shadows have offended, cat
    Think but this, and all is mended, alien
    That you have but slumbered here albino
    While these visions did appear. flower



    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Jeu 21 Sep - 0:44

    À une princesse de conte

    Votre tablette est de guingois king

    Allez au bal des coccinelles

    Vous êtes la biche aux abois affraid

    Qui guette la marée au Gois albino

    Avec d'étranges sentinelles Suspect



    Le jardin n'est pas de plain-pied cherry

    Son herbe fait des rondes-bosses flower

    Le tabouret est un trépied cat

    D'où je pourrais vous épier

    Princesse dans votre carrosse queen



    Dans la haie se meurt une ronce

    Allez au ballet des phalènes

    D'un vigoureux coup de semonce

    Vous redevenez pierre ponce

    Auprès du fleuve qui se traîne

    Et n'est magique pas une once


    plein de petits poèmes qui peuvent constituer de belles comptines pour enfants avec de l'imagination et un peu de sens musical sur ce site: Wink

    http://mumm.hautetfort.com/
    avatar
    Krill

    Féminin
    Nombre de messages : 2777
    Localisation : Paris
    Date d'inscription : 17/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Krill le Jeu 21 Sep - 0:56

    :maggie: :maggie: :maggie:



    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Mar 26 Sep - 1:39

    LA REINE DES ABEILLES

    Deux princes partirent un jour à l'aventure vers de lointaines contrées. Mais comme ils s'amusaient beaucoup à faire les quatre cents coups, ils décidèrent de ne plus revenir au château.

    Leur petit frère, qui se faisait du souci, décida de partir à leur recherche. Lorsqu'il les trouva enfin, ils se moquèrent de lui: "Oh! Une chance que tu sois venu, petit frère. Car nous n'aurions jamais pu nous débrouiller seuls; tu es tellement plus intelligent que nous." Mais ils acceptèrent quand même de l'emmener avec eux.

    Ils reprirent donc la route tous ensembles et un jour, au détour d'un sentier, ils aperçurent une fourmilière. Le plus vieux voulu la fouiller et voir comment les petites fourmis apeurées se précipiteraient au-dehors, transportant leurs oeufs pour les mettre en sûreté. Mais le plus jeune dit: "Laisse donc ces animaux en paix, je ne peux pas supporter qu'on les dérange!"

    Ils continuèrent et arrivèrent au bord d'un lac sur lequel barbotaient un très grand nombre de canards. Les deux plus vieux voulurent en attraper quelques-uns et les faire cuire, mais le plus jeune ne les laissa pas faire et leur dit: "Laissez donc les animaux en paix, je ne peux pas supporter qu'on les tue!"

    Plus tard, ils trouvèrent une ruche d'abeilles qui était tellement remplie de miel, qu'elle en débordait. Les deux frères voulurent faire un feu sous la ruche, afin d'enfumer les abeilles et leur voler leur miel. Mais le plus jeune les en empêcha encore et leur dit: "Laissez donc les animaux en paix, je ne peux pas supporter qu'on les brûle!"

    Finalement, les trois frères arrivèrent à un château ensorcelé. Une méchante sorcière avait transformé en pierre toutes les plantes, tous les animaux et tous les gens de ce château, à l'exception du roi. Elle avait épargné le roi car elle voulait qu'il souffre de voir ses trois filles dormir d'un sommeil de pierre.

    Les trois princes se dirigèrent vers la porte du château et regardèrent à l'intérieur par un petit trou. Là, ils virent un homme gris et triste comme la pierre assis à une table: c'était le roi. Ils l'appelèrent une fois, puis une seconde fois, mais le roi ne les entendit pas. Ils l'appelèrent de nouveau. Là, il se leva, ouvrit la porte et, sans prononcer un seul mot, les conduisit à une table couverte de victuailles. Lorsque les trois princes eurent mangé et bu, qu'ils furent rassasiés et repus, le roi leur montra leur chambre et ils allèrent dormir.

    Le lendemain matin, le roi vint auprès du plus vieux des princes, lui fit signe de le suivre et le conduisit à une tablette de pierre. Sur cette tablette se trouvaient trois inscriptions, chacune décrivant une épreuve qui devait être accomplie pour que le château soit délivré de son mauvais sort.

    La première disait: "Dans la forêt, sous la mousse, gisent les mille perles des princesses. Elles doivent toutes être retrouvées avant le coucher du soleil. S'il en manque ne serait-ce qu'une seule, celui qui les aura cherché sera changé en pierre." Le prince partit donc dans la forêt et chercha durant toute la journée. Mais lorsque la nuit tomba, il en avait seulement trouvé une centaine. Il arriva ce qui était écrit sur la tablette: il fut changé en pierre.

    Le jour suivant, le second prince entreprit à son tour de retrouver les perles. Mais il ne fit pas beaucoup mieux que son frère aîné: il ne trouva que deux cents perles et fut lui aussi changé en pierre.

    Puis, ce fut au tour du plus jeune de chercher les perles. Mais c'était tellement difficile et cela prenait tellement de temps, qu'il se découragea. Il s'assoya sur une roche et se mit à pleurer. À ce moment, la reine des fourmis, à qui il avait un jour porté secours, surgit avec cinq mille autres fourmis. Les petites bêtes cherchèrent les perles et cela ne leur pris guère de temps pour qu'elles les retrouvent toutes et qu'elles les rassemblent en un petit tas.

    Fort de son succès, le jeune prince s'attaqua à la seconde épreuve: "La clef de la chambre des princesses gît au fond du lac. Elle doit être retrouvée avant le coucher du soleil. Si ce n'est pas le cas, celui qui l'aura cherché sera changé en pierre." Lorsqu'il arriva au bord du lac, les canards, qu'il avait un jour sauvés, barbotaient encore. Ceux-ci plongèrent dans les profondeurs du lac et rapportèrent la clef au prince.

    La dernière épreuve était la plus difficile de toutes: "Parmi les trois filles du roi, il en est une qui est plus jeune et plus gentille que les autres. Elle doit être reconnue avant le coucher du soleil. Celui qui se trompera, celui-là sera changé en pierre." Mais les trois princesses se ressemblaient toutes comme des gouttes d'eau. La seule chose qui permettait de les distinguer était qu'avant d'être changées en pierre elles avaient mangé chacune une sucrerie différente: l'aînée avait mangé un morceau de sucre; la deuxième, un peu de sirop; la plus jeune, une cuillerée de miel.

    C'est alors qu'arriva la reine des abeilles dont la ruche avait un jour été sauvée par le jeune prince. Elle se posa sur les lèvres de chacune des princesses pour y goûter les cristaux de sucre qui s'y trouvaient collés. Finalement, elle s'arrêta sur les lèvres de la troisième, car elles avaient le goût du miel.

    C'est ainsi que le jeune prince pu reconnaître la plus jeune des princesses. À ce moment, le sort fut levé: toutes les plantes, tous les animaux et tous ceux qui avaient été changé en pierre reprirent vie, et les trois princesses se réveillèrent.

    Le jeune prince épousa la plus jeune et devint le roi après la mort de son père, tandis que ses frères marièrent chacun une des deux autres princesses.



    Auteur : Grimm
    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Ven 27 Oct - 0:33

    Le conte de l'homme amoureux de la planète Vénus


    "Un homme était amoureux de la planète Vénus et chaque soir de ciel étoilé, il s’allongeait devant sa maison pour déclarer son amour à la planète inaccessible, du moins… le croyait-il !

    Un soir où il rêvait ainsi, le cœur plein d’amour et le corps plein d’émois, il entendit une voix très douce chuchoter à son oreille :

    - Je suis touchée de ta ferveur, et impatiente de te serrer dans mes bras, viens me rejoindre, viens…

    Il se leva d’un bond, il avait bien reconnu la voix de l’aimée, même s’il ne l’avait jamais entendue. La planète Vénus enfin avait perçu son amour et répondait à sa flamme.

    - Mais comment puis-je faire pour arriver jusqu’à toi, je ne suis qu’un homme ?

    Elle murmura toute proche :

    - Regarde le rayon de lune qui scintille jusqu’à tes pieds, approche-toi, monte dessus et quand tu seras sur la Lune, tu trouveras un autre rayon que j’ai déposé pour toi et qui te conduira jusqu’à moi…

    L’homme monta sur le rayon et avec facilité s’éleva jusqu’à la Lune. Sur cette planète, il découvrit comme promis le rayon de Vénus et commença à s’élever vers elle.

    A mi-chemin, il eut soudain cette pensée : « Mais ce n’est pas vrai, je rêve, ce n’est pas possible qu’un homme puisse ainsi marcher sur le rayon d’une planète… »

    Et avec le doute qui naquit ainsi en lui, il trébucha, tomba… et s’écrasa des milliers de kilomètres plus bas… sur Mars.

    Avant de mourir, il eut le temps d’entendre la voix de son aimée qui murmurait tout contre son oreille.

    - Il ne suffisait pas de m’aimer, ni de me faire confiance, encore fallait-il que tu puisses croire en tes ressources, que tu oses te faire confiance à toi-même !

    Ainsi se termine le conte de l’homme qui ne savait pas que le possible est juste un petit peu après l’impossible.

    "Contes à guérir, Contes à grandir" Jacques Salomé



    :maggie:
    avatar
    Tom

    Nombre de messages : 1082
    Date d'inscription : 20/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Tom le Ven 27 Oct - 10:11

    Trinita aime Shakespeare? cherry
    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Ven 27 Oct - 10:53

    Tom a écrit:Trinita aime Shakespeare? cherry

    le chat qu'expire? cat

    yes!

    C'est le meilleur dramaturge ayant jamais existé, aucun autre ne lui arrive ne serait ce qu'à la cheville..Jamais je n'ai éprouvé sur les planches, de frisson de plaisir comparable à celui que me procurent l'interprétation des textes de cet auteur..dont la portée dépasse largement le cadre du théatre.. study
    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Ven 27 Oct - 11:00

    vous le fais de mémoire..l'ai joué il y a une quinzaine d'années

    Petruchio:bonjour cateau, car c'est votre nom m'a t'on dit..

    cateau:vous vous trompez, sur ma parole, car tous ceux qui me connaissent m'appellent catharina

    petrucchio:ma friande cateau, cateau de la halle aux gateaux, cateau ma consolation, écoute moi:
    ayant été porté par dela les cités à entendre vanter ta beauté, célébrer tes mérites et chanter tes louanges, bien moins cependant qu'elles ne le méritent, j'ai été porté à te rechercher pour femme:

    cateau:porté?à merveille?et bien que le diable qui vous a porté vous remporte!vous m'avez tout de suite fait l'effet d'un meuble!

    petrucchio:qu'est ce à dire d'un meuble?

    cateau:d'une chaise percée!

    petrucchio:tu as dit juste, assieds toi donc sur moi

    william shakespeare, "la mégère apprivoisée" farao
    avatar
    MP

    Nombre de messages : 4696
    Date d'inscription : 18/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  MP le Ven 27 Oct - 11:47

    O sweat, the moonlight seats upon this bank,
    here will we seat, Jessica,
    and let the sound of music increase in your ears.

    (Merchant of Venice).

    Smile
    avatar
    Trinita

    Masculin
    Nombre de messages : 3644
    Date d'inscription : 19/06/2006

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Mar 23 Jan - 2:03

    Contes et légendes : Le chêne géant, les vertiges de l'amour
    Pascal Pistacio

    Il fut un temps où la création du monde semblait achevée. Les royaumes originels bosselés de montagnes, creusés de vallées, recouverts de forêts n'avaient jamais été aussi éclatants. Les étoiles parsemaient la voûte céleste, le soleil et la lune se montraient à tour de rôle, hommes et animaux cohabitaient en toute tranquillité.

    A cette époque lointaine, trois jeunes filles sont amoureuses d'un beau chevalier. Elles plantent un chêne dans l'espoir que cet arbre leur porte bonheur.

    Les années passent... Aucune des trois jeunes filles n'épouse le chevalier mais le chêne devient le plus beau de la région. Bientôt, plus personne ne se souvient de celles qui l'ont planté mais le chêne grandit toujours, dépassant la cime des arbres les plus hauts. Au début, les hommes, fiers de ce chêne géant, viennent d'aussi loin que les quatre espaces pour l'admirer, puis, voyant que sa croissance n'a pas de fin, ils s'inquiètent.

    Un jour, un petit nuage poussé par le vent s'accroche aux branches du chêne et y reste prisonnier : la cime a atteint le ciel, ce qui entraîne une série de catastrophes. En effet, d'autres nuages viennent se jeter dans la ramure de l'arbre, qui forme une barrière infranchissable.

    Le climat se détériore et la situation s'aggrave lorsque le soleil et la lune à leur tour trouvent leur route barrée. Les deux astres, masqués en permanence par les nuages accumulés sur le chêne, ne parviennent plus à éclairer les royaumes originels. Les ténèbres et le froid s'installent...

    Les hommes essayent d'abattre l'immense chêne, mais leurs haches se brisent en touchant l'arbre et aucun d'entre eux ne parvient à en entamer le tronc. Les hommes les plus forts, les plus instruits, les plus compétents se succèdent devant le chêne sans trouver la moindre solution. Découragés, ils abandonnent tout espoir de revoir un jour la lumière du soleil.

    Alors que tout semble perdu, on voit surgir au loin le beau chevalier dont les trois jeunes femmes étaient amoureuses. Après tout ce temps passé, il ne semble pas avoir vieilli d'une année. Il sort de son grand sac de cuir une hache en or pur et, sans dire un mot, il s'approche du chêne qui est des milliards et des milliards de fois plus grand que lui et l'abat d'un seul coup, puissant et net.

    Aussitôt, les nuages délivrés reprennent leur course et les astres éclairent à nouveau les terres. Mais quelques étoiles restent prisonnières de la ramure du chêne qui s'est couché dans le ciel...

    Le beau chevalier repartit comme il était venu et nul ne sut jamais qui il était. Quelques druides, émus par cette belle histoire d'amour entre ces trois jeunes femmes et cet étrange inconnu, s'aperçurent que les étoiles prisonnières dans la ramure du chêne dessinaient trois visages en pleurs...

    En conclusion : l'orgueil n'est pas de bon conseil en ce qui concerne la quête amoureuse. Un amour mythique peu arrêter le temps et vous empêcher de vivre...

    :maggie:

    Contenu sponsorisé

    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Mar 12 Déc - 11:29