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Mar 12 Déc - 11:28


    Encore une victime de la chape de plomb

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    Knut de Knokke

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    Encore une victime de la chape de plomb

    Message  Knut de Knokke le Dim 25 Mai - 13:12

    que la bienpensance islamophile fait peser sur les chercheurs sérieux.

    Les tribulations des auteurs grecs dans le monde chrétien

    Stéphane Boiron
    17/04/2008 | Mise à jour : 13:25 | Commentaires 3 .
    Contredisant la thèse d'un «islam des Lumières», Sylvain Gouguenheim montre que le savoir grec antique n'a jamais disparu d'Europe et que les Arabes qui traduisirent ces textes n'étaient pas des musulmans.
    On se souvient de la récente polémique qui a entouré la conférence tenue à l'université de Ratisbonne, le 12 septembre 2006, par Benoît XVI, alors accusé d'avoir lié islam et violence. Loin de s'adresser au monde musulman, il s'agissait pour le Saint-Père d'aborder les ­rapports entre foi et raison et de dénoncer le « programme de déshellénisation » de l'Occident chrétien.

    Éclairant fort à propos ce débat, l'historien Sylvain Gouguenheim montre que la qualification d'« âges sombres » ne convient pas à la période médiévale. En effet, l'Europe du haut Moyen Âge ne s'est jamais coupée du savoir grec, dont quelques manuscrits restaient conservés dans les monastères. Des noyaux de peuplement hellénophone s'étaient maintenus en Sicile et en Italie du Sud, Salerne ayant ainsi produit une école de médecine indépendante du monde arabo-musulman. Enfin, durant les premiers siècles du Moyen Âge, il existait aussi une « authentique diaspora chrétienne orientale ». Car, nous dit l'auteur, si l'islam a transmis le savoir antique à l'Occident, c'est d'abord « en provoquant l'exil de ceux qui refusaient sa domination ». Assez naturellement, les élites purent se tourner vers la culture grecque, favorisant ces mouvements de « renaissance » qui animèrent l'Europe, de Charlemagne à Abélard. D'ailleurs, avant même que les lettrés ne vinssent chercher en Espagne ou en Italie les versions arabes des textes grecs, d'importants foyers de traduction de manuscrits originaux existaient en Occident. À cet égard, M. Gouguenheim souligne le rôle capital joué par l'abbaye du Mont-Saint-Michel où un clerc italien qui aurait vécu à Constantinople, Jacques de Venise, fut le premier traducteur européen d'Aristote au XIIe siècle. Ce monastère serait donc bien « le chaînon manquant dans l'histoire du passage de la philosophie aristotélicienne du monde grec au monde latin ».


    Une ­hellénisation restée superficielle

    Le savoir grec n'avait pas davantage déserté le monde oriental. Byzance n'a jamais oublié l'enseignement de Platon et ­d'Aristote et continua à produire de grands savants. Il faut ici saluer l'influence essentielle des chrétiens syriaques, car « jamais les Arabes musulmans n'apprirent le grec, même al-Farabi, Avicenne ou ­Averroès l'ignoraient ». L'écriture arabe coufique fut forgée par des missionnaires chrétiens qui donnèrent aussi aux Arabes musulmans les traductions des œuvres grecques. De ce point de vue, l'arrivée au pouvoir des Abbassides, en 751, ne constitua pas une rupture fondamentale. Contredisant la thèse d'un « islam des Lumières », avide de science et de philosophie, l'auteur montre les limites d'une ­hellénisation toujours restée superficielle. Il est vrai que la Grèce représentait un monde radicalement étranger à l'islam qui « soumit le savoir grec à un sérieux examen de passage où seul passait à travers le crible ce qui ne comportait aucun danger pour la religion ». Or ce crible fut très sélectif. La littérature, la tragédie et la philosophique grecques n'ont guère été reçues par la culture musulmane. Quant à l'influence d'Aristote, elle s'exerça essentiellement dans le domaine de la logique et des sciences de la nature. Rappelons que ni La Métaphysique, ni La Politique ne furent traduites en arabe.

    Parler donc à son propos d'hellénisation « dénature la civilisation musulmane en lui imposant par ethnocentrisme ? une sorte d'occidentalisation qui ne correspond pas à la réalité, sauf sous bénéfice d'inventaire pour quelques lettrés ».

    Félicitons M. Gouguenheim de n'avoir pas craint de rappeler qu'il y eut bien un creuset chrétien médiéval, fruit des héritages d'Athènes et de Jérusalem. Alors que l'islam ne devait guère proposer son savoir aux Occidentaux, c'est bien cette rencontre, à laquelle on doit ajouter le legs romain, qui « a créé, nous dit Benoît XVI, l'Europe et reste le fondement de ce que, à juste titre, on appelle l'Europe ».
    Aristote au Mont-Saint-Michel. Les Racines grecques de l'Europe chrétienne de Sylvain Gouguenheim Seuil, 280 p., 21 €.

    http://www.lefigaro.fr/livres/2008/04/17/03005-20080417ARTFIG00491-les-tribulations-des-auteurs-grecs-dans-le-monde-chretien-.php
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    MP

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    Re: Encore une victime de la chape de plomb

    Message  MP le Sam 31 Mai - 17:45

    Depuis la parution de livres (intéressants) comme Léon d'Africain, une tendance "semi-cultivée" tend à focaliser toute la culture occidentale sur les apports de quelques arabes et juifs "sauce andalouse", en faisant totalement l'impasse au formidable courant indo-européen qui a illuminé le Code Hamourabi en Mésopotamie, a déferlé sur Athènes avec Darius, ou Alexandre le Grand, a mûri en Grèce pour se fixer sur d'innombrables lieux de pensée occidentale en Méditerranée, et qui a survécu à la décadence romaine dans cet extraordinaire conservatoire chrétien de Constantinople, avant de revenir massivement chez nous après 1453.

    Dans ce mouvement considérable, et qui a duré plus de 1.500 ans, juifs et arabes ont été au mieux des vecteurs de transmission supplémentaires.

    RAME16

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    Re: Encore une victime de la chape de plomb

    Message  RAME16 le Mer 9 Juil - 16:47

    on se demande comment il y autant de mot arabes dans les dictionnaires européens ???

    ah oui ils sont arrivés par les grecs qui eux mêmes les ont pris des égyptiens comme tout le panthéons des dieux égyptiens ou seuls les noms ont changés.

    c'ets pas çà ???

    et les prénoms, ou nom tel que jordan, jean, jospeh,...

    çà vient d'où de l'andalousie ???

    la transmission de la l'gèbre et du zéro c'est zorro ? c'est çà ???

    le révisionnisme a ses limites dès qu'on se penche juste un peu sur les choses telles qu'elle sont

    tom vient de thomas qui veut dire jumeaux dans les langues sémitiques.

    tsouam en arabe par exemple.

    hein tom on en apprend tout les jours ! tu devrais changer de prénom et prendre golderic.

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    Re: Encore une victime de la chape de plomb

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