Alter-MuRAX

Mar 12 Déc - 11:28


    comtes, pouêts zé mites

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    Trinita

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    comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Dim 6 Aoû - 20:24

    Un calife avait été tompé par sa femme. Depuis, il épousait chaque jour une femme qu'il tuait au matin de la nuit de noces. Shéhérazade, la fille du grand vizir, se porta alors volontaire pour faire cesser le massacre, et mit au point un stratagème. Après son mariage, le soir venu, elle raconta une histoire au calife, sans la terminer. Son époux voulut tellement connaitre la suite qu'il lui laissa la vie sauve pour une journée de plus. Ce stratagème dura pendant mille et une nuits aux bout desquelles le calife abandonna sa résolution et décida de garder Shéhérazade auprès de lui.


    voila le premier:

    En octobre 1700, d'étranges crimes ensanglantent la région si paisible des Alpes provençales. A quelques jours d'intervalle, on a retrouvé le cadavre d'une jeune fille curieusement vêtue d'une cape rouge, puis un mari et sa femme étranglés dans leur lit, la bouche emplie de petits cailloux blancs, enfin un marchand et sa fillette eux aussi étranglés. L'enquête est confiée au procureur Guillaume de Lautaret. Jeune homme à l'esprit vif, aussi habile à tirer l'épée qu'à trousser les filles, il s'ennuie mortellement dans cette place forte où rien ne se passe et rêve d'une brillante carrière à Versailles. Non loin de là, Delphine d'Orbelet s'ennuie tout autant dans les salons du château de sa mère. L'affaire va passionner et rapprocher les deux jeunes gens. Ils ne pourront cependant comprendre le sens de ces meurtres sauvages sans la découverte faite par Delphine à la lecture des fameux Contes de ma mère l'Oye...

    SDM
    À l'instar de ##La compagnie des loups## d'Angelo Carter (Seuil, 1997), un roman criminel où les contes de fées servent de modèles.

    http://www.amazon.fr/gp/product/2264039507/403-9819905-6561208?v=glance&n=301061

    à demain Wink


    Dernière édition par le Ven 27 Oct - 13:11, édité 1 fois
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    Trinita

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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Lun 7 Aoû - 20:59

    bonsoir,

    un auteur et un autre conte à découvrir ce soir,

    Lorsque ce modeste employé d’une compagnie d’assurance s’élança un beau jour à la poursuite d’un oiseau, jamais il n’aurait songé un seul instant mettre les pieds dans l’engrenage d’une histoire qui l’entraînerait par delà le bien et le mal et imprimerait à jamais sa marque dans son esprit et son corps.

    L’oiseau poursuit son vol et Cal tombe sur un tapis qui lui ouvrira les portes d’un autre monde. Si Barker reprend les prémices du Alice au pays des merveilles de Lewis Carrol (ici le pigeon se substitue au lapin d’Alice) c’est pour mieux en pervertir les règles et rompre avec les conventions du genre. L’histoire s’ouvre par l’évocation poétique du métier à tisser qui poursuit son œuvre sans véritable point originel.

    (...)

    alors le charme opère, et au fil des lignes le lecteur découvre l’autre histoire, celle du "Peuple des devins" doués de pouvoirs magiques et dont les prodiges firent d’eux des parias au regard des "Coucous" (Les hommes), de leur entreprise de regrouper les quatre grandes familles et leurs territoires (un lac, une montagne, un pré, pris aux hommes de ci, de là), pour voir tisser leur royaume en un tapis magique dont les fils renferment les prodiges.
    (...)

    Shadewell, enfin, qui est un coucou surpuissant, pervers et manipulateur, le plus énigmatique et le plus paradoxal de tous, ne servant que lui-même. Soucieux de nuancer la nature de ses personnages et les manichéismes apparents, Barker introduit un élément extérieur en la personne du fléau, redoutable entité acquis à la mort des habitants de la trame.

    http://www.sfmag.net/article.php3?id_article=635



    je vous conseille égalemrent ceci de cet auteur:

    http://rernould.club.fr/IMAGINAIRE/BarkerJeu.html

    http://www.cinemovies.fr/fiche_film.php?IDfilm=6051


    bona sera! Wink




    affraid
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    Krill

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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Krill le Lun 7 Aoû - 21:12

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    Trinita

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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Mar 8 Aoû - 23:57

    Bonsoir,

    je laisse le conte parler... Wink

    Jack et le haricot magique
    Jack vivait avec sa mère, dans une petite ferme. Ils travaillaient dur tous les deux mais ils étaient très pauvres. Un jour, leur vieille vache ne donna plus de lait et la mère de Jack décida de la vendre.

    « C’est moi qui vais la conduire au marché, dit Jack.

    - Si tu veux, mais ne te laisse pas faire, répondit sa mère, demandes-en au moins dix pièces d’argent. »

    Et jack partit au marché, emmenant la vache au bout d’une corde. Il avait à peine fait quelques centaines de pas qu’il rencontra un petit vieux, qui marchait tout courbé sur un bâton.

    « Bonjour, Jack, dit le petit vieux. Où vas-tu donc avec cette vache ?

    - Bonjour monsieur, répondit Jack. J e vais la vendre au marché, et je vais en tirer un bon prix !

    - Si tu veux, tu peux devenir riche comme tu n’as jamais rêvé de l’être, dit le petit vieux. Je t’achète ta vache. Regarde ! Je te donne en échange ce haricot.

    - Vous vous moquez de moi ! s’écria Jack. J’en veux au moins dix pièces d’argent et vous croyez l’avoir pour un haricot ?

    - Oui, mais c’est un haricot magique. Si tu le plantes, en une nuit il poussera jusqu’au ciel.

    - Jusqu’au ciel ! répéta jack. »

    Il était émerveillé à l’idée de posséder une plante magique et déjà il imaginait les voisins et tout le village qui défilaient dans son jardin pour admirer le haricot géant.

    Alors Jack vendit sa vache pour un haricot et s’empressa de rentrer à la maison, très content de lui. Inutile de dire qu’après avoir expliqué à sa mère la bonne affaire qu’il venait de réaliser, il perdit vite son air triomphal. « Âne, sot, niais… », sa mère le traita de tous les noms et finit par s’effondrer sur une chaise en pleurant comme une fontaine. Crying or Very sad

    Très contrarié de faire pleurer sa mère, Jack jeta le haricot par la fenêtre et se mit à pleurer lui aussi. Après une bien triste soirée, il alla se coucher le cœur gros.

    Le lendemain, il se leva le premier et se précipita à la cuisine pour préparer le petit déjeuner de sa mère. Mais impossible d’ouvrir les volets ! Il sortit voir ce qui les coinçait. Quelle surprise ! Un énorme pied de haricot montait contre le mur, et poussait si haut que la tige se perdait dans les nuages.

    Sans hésiter, Jack commença à grimper de branche en branche, de feuille en feuille. Il grimpa…grimpa… grimpa…encore… plus haut… jusqu’au ciel. Puis il suivit une route au milieu des nuages et finit par arriver devant un château qui semblait inhabité. Il entra et se promena dans toutes les pièces. Quelle merveille ! Elles étaient pleines de beaux meubles et de toutes sortes de richesses. Mais, tout à coup, se dressa devant lui une géante. Sans perdre son aplomb, Jack lui dit :

    « Bonjour Madame, pourriez-vous me donner un peu à manger, s’il vous plaît ? J’ai bien faim.

    - Mon pauvre enfant, dit la géante, que viens-tu faire ici ? Mon mari est un ogre. Au lieu de te donner à manger, c’est lui qui va te manger ! »

    Jack n’eut pas le temps de répondre car à ce moment, on entendit un grand bruit. Boum ! Bam ! Boum ! Bam! affraid

    « Vite, dit la géante, cache-toi derrière le buffet! »

    Jack se cacha et vit entrer un géant qui portait dans une main un sac et dans l’autre un mouton. Le géant jeta le sac dans un coin et des pièces d’or s’en échappèrent. Il se mit à renifler de tous côtés puis s’écria :

    « ça sent la chair fraîche !

    - Bien sûr, dit la femme, vivement. C’est ce mouton que vous apportez. Dépêchez-vous de le préparer pour que je puisse le faire cuire ! »

    L’ogre obéit. La femme fit cuire le mouton, l’ogre le mangea et alla se coucher. Bientôt ses ronflements faisaient trembler les murs. Alors Jack, tout doucement, sortit de sa cachette, prit le sac de pièces d’or et, en courant, s’en revint comme il était venu.

    Pendant ce temps, sa mère l’avait cherché et elle était très inquiète de sa disparition. « Pauvre petit, se disait-elle, je l’ai tellement grondé hier soir, que peut-être il est parti et ne reviendra pas. » Elle fut bien surprise de le voir descendre du haricot et se précipita pour l’embrasser :

    « Eh bien, petite mère, lui dit Jack, tu vois que c’était vraiment un haricot magique ! Tiens, c’est pour toi ! »

    Et il lui donna le sac de pièces d’or.

    La pauvre femme remercia le ciel de lui avoir donné un fils si habile et tous deux vécurent des jours heureux grâce à l’or du géant. Smile

    Au bout de quelques mois, les pièces d’or furent toutes dépensées et Jack décida de revenir au château des nuages. De branche en branche, de feuille en feuille, il grimpa le long de la tige du haricot. Quand il se trouva devant la géante, il la salua bien poliment :

    « Bonjour madame, pourriez-vous me donner à manger s’il vous plaît ?

    - Gredin ! s’écria la géante, n’as-tu pas honte de me demander à manger alors que, la dernière fois que tu es venu, tu nous as volé un sac de pièces d’or ? »

    Avant que Jack ouvrît la bouche pour répondre, le château retentit d’un terrible bruit de pas : Boum ! Bam ! Boum ! Bam!

    « Vite, cache-toi dans le four, s’écria la géante. »

    Jack bondit dans le four pour se cacher, mais il laissa la porte entrouverte, de façon à pouvoir observer ce que faisait le géant. Il le vit poser sur la table un cochon et une cage. Puis le géant se mit à arpenter la cuisine en reniflant de tous côtés :

    « ça sent la chair fraîche ! s’écria-t-il.

    -Mais, dit la géante, c’est ce cochon bien gras que vous avez apporté. Aidez-moi à le préparer pour le faire cuire.

    -Oui, dit le géant, j’ai bien envie d’un cochon rôti au four.

    -Non, dit la géante, ce cochon sera meilleur cuit à la broche. »

    Ils firent donc cuire le cochon dans la cheminée. L’ogre le mangea avec grand appétit, puis il ouvrit la cage et en sortit un oie d’or. Il la posa sur la table et dit :

    « Ponds un œuf d’or. »

    Et l’oie pondit un œuf d’or.

    Le géant caressa un moment l’oie d’or puis ses yeux se fermèrent et il s’endormit dans son fauteuil. Aussitôt, jack sortit de sa cachette, prit l’oie et à toutes jambes s’en revint comme il était venu.

    Désormais, jack et sa mère n’eurent plus de soucis car l’oie pondait un œuf d’or tous les jours.

    Mais les mois passèrent et jack finit par trouver ennuyeuse sa petite vie tranquille. Il avait envie de voir encore une fois tous les trésors que le géant entassait dans son château. Alors, de branche en branche, de feuille en feuille, il reprit la route des nuages.

    Cette fois, il jugea plus prudent de ne pas se faire voir de la géante. Il se faufila dans le château, gagna la cuisine et grimpa sur une étagère. Là, il se cacha derrière le pot de farine. Au bout d’un moment, il entendit : Boum ! Bam ! Boum ! Bam ! A peine entré dans la cuisine, l’ogre se mit à renifler de tous côtés en criant :

    « ça sent la chair fraîche ! ça sent la chair fraîche ! »

    La femme regarda derrière le buffet, où Jack s’était caché la première fois, puis dans le four, mais ne le trouva pas.

    Ils cherchèrent le garçon partout mais n’eurent pas l’idée de regarder derrière le pot de farine. A la fin , ils pensèrent qu’ils s’étaient trompés. Jack les vit déjeuner d’une vache rôtie. Puis le géant prit dans le placard une harpe d’or et la posa sur la table :

    « Joue, harpe d’or, dit le géant. »

    Et la harpe se mit à jouer. Sa musique était si douce que le géant et sa femme ne tardèrent pas à fermer les yeux et à s’endormir. Dès que retentirent les ronflements, Jack sortit de sa cachette et prit la harpe. Mais, en quittant le château, il cogna la harpe contre la porte et elle résonna : doïng ! doïng !

    A ce bruit, le géant se réveilla en sursaut et poussa un cri terrible en voyant Jack emporter la harpe. Il s’élança aussitôt pour le rattraper. Ah ! mes amis, quelle course ! le géant allait saisir le garçon mais celui-ci sauta sur la tige du haricot et commença à descendre.

    Comme une sauterelle, le petit bondissait de feuille en feuille, tandis que le géant descendait lourdement. Il n’avait pas fait la moitié du chemin que jack était déjà par terre et courait chercher un hache dans la grange, pour couper le pied du haricot. Vite ! Le géant arrive… Trop tard pour lui ! Crraac ! le haricot s’écroule comme un arbre sous les coups du bûcheron et le géant s’écrase par terre !

    Désormais, jack ne pouvait plus revenir au château des nuages. Mais il avait eu si peur qu’il n’en avait pas envie !

    Grâce aux œufs d’or, il vécut sans soucis, et quand il voulait se distraire, il écoutait la douce musique de la harpe d’or.


    pour les films qui s'en rapprochent, toujours pour les nenfants:

    http://www.filmdeculte.com/video/video.php?id=86

    et le brave petit tailleur avec mickey..




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    Trinita

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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Mer 9 Aoû - 22:04

    bonsoir,

    l'enchanteur enchanté: albino




    De caractère enjoué, Merlin aimait à se présenter à ses amis sous les apparences les plus diverses,bucheron, vieux musicien aveugle, jeune garçon téméraire, et s'amusait de leur surprise.Par des enchantements, il favorisa des mariages et des naissances, comme celle du chevalier Lancelot.

    A deux reprises il accepta d'enseigner certains de ses secrets, et bien mal lui en prit!

    Morgane l'une des soeurs d'Arthur, devint une méchante fée jalouse de sa belle soeur, la belle Guenièvre.Quant à l'autre élève de Merlin, Viviane, c'est à l'enchanteur lui même qu'elle s'en prit.

    Merlin aimait voyager.De temps en temps il disparaissait sans explication.En général il se cachait au creux des forêts., fréquantes en ces temps la par des ondines qui avaient élu domicile auprès des sources.

    Sur le continent, le forêt de Brocéliande passait pour l'une des plus belles du monde connu.Merlin, en s'y promenant, passa un jour près d'une gracoeuse jeune fille qui se mirait dans l'eau d'un lac.

    Elle avait pour nom Viviane.L'enchanteur avait pris ce jour la l'apparence d'un séduisant damoiseau et non celle d'un vieillard contrefait.Viviane engagea la conversation, et, pour lui plaire, Merlin lui offit quelques enchantements:en son honneur, il fit apparaitre un magnifique chateau ou se déroulait une fête merveilleuse, puis il rendit au paysage son aspect premier.

    A dater de ce jour, l'enchanteur s'absenta souvent de la cour du roi Arthur:il allait en secret retrouver la jolie Viviane.Lors de ces rencontres, Merlin, de plus en plus séduit, accepta de lui enseigner deux ou trois de ces tours les plus poétiques.

    La jeune fille apprit ainsi à danser sur l'eau sans se mouiller et à faire jaillir une rivière à sa volonté.Mais Vviviane voulait toujours garder Merlin à ses cotés.

    Elle réussit à lui faire avouer presque tous ses secrets, et, un jour ou il s'était endormi, la tête posée sur ses genoux, elle fit, à l'aide d'un voile, un cercle magique autour de son ami qui devint ainsi son prisonnier à jamais.

    Bien sur, Merlin avait tout deviné, mais il avait laissé faire par amour.IL était définitivment retourné dans l'autre monde; celui des fées et des magiciens, sans trop de chagrin, car ilaimait viviane plus que sa liberté..



    la chevalerie, mytes et légendes(ragache philipps), collection hachette


    http://barjaweb.free.fr/SITE/ecrits/enchanteur/enchanteur.html

    http://www.utc.fr/~macret/cine/realisateurs/boorman/excalibur.htm




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    Trinita

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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Ven 11 Aoû - 1:47

    bonsoir, study

    La dame aux papillons





    Il existe sur la terre un endroit désert,


    loin de la ville et de l’agitation



    Quelques voyageurs égarés sont passés par là



    Ils racontent qu’il existe sur la terre,

    au milieu du désert

    Un endroit où poussent quelques arbres


    et quelques plantes exotiques



    Qu’au milieu de ce havre de paix se dresse un rocher

    D’où s’écoule un fin filet d’un sirop de miel doré






    Ce petit monde est silencieusement gardé par

    des centaines de papillons colorés



    Ils survolent de toute grâce et de toute beauté

    Cet endroit paisible






    Cette histoire traverse les villages et les maisons

    Les âges et les saisons






    Jusqu'aux oreilles d'un petit garçon.


    Il voulait, plus tard,être un chercheur de papillons

    Savant téméraire, aventureux solitaire,


    expert entomologiste

    Et chasseur agile au filet




    Lorsqu'il était devenu un jeune homme...



    Il parti pour l’aventure un sac rempli de nourriture

    Rempli de papiers et de beaux crayons colorés

    D’une loupe et d’un filet pour chasser






    A force d’avoir marché

    A force d’avoir espéré

    Il put enfin s’approcher de son rêve et le toucher






    Il était fasciné par la grâce et la beauté


    des papillons, des papillons, des papillons






    Il courait les bras au ciel

    Il chassait le vent

    Sa joie débordait de petits cris perçants

    .




    Il put enfin tremper


    le bout des doigts dans le sirop de miel doré.

    Il put enfin goûter


    du bout des doigts, du bout des lèvres

    Ce liquide un peu sucré






    Il était comme ivre et bousculé

    Il tournait telle une toupille sait tourner.

    C’est ici qu’il voulait vivre pour l’éternité






    C’est ici qu’il est tombé


    et que sa tête a cogné le rocher






    La Dame aux papillons s’est approchée de lui

    Elle a caressé le visage endormi


    et posé du bout des lèvres

    Un baiser de miel doré






    Le corps n’a pas bougé

    Les lèvres sont restées serrées

    Les yeux fermés

    La respiration stoppée






    La dame aux papillons est longtemps restée


    assise à ses côtés


    Pensive et désolée








    Les larmes coulaient doucement sur ses joues roses.

    Les rayons du soleil venaient les sécher

    Laissant des traces légèrement pailletées

    Sur ses petites joues rosées








    Elle était maintenant couchée tout contre lui

    Bien serrée dans ses bras

    Pour s’unir à lui sans bruit

    Sous le drap de sa robe de fée






    Un voile de centaines d’ailes de papillons

    Minutieusement assemblées

    Telle une dentelle fine, brillante et colorée






    Sous le tourbillon d’un voile léger

    Quand le vent se lève et vient remuer

    Les particules de l’air sec et pailleté






    Les deux corps s’enroulent

    Jusqu’à briller d’une lumière chaude et colorée






    Ils ne font plus qu’un dans le rond du cocon

    Elle lui souffle à l’oreille


    des mots d’amour en papillon






    Les jours passent et les saisons

    Les jours passent et laissent en place le beau cocon






    Du rocher coule un fin filet d’un sirop de miel doré

    Des centaines de millier de papillons viennent s’y poser






    Le cocon respire et l’humidité du petit matin l’appelle

    Un tourbillon de brume

    et tous les papillons répondent à l’appel






    Le cocon scintille de mille brillances colorées

    Les ailes commencent à sortir


    et les pattes s’étirent sous le vent léger






    Le papillon s’envole et se mêle au ballet

    De bienvenue dans cet havre de paix






    D’une patte légère et gracieuse

    D’une patte légèrement trempée


    dans la délicieuse eau sucrée

    Elle est venue se poser sur les lèvres serrées

    Jusqu’à sentir le premier souffle inspiré du baiser.






    Le sentir à nouveau respirer


    avant de partir loin de l’être aimé.



    FIN


    C h a r l i n e L a n c e l




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    Trinita

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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Ven 11 Aoû - 22:44

    Conte amérindien

    L’histoire de Wilakala study

    Après le déluge, les hommes s’étaient réfugiés sur un palmier caumou géant, tellement haut que du sommet on ne voyait plus le sol.

    Régulièrement, ils faisaient tomber des graines et écoutaient si elles tombaient sur le sol ou dans l’eau.

    Quand enfin, ils entendirent les graines tomber sur le terre ferme, ils coupèrent des feuilles avec lesquelles ils s’attachèrent à l’arbre par les mains, les pieds et la taille, et ils descendirent. Surprised


    Arrivés presque en bas, ils coupaient les liens et sautaient. Mais à mesure qu’ils sautaient, les hommes étaient transformés en animaux : l’un en biche, l’autre en pécari, un autre en jaguar. Seul le dernier homme qui sauta ne fut pas transformé. No


    Cet homme s’en alla chercher un village. Mais nulle part il ne rencontra d’être humain. Il trouva enfin une case, à un poteau de laquelle était attachée une femelle de sapajou.

    Il se reposa et dit bien haut qu’il aimerait manger de la cassave. Puis il partit à la chasse. Quand il revient, de la cassave fraîche l’attendait. cheers


    Il se régala et dit bien haut qu’il aimerait boire du cachiri. Puis il repartit deux jours à la chasse. A son retour, il trouva un pot de cachiri. confused


    Intrigué, l’homme fit semblant de partir chasser, il revient au village pour voir qui pouvait lui préparer ses repas. Il surprit la femelle sapajou qui retirait sa dépouille de singe, devenait une belle jeune fille et allait travailler à l’abattis. Il sortit de sa cachette, attrapa la jeune fille et l’épousa. :morelove:

    Quelques temps après, la jeune fille se trouva enceinte, puis elle donna naissance à un bébé tout petit comme un petit sapajou. :maggie:

    Contes amérindiens de Guyane
    Editions Fleuve et Flamme, 1987
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    Krill

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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Krill le Ven 11 Aoû - 23:04






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    Trinita

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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Lun 14 Aoû - 23:35


    Autrefois, il existait un pays lointain qui ne connaissait pas les beaux jours: ni le soleil, ni les fleurs ne venaient l’égayer. Partout, ce n’était que paysages glacés, enfoncés dans les brumes et battus par des vents impitoyables. La vie dans cette contrée était rude et morne.

    Le chat n’était alors qu’un animal sauvage ne connaissant pas encore la compagnie de l’homme. Il vivait misérablement de sa chasse; le menu gibier qu’il rencontrait était maigre et sans intérêt.
    Un jour, alors que l’animal parcourait les chemins à la recherche d'une maigre pitance, le hasard lui fit rencontrer le roi Crapaud.

    Celui-ci, comme à l'accoutumée, était de fort méchante humeur :
    « Où cours-tu ? Ne vois-tu pas que tu as pénétré mon domaine, sans invitation ? »
    Le matou que la jeunesse aveuglait, ricana et ne jugea pas utile de s’excuser: à quoi bon ? pensa-t-il, ce vieux grincheux m’ennuie ! Mais c’était sans compter avec le courroux du roi…
    Ce dernier grossit, s’enfla jusqu’à atteindre une taille monstrueuse; de crapaud ordinaire, il devint un monstre vert terrifiant et baveux. :
    «Chat, il est temps que tu apprennes les bonnes manières! rugit-il. Tous mes sujets me doivent le respect. pour ta peine, je te chasse de ce pays!»

    A ces mots, le chat battit en retraite devant le monstre hideux, mais il ajouta, téméraire :
    "Pas pour longtemps ! Je pars, mais je reviendrai un jour et TOUT changera dans ce pays, j’en fais le serment !"

    C’est ainsi que l’animal quitta son pays natal, lui qui n’avait jamais voyagé plus loin que La Grande Forêt…
    Après avoir erré longtemps, il rencontra une oie cendrée qui prenait un peu de repos :
    _ Où vas-tu ? Tu sembles las et affamé ? interrogea l’oiseau.
    _ Je cherche un pays où le gibier est si abondant que je pourrais manger pendant des jours, sans m’arrêter ! Un pays si doux que je pourrais dormir la nuit, sous un arbre, sans grelotter !
    _ Cela existe… Et devant l’incrédulité du chat, elle ajouta : Je t’y emmène, si tu le souhaites…
    Et ce qui fut dit, fut fait.
    L’oie cendrée prit son envol, le matou sur le dos. Bien vite, ils laissèrent derrière eux les bois et les lacs qui devinrent minuscules et ridicules. Ils étaient cernés maintenant par de nombreux nuages. Puis, tout à coup, il y eut une éclaircie : la lumière devint aveuglante, irréelle !
    L’oie entama aussitôt, une lente descente, et peu à peu, le chat découvrit un paysage magnifique. Quand il posa enfin une patte sur le sol, il n’en crut pas ses yeux: sur le tapis vert où ils avaient atterri, une multitude de clochettes colorées pointaient le bout de leur nez. Les arbres étaient décorés de c e qui lui sembla être des petites larmes vert pâle, ravissantes et fragiles.
    « Je te laisse, dit l’oie cendrée… Je reviendrai dans quelques mois: D’ici-là, amuse-toi bien ! »

    Et elle repartit, le laissant seul.
    Le chat se sentit alors tellement heureux sous la bienfaisante chaleur du soleil, qu’il s’endormit paisiblement au pied d’un chêne moussu.
    Puis le temps passa. Le chat vécut dès lors dans une douce quiétude car il n’avait pas à se soucier du lendemain.


    Il fit la connaissance des hommes. Il se laissa même apprivoiser par un tout petit garçon et le suivit partout, au cours de ses promenades… Mais cela est une autre histoire !
    Cependant, il n’oubliait pas sa promesse, celle de tout changer chez lui pour défier le roi Crapaud… Mais comment ?
    C’est l’oie cendrée, à son retour, qui lui donna une partie de la réponse :
    _ « Rentre chez toi, tu portes sur tes poils, sans le savoir, de quoi transformer ton pays ! Emmène avec toi quelques abeilles, et des papillons; ils t’aideront dans la réalisation de ton projet… »

    Bien plus tard, le chat comprit ce que l’oiseau avait voulu lui dire…
    Au cours de ses flâneries avec l'enfant d'homme, de minuscules graines s’étaient agrippées à sa fourrure. De retour dans son pays, elles s’éparpillèrent un peu partout… Et comme par magie, des plantes merveilleuses, des arbres au beau feuillage y poussèrent.


    Les abeilles butinèrent de ci, delà, les papillons multicolores dansèrent une sarabande légère et joyeuse et tous contribuèrent ainsi à la naissance du nouveau monde. Les animaux qui avaient déserté l’endroit autrefois revinrent sans tarder. Et le soleil qui ne voulait pas être oublié, fit alors des apparitions nombreuses et de plus en plus longues, à la grande joie de tous !
    C’est ainsi qu’un chat fit le printemps.
    Quant au roi Crapaud, dépité par toute cette énergie dans son royaume, il partit sous d’autres cieux, plus tristes, plus sombres, à l’image de sa méchante humeur.






    albino
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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Nati le Lun 14 Aoû - 23:38

    http://www.grandcorpsmalade.com/



    Il a fait nuit toute la journée

    Dîtes moi d’où vient ce phénomène qui mène tout droit à l’impasse
    Qu’est-ce qui se passe, je vois plus les traces, je reconnais plus mon espace
    Espacez-vous, écartez-vous, dîtes moi où est la lumière
    J’ai besoin d’aide encore une fois et ce sera pas la dernière
    Je ne vois plus où je mets les pieds, ne me dîtes pas que c’est normal
    Tout ce que je respire est inquiet, je sais plus ce qu’est bien et ce qu’est mal
    C’est la pénombre qui règne comme si le soleil était mort-né
    Messieurs Dames aujourd’hui, il a fait nuit toute la journée
    Je n’ai pas senti de chaleur s’épanouir au-dessus de nos têtes
    Je n’ai vu aucune lueur venir frapper à nos fenêtres
    Je ne sais pas si je dois attendre que la nuit se lève ou que le jour tombe
    Mais depuis 24 heures, il fait nuit comme dans une tombe
    Je vois plus les oiseaux s’envoler, tous ces petits trucs qui m’émerveillent
    Je sens plus les nuages s’enrouler, le soleil a perdu son réveil
    Si ça se trouve c’est grave la terre s’est peut-être arrêtée de tourner
    Messieurs Dames aujourd’hui, il a fait nuit toute la journée
    Pourtant les gens autour de moi n’ont pas l’air d’être étonnés
    Comment ça se fait, réagissez mais arrêtez de déconner
    Suis-je le seul à me rendre compte de la hauteur du danger
    La lune nous nargue en plein midi ça n’a pas l’air de vous déranger
    Est-ce que ça se passe vraiment ou est-ce seulement dans mon cerveau
    Tout ça me paraît bien réel mais je ne sais plus ce que ça vaut
    Est-ce un voile devant mes yeux, est-ce qu’il fait nuit dans ma tête
    J’ai l’impression que le monde est vieux et qu’y a que moi que ça inquiète
    Est-ce le prix du quotidien et le poids de la lassitude
    Il a fait nuit toute la journée mais ce n’est plus une certitude
    Peut-être que tout va bien et que l’instant n’a rien de fatal
    Et qu’il y a simplement un peu trop de poussière dans mon mental
    Maintenant il faut que je me reprenne et que j’arrête mes histoires
    J’attends que le soleil se lève à nouveau dans mon espoir
    Mais je n’oublie pas qu’il est possible que ce soit l’hiver toute l’année
    Comme il se peut que ce jour là, il ait fait nuit toute la journée
    Le poète est un grand mytho qui s’invente des thèmes
    Pour faire rire, pour faire pleurer, pour qu’on lui dise je t’aime
    Pour un bon mot il est prêt à tout, le poète est un malade
    Ne le croyez pas surtout, il ne raconte que des salades
    Moi je me prends pour un poète parce que je rappe sans instru
    Il a fait nuit toute la journée, j’espère que vous ne m’avez pas cru
    Ce n’est qu’un thème de plus pour mentir impunément
    Je pense donc je suis, j’écris donc je mens
    Y’a plus de repères dans mes histoires et tout ce que je dis peut être factice
    Dans mon prochain texte, je vous ferai croire que je courre plus vite que Carl Lewis
    Mais attention, soyez prudents, car si jamais vous m’applaudissez
    C’est que ça vous plaît quand je mens… donc je vais sûrement recommencer

    (© Grand Corps Malade, 2005)

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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Mar 15 Aoû - 2:23

    dans un conte il y a toujours un objet magique..*

    Par exemple celui la, pourquoi pas?



    Wink
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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Krill le Mar 15 Aoû - 2:27

    Shocked un fétiche, c'est ça !

    Laughing Laughing Laughing

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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Mar 15 Aoû - 2:56

    mais heuuuu, comment qu'elles font partir le coin conte en cacahouète ces deux la ça tourne au slamming fétichiste !!! drunken Laughing
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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Krill le Mar 15 Aoû - 2:58

    pardon ! Embarassed


    j'frais plus





    alors le conte...
    y vient ???

    :grossourire:
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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Mer 16 Aoû - 2:57

    le conte est par essence fétichiste, bien peu de contes sans objet magique cherche bien Wink

    le clap pourrait par exemple actionner au musée grévin, à la nuit tombée un mécanisme qui animerait les statues chaque nuit jusqu'au matin..

    un pitit conte pour la route:

    http://www.centrenature.qc.ca/montagne/contes.html

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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Mer 16 Aoû - 22:08

    Poems of The Buddhas Of Old I

    The boys were sittin
    In a grove of trees
    Listenin to Buddy
    Explainin the keys.

    "Boys, I say the keys
    Cause there's lots a keys
    But only one door,
    One hive for the bees.

    So listen to me
    And I'll try to tell all
    As I heard it long ago
    In the Pure Land Hall.

    Life is like a dream,
    You only think it's real
    Cause you're born a sucker
    For that kind of deal;

    But if the Truth was known
    You ain't here nohow
    And neither am I
    Nor that cow and sow

    You see across the field
    One standing silently
    The other rutting ragefully
    In essence so quietly.

    For you good boys
    With winesoaked teeth
    That can't understand
    These words on a heath

    I'll make it simpler
    Like a bottle a wine
    And a good woodfire
    Under the stars divine.

    Now listen to me
    And when you have learned
    The Dharma of the Buddhas
    Of old and yearned

    To sit down with the truth
    Under a lonesome tree
    In Yuma Arizony
    Or anywhere you might be

    Don't thank me for telling
    What was told me,
    This is the Wheel I'm turning,
    This is the reason I be.

    Mind is the maker
    For no reason at all
    Of all this creation
    Created to fall.

    II

    "Who played this cruel joke
    On bloke after bloke
    Packing like a rat
    Across the desert flat?"

    Asked Montana Slim
    Gesturing to him
    The buddy of the men
    In this lion's den.

    "Was it God got mad
    Like the Indian cad
    Who was only a giver
    Crooked like the river?

    Gave you a garden,
    Let the fruit harden,
    Then comes the flood
    And the loss of your blood?

    Pray tell us, good buddy
    And don't make it muddy
    Who played this trick
    On Harry and Dick

    And why is so mean
    The Eternal scene,
    Just what's the point
    Of this whole joint?"

    III

    Replied the good buddy:
    "So now the bird's asleep
    And that air plane gone
    Let's all listen deep.

    Everybody silent
    Includin me
    To catch the roar
    Of eternity

    That's ringin in our ears
    Never-endingly.
    You hear it Tom, Dick
    And Harry Lee?

    You hear it Slim
    From Old Montan'?
    You hear it Big Daddy
    And Raggedy Dan?

    You know what I mean
    When I say eternity?
    You heard it in your crib-
    Shhh-Infinity."

    IV

    Up spoke Big Daddy
    From Baltimore
    An enormous Negro
    Forevermore:

    "You mean that shushin
    And that fussin
    A-slushin in my ears
    For all these years?

    When I was so high
    Jess a little guy
    I thought it was me
    In the whisperin sea.

    I asked my Mam
    About that jam,
    She didn't say nothin,
    She sewed the button.

    It was quiet and late
    At the afternoon grate.
    Her face showed no sign
    Of that whisperin line

    But as we sat within
    Instead of abatin
    The noise got to roar
    Like an openin door

    That opened my haid
    Like if it was daid
    And the only thing alive
    Was that boomin jive

    And we looked at each othe
    Child and mother
    Like wakin from a dream
    In a spirit stream."

    V

    "Well spoke, Big Daddy!"
    Cried the buddy real glad
    "This proves that you never know
    And you'll never be sad.

    For all that was the sound
    That we all hear now
    And I want you to know
    It's no sound nohow

    But the absense of sound
    Clear and pure,
    The silence now heard
    In heaven for sure.

    What's heaven?
    By Nirvana mean I?
    This selfsame no-sound
    Silence sigh

    Eternal and empty
    Of sounds and things
    And all thievin rivers
    Complainin brings.

    For if we can sit here
    In this riverbottom sand
    And come to see
    And understand

    That we got in us
    Ability to hear
    Holy Emptiness
    Beyond the ear

    And block our ears
    And hear inside
    And know t'aint here
    Nor here, the tide,

    But everywhere, inside,
    Outside, all throughout
    Mind's dream, Slim?
    What you gripin about?

    Imaginary rivers
    And gardens too,
    A movie in the mind
    Of me and you.

    The point
    Of this whole joint
    Is stop, sit,
    And thee anoint

    With teachings such
    As these, and more,
    To find the key
    Out this dark corridor.

    The effulgent door,
    The mysterious knob,
    The bright room gained
    Is the only job."

    The boys was pleased
    And rested up for more
    And Jack cooked mush
    In honor of the Door.



    Jack Kerouac.
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    Trinita

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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Mer 16 Aoû - 23:17

    et voici pasque que j'ai deux contes de retard, une rengaine qui a bercé mon enfance:

    http://www.dailymotion.com/visited/search/inconnus/video/x14qc_les-inconnus-les-insectes

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    Krill

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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Krill le Jeu 17 Aoû - 0:15

    What a Face les insectes me répugnent....
    et les araignées alors Shocked
    je suis ARACHNOPHOBE moi !

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    Trinita

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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Jeu 17 Aoû - 0:17

    Krill a écrit:What a Face les insectes me répugnent....
    et les araignées alors Shocked
    je suis ARACHNOPHOBE moi !


    fais gaffe à la raie
    :jester:
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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Jeu 17 Aoû - 22:34

    créer des contes seul ou en groupe?c'est possible... Wink

    Conte collectif
    mardi 25 janvier 2005 , par Isabelle Barrière

    Les contes appartiennent à l’imaginaire colectif et sont présents dans toutes les cultures. Les utiliser et exploiter leur trame permet d’aborder l’écrit en autorisant l’entrée du merveilleux en cours.


    Cette activité peut être menée auprès de tout public, l’âge n’est absolument pas un facteur déterminant. Les enfants sont encore plongés dans ce monde du merveilleux, cela fait partie de leur vie, les adolescents y intègreront des éléments de leur culture (le seigneur des anneaux par exemple), les adultes, eux, prendront plaisir à se replonger dans ce monde de l’enfance sans craindre de perdre leur identité d’adulte.

    L’écriture d’un conte suppose d’en connaître les éléments et la trame.
    Un travail d’analyse peut-être réalisé auprès des niveaux avancés et supérieurs.

    L’étude de quelques contes francophones sera ainsi l’occasion d’aborder la culture francophone tout en servant de supports écrits au cours. Les apprenants devront relever les traits communs aux contes présentés (personnages, actions, présence du merveilleux...).

    Par la suite, chaque élément sera inscrit sur une carte. Afin d’obtenir un vaste choix d’éléments par catégorie, les apprenants donneront d’autres éléments du conte, en faisant appel à leurs connaissances. Dans un groupe multilingue et multiculturel, cela permettra de confronter les traditions littéraires. Rien n’interdit l’entrée d’éléments modernes (ordinateur par exemple) et de créer ainsi des contes modernes.

    A des niveaux de compétence moins élevés, cette première étape sera difficilement réalisable. L’activité commencera donc directement par l’attribution des cartes sur lesquelles les éléments nécessaires à l’écriture seront inscrits.

    Deux déroulements sont ensuite possibles, les étudiants sont répartis en petits groupes et chaque équipe écrit son propre conte.

    Deuxième possibilité, les groupes écrivent une première partie du conte, puis procèdent à un échange d’histoire. Après la production d’une seconde partie, les groupes échangent de nouveau les histoires et chacun doit terminer le conte qu’il a commencé. A chaque étape de l’écriture, tous les ingrédients doivent être utilisés. Mais s’il y a échange d’histoires, il n’y a pas échange de cartes-éléments.

    Ce déroulement implique de comprendre la production de l’autre et de créer un enchaînement logique des actions.

    (...)

    http://www.edufle.net/Conte-collectif

    study
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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Jeu 17 Aoû - 22:43

    encore un et je suis à jour..pour continuer dans le jeu.. jocolor

    affraid

    Les nuits ne sont pas sûres dans le petit hameau de Thiercelieux. D'atroces meurtres sont commis par des villageois lycanthropes.

    Thiercelieux, bourgade tranquille.
    Le jeu est composé de 24 cartes permettant de faire jouer jusqu'à 18 personnes et un meneur de jeu. Ces cartes indiquent le type de personnages que chaque joueur va incarner durant la partie dirigée par le meneur. :jester: queen jocolor

    Pour le jeu simple, seront utilisées les cartes "Loup-Garou", "Simple Villageois", "Voyante" et "Capitaine". Un tableau indique la répartition selon le nombre de participants. study

    5 cartes peuvent être utilisées en remplacement de cartes villageois afin d'apporter des variantes. Il s'agit des cartes "Chasseur", "Cupidon", "Sorcière", "Petite Fille" et "Voleur". Suspect

    Qui suis-je ?
    Une fois la répartition et le choix des cartes "variantes" établis, le meneur de jeu va distribuer à chaque joueur une carte, face cachée, qui va lui indiquer, après consultation discrète, qui il est. La carte "Capitaine" est mise de côté lors de la distribution. Selon la carte que le joueur reçoit, son objectif, et ses interventions durant le cours du jeu, vont être différents. Basketball

    Vous n'entendez que ma voix !
    Le meneur est là pour contrôler le jeu et indiquer les différentes phases durant la partie. Il va endormir et réveiller tout, ou une partie, des habitants du village. Être endormis signifie avoir les yeux fermés Sleep , être réveillé les avoir... Ouverts. Shocked

    S'il a été introduit des villageois "variantes" qui l'imposent, le meneur endort le village et débute alors une phase préparatoire.

    - Le meneur réveille le "Voleur" qui va pouvoir échanger sa carte avec une des 2 cartes supplémentaires rajoutées par sa présence et rester en trop lors de la distribution. Le "voleur" se rendort.
    - Le meneur réveille "Cupidon" qui désigne alors 2 joueurs dont les sorts seront liés. "Cupidon" se rendort.
    - Le meneur réveille les "Amoureux" désignés par "Cupidons" afin que chacun sache à qui il est lié. Les "Amoureux" se rendorment.

    La partie peut alors commencer, il s'agira d'un enchaînement de jour et de nuit. Sleep Shocked Sleep Shocked


    Un cri dans la nuit.
    La nuit venue, le meneur endort les villageois puis réveille, s'ils sont intégré à la partie :

    1/ La "Voyante" : elle va indiquer un joueur au meneur. Celui-ci, montre alors à la "Voyante" la carte du joueur désigné. La "Voyante" se rendort. Sleep

    2/ Les "Loups-Garous" : ils vont indiquer une victime au meneur qui va aller retourner sa carte. Pendant cette période, si la "Petite Fille" fait partie du village, elle a le droit, et c'est la seule, d'ouvrir les yeux pour espionner discrètement les loups-garous, sans se faire prendre. silent pale affraid

    3/ La "Sorcière" : le meneur lui indique la victime des Loups-Garous, elle peut alors décider de faire usage de son unique potion de guérison pour l'épargner. Elle peut aussi indiquer un villageois de son choix et utiliser son unique potion d'empoisonnement pour l'éliminer.



    Le jour se lève.
    Au petit matin, tous les villageois ouvrent les yeux et découvrent, selon les variantes introduites, 0, 1 ou 2 morts.

    a/ Si l'une des victimes est le "Chasseur", il élimine immédiatement un joueur !
    b/ Si l'une des victimes est l'un des 2 amoureux, l'autre meurt de chagrin et est éliminé.
    c/ Si l'une des victimes est le "Capitaine", il désigne son remplaçant.


    Tous les joueurs, y compris les Loups-Garous, vont débattre afin de désigner un des villageois qu'ils pensent être lycanthrope. Le village (les survivants) vote afin d'éliminer l'un des leurs suspecté d'être Loup-Garou. La voix du "Capitaine" compte double. Le joueur désigné montre alors sa carte et est éliminé. Les conséquences liées à son élimination sont identiques aux a, b et c du petit matin.

    Le village peut alors se rendormir car une nouvelle nuit commence


    Oui, mais comment je gagne ?
    Il y a deux objectifs distincts.

    1/ Pour les loups-garous, éliminer les autres villageois.
    2/ Pour les villageois qui ne sont pas loup-garou, démasquer et éliminer les loups-garous.

    La partie s'arrêtera dès lors que les loups-garous sont tous éliminés, seront alors déclarés "Grand Vainqueur" les non loups-garous. La partie s'arrête aussi lorsque les loups-garous ont décimé tous les non loups-garous, ils sont alors déclarés "Grand Vainqueur". geek

    Il y a une troisième possibilité, introduite par "Cupidon". En effet, si les amoureux sont 1 loup-garou et un villageois, ils sont déclarés "Grand Vainqueur" s'ils éliminent tous les autres joueurs ! :cupidon:

    http://www.trictrac.net/index.php3?id=jeux&rub=detail&inf=detail&jeu=241


    http://lesloupsgarous.free.fr/htm/reglesv3.html



    excellent!!
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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Ven 18 Aoû - 22:05

    La marmotte aventurière

    C'est l'histoire d'une marmotte qui habitait dans les Alpes, près d'une petite station de ski. Elle s'appelait Valérie:




    Au premier abord c'était une marmotte comme une autre, toute grise, avec une fourrure douce et chaude. La différence avec les autres marmottes était que Valérie n'aimait pas hiberner car elle trouvait que c'était une pure perte de temps de dormir dans un terrier pendant trois mois. Il fallait donc qu'elle trouve une solution pour ne pas dormir pendant l'hiver et en même temps ne pas souffrir du froid et de faim, ce qui est la raison principale de l'hibernation des animaux.



    Alors Valérie a décidé de descendre de la montagne. Elle se souvenait de l'un de ses copains marmottes qui lui avait dit qu'en se réveillant en plein hiver il avait vu que dans la vallée en bas il n'y avait pas de neige même l'hiver, contrairement à la montagne où ils habitaient. Il devait donc faire plus chaud en bas pensait Valérie. Elle a dit au revoir à tous ses amis et leur a promis d'envoyer des cartes postales, puis elle a fait un petit sac a dos avec le peu d'affaires qu'elle avait (une écharpe, un bonnet et quelques barres de céréales pour le voyage). Ensuite la petite Valérie a pris la route rapidement pour ne pas renoncer au dernier moment, car elle était un peu angoissée de quitter son domicile pour longtemps, peut-être même pour toujours.



    Trois jours plus tard Valérie arrivait dans la Vallée, près d'une petite rivière paisible. Elle avait soif alors elle est allée vers l'eau. C'est à ce moment là qu'elle a eu le coup de foudre: un jeune, grand et beau Castor qui sortait de l'eau avec ses camarades:



    Valérie n'avait jamais vu de castors avant et elle a trouvé ces animaux très beaux et gracieux. Étant de nature timide, Valérie n'est pas allée parler aux castors tout de suite, mais les a suivis discrètement à une distance respectable. Elle a admiré le grand barrage que les Castors étaient en train de construire. Elle n'arrivait toujours pas à se décider d'aller parler aux Castors, mais une petite herbe lui a chatouillé le nez, elle a éternué et s'est fait démasquer. Les Castors l'ont rapidement entourée car ils avaient cru que c'était un espion de la famille des Castors qui habitaient un peu plus bas sur la rivière. En effet, les membres de l'autre famille étaient beaucoup moins doués dans la construction des barrages (tout le monde sait que les Castors passent leur temps à construire des barrages), donc ils étaient obligés de faire de l'espionnage industriel.




    Les Castors ont reconnu que Valérie n'était pas un Castor, mais ils étaient néanmoins méfiants, tous sauf le grand et beau Gautier, le coup de foudre de Valérie. Gautier était littéralement ébloui par la beauté de Valérie. Lui non plus, il n'avait jamais vu de marmotte avant ce jour. Gautier était tellement troublé par Valérie qu'il n'a même pas entendu que les autres Castors lui parlaient. Ils lui demandaient de dire s'il était pour ou contre de garder Valérie avec eux car ils étaient sept castors y compris Gautier, trois avaient voté pour et trois autres contre, alors c'était à lui de décider. Inutile de vous dire que la décision de Gautier était de garder la marmotte, alors ainsi Valérie a été accueillie dans la famille Castor de Monte-Crolles.




    La plupart des castors sont restés méfiants envers Valérie, mais cette dernière ne s'en souciait guère, car elle n'avait d'yeux que pour Gautier. Bientôt les deux amoureux ont décidé d'aller voir dans le Sud car Gautier aussi en avait marre des hivers froids et sans nourriture, et surtout de construire sans arrêt des barrages sans grande utilité. Ils ont fait leurs bagages et sont partis vers le soleil.



    Valérie et Gautier ont traversé des montagnes, des rivières, des forêts et des pleines. Ils ont subi le froid et les orages, le vent perçant et glacé, mais plus ils avançaient vers le sud, plus le soleil brillait et leur réchauffait la peau. Les deux amoureux ont fini par arriver vers la Mer Méditerranée. Ils ont rencontré la-bas d'autres animaux intéressants: les petites cigales qui chantaient en cœur, les lapins et leurs cousins les lièvres et enfin les mouettes qui leur ont appris à manger du poisson et des moules. Valérie a vendu son bonnet car il faisait trop chaud pour le porter et acheté un short de surf pour Gautier qui trouvait ce sport beaucoup plus intéressant que la construction des barrages. En revanche, elle a gardé son écharpe car les mistrals sont forts et pas toujours très chauds et Valérie était sensible de la gorge et pouvait facilement tomber malade.



    Enfin, après avoir passé deux mois sur la côte, Valérie et Gautier ont décidé d'y rester pour longtemps, alors ils ont acheté un beau terrier de cinq pièces de six mètres carrés. Il ne leur a pas coûté très cher car ils l'ont trouvé par la petite Souris des Champs (une connaissance de leur amie la Mouette) qui gérait une agence immobilière dans la région. A peine installés, ils ont tout de suite commencé à profiter de la grandeur de leur terrier et ont invité toutes les marmottes des Alpes, puis tous les Castors de la Vallée.



    Ainsi, tout allait très bien pour Valérie la Marmotte et Gautier le Castor, mais aventuriers dans l'âme ils ont vite commencé à songer de partir en voyage et voir d'autres pays.

    Nous allons les laisser regarder la carte du monde et décider où vont-ils aller, mais on les retrouvera très bientôt dans la suite des aventures de Valérie la Marmotte et Gautier le Castor...



    Fin albino

    http://www.les-nounours.org/contes/marmotte.php

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    Trinita

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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Trinita le Dim 20 Aoû - 0:17



    C'est alors qu'apparut le renard :

    Bonjour dit le renard.

    Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.

    Je suis là, dit la voix, sous le pommier...

    Qui es-tu? dit le petit prince. Tu es bien poli...

    Je suis un renard, dit le renard.

    Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...

    Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.

    Ah! pardon, fit le petit prince.

    Mais, après réflexion, il ajouta :

    Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?

    Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu?



    Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?

    Les hommes, dit le renard, ils sont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant !
    Il élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules?

    Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?

    C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ca signifie créer des liens..."

    Créer des liens?

    Bien sûr, dit le renard. Tu n'es pas encore pour moi qu'un petit garçon tout
    semblable à cent mille petits gerçons. Et je n'ai pas besoin de toi.
    Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable
    à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.
    Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...

    Je commence à comprendre, dit le petit prince.
    Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...

    C'est possible, dit le renard. On voit sur terre toutes sortes de choses...

    Oh! Ce n'est pas sur terre, dit le petit prince

    Le renard parut très intrigué :

    Sur une autre planète?

    Oui.

    Il y a des chasseurs, sur cette planète-là?



    Non.

    Ca, c'est intéressant! Et des poules?

    Non.

    Rien n'est parfait, soupira le renard.

    Mais le renard revint à son idée :

    Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent.
    Toutes se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent.
    Je m'ennuie donc un peu.
    Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée.
    Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres.
    Les autres pas me font rentrer sur terre.
    Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique.
    Et puis regarde! Tu vois là-bas, les champs de blé?
    Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile.
    Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste!
    Mais tu as des cheveux couleur d'or.
    Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé!
    Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi.
    Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...



    Le renard se tut et regard longtemps le petit prince :

    S'il te plaìt... apprivoise-moi, dit-il.

    Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps.
    J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaìtre.

    On ne connaìt que les choses que l'on apprivoise, dit le renard.
    Les hommes n'ont plus le temps de rien connaìtre.
    Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands.
    Mais comme il n'existe point de marchands d'amis,
    les hommes n'ont plus d'amis.
    Si tu veux un ami, apprivoise-moi!



    Que faut-il faire? Dit le petit prince.

    Il faut être très patient, répondit le renard.
    Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe.
    Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien.
    Le langage est source de malentendus.
    Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

    Le lendemain revint le petit prince.

    Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard.
    Si tu viens, pas exemple, à quatre heures de l'après-midi, dés trois heures je
    commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux.
    A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur!
    Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur...
    Il faut des rites.



    Qu'est-ce qu'un rite? Dit le petit prince.

    C'est quelque chose de trop oublié, dit le renard.
    C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures.
    Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village.
    Alors le jeudi est jour merveilleux! Je vais me promener jusqu'à la vigne.
    Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous,
    et je n'aurais point de vacances.

    Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure de départ fut proche :

    Ah! Dit le renard... Je pleurerai.

    C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...

    Bien sûr, dit le renard.

    Mais tu vas pleurer! Dit le petit prince.



    Bien sûr, dit le renard.

    J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
    Puis il ajouta :
    Va revoir les roses. Tu comprendras. Tu comprendras que la tienne est unique au monde.
    Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.

    Le petit prince s'en fut revoir les roses :
    Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il.
    Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne.
    Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres.
    Mais, j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
    Et les roses étaient bien gênées.
    Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous.
    Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble.
    Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes,
    puisque c'est elle que j'ai arrosée.
    Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe.
    Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent.
    Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles
    (sauf les deux ou trois pour les papillons).
    Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter,
    ou même quelquefois se taire.
    Puisque c'est ma rose.



    Et il revient vers le renard :
    Adieu, dit-il...

    Adieu, dit le renard.
    Voici mon secret. Il est très simple:
    on ne voit bien qu'avec le coeur.
    L'essentiel est invisible pour les yeux.

    L'essentiel est invisible pour les yeux,
    répéta le petit prince, afin de se souvenir.

    C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

    C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose...
    fit le petit prince, afin de se souvenir.

    Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard.
    Mais tu ne dois pas l'oublier.
    Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.
    Tu es responsable de ta rose...

    Je suis responsable de ma rose...
    répéta le petit prince, afin de se souvenir.

    De Le petit prince par Antoine de Saint-Exupéry



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    Krill

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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  Krill le Dim 20 Aoû - 0:22






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    silverbold
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    Re: comtes, pouêts zé mites

    Message  silverbold le Dim 20 Aoû - 0:27

    Aaaaahhhh Saint-Ex...Quel génie!!! Very Happy

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    Re: comtes, pouêts zé mites

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