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Mar 24 Avr - 15:44


    Le surf du militant islamiste Hani Ramadan sur la législatio

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    silverbold
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    Le surf du militant islamiste Hani Ramadan sur la législatio

    Message  silverbold le Jeu 24 Jan - 12:38

    Le surf du militant islamiste Hani Ramadan sur la législation genevoise

    Le directeur du Centre islamique de Genève et ancien enseignant Hani Ramadan va bénéficier d’une indemnité équivalent à deux années de salaire, après avoir été licencié de son poste de professeur à Meyrin où il enseigne le français depuis 1981. En octobre 2002, le petit-fils intégriste du fondateur des Frères musulmans égyptiens Hassan Al-Banna (¹) avait justifié le recours à la lapidation et loué les mérites du sida comme punition divine dans une tribune libre du quotidien Le Monde. Ses propos fascisants lui avaient valu une mise-à-pied par le tribunal administratif genevois qui décida ensuite de sa réintégration en 2004. Les autorités locales après un recours d'une durée de cinq ans, ont obtenu son licenciement définitif de la profession contre une indemnisation d'un montant de 206.000 euros. L'Etat de Genève va également rembourser les frais d'avocat de H. Ramadan, qui s'élèvent à environ 13 700 euros.

    Du prosélytisme islamique semé à tout vent
    Dans son article "La charia incomprise" paru dans Le Monde en septembre 2002 et sur le site internet du Centre islamique de Genève, Hani Ramadan explique que "les peines concernant l'adultère ne peuvent être appliquées que dans des sociétés qui défendent les normes et les valeurs de l'islam." Par exemple "il est ainsi exclu de couper la main à un voleur dans un Etat qui ne donne pas à ce dernier les moyens de vivre dignement (...) parce qu'il s'agit d'une injonction divine, la rigueur de la loi est éprouvante pour les musulmans eux-mêmes. Elle constitue une punition, mais aussi une forme de purification. Il est interdit d'insulter le coupable. Après sa mort, on prie pour lui". En revanche, "que ceux qui nient qu'un Dieu d'amour ait ordonné la lapidation de l'homme et de la femme adultère se souviennent que le virus du sida n'est pas issu du néant" avait-il précisé.

    Dans un texte paru aussi en septembre 2002 sur le site du Centre islamique genevois, le prédicateur Hani Ramadan se plaisiat à proclamer :
    "La lapidation est terrible, tout comme le sida. Mais elle est à la mesure d'une faute qui est d'une gravité extrême, parce que ses conséquences s'avèrent souvent dramatiques. En outre, la nature de la peine correspond à la nature du péché: la main coupée pour le vol, la lapidation pour le plaisir illégitime. Elle constitue une punition, mais aussi une forme de purification."


    "Si la vision de la lapidation est dure et marque les esprits, les témoignages révèlent que la souffrance du condamné est rapidement abrégée: la pluie de pierres qui s'abat sur lui l'assomme en effet en l'espace de quelques secondes."


    "Qui a créé le virus du sida? Observez que la personne qui respecte strictement les commandements divins est à l'abri de cette infection, qui ne peut atteindre, à moins d'une erreur de transfusion sanguine, un individu qui n'entretient aucun rapport extraconjugal, qui n'a pas de pratique homosexuelle et qui évite la consommation de drogue. Par rapport à ces principes de base, seuls s'exposent à la contamination ceux qui ont un comportement déviant." (²)

    Violation du devoir de réserve de la part d'un enseignant
    Le gouvernement genevois avait estimé que H. Ramadan violait le devoir de réserve en tant qu'enseignant, et n'avait plus sa place au sein de l'instruction publique suisse. La commission de recours du personnel enseignant avait réussi à le faire maintenir dans son statut de fonctionnaire, et à ce titre lui avait été versé depuis 2002 une indemnité de traitement. Laurent Moutinot, conseiller d'état genevois et président du gouvernement, a indiqué que l'Etat avait tenté de le déplacer dans un autre service de la fonction publique de façon à l'éloigner des élèves ou des étudiants. Ramadan n'en avait accepté aucun. L'accord aujourd'hui conclu entre le Conseil d'Etat genevois et Hani Ramadan s'appuie sur un nouvel article de la Loi sur l'instruction publique, qui permet à l'employeur de se séparer d'un fonctionnaire contre une indemnité, même si le licenciement n'est pas jugé légitime.
    François Paychère, l'un des cinq membres de la commission de recours en 2004, estime que "le licenciement était disproportionné", aussi "nous avons retourné le dossier à l'Etat pour qu'il prenne une autre sanction. Il aurait aussi pu négocier avec lui à l'époque. Il ne l'a pas fait. Il porte donc la responsabilité des montants versés à Hani Ramadan". F. Paychère est actuellement président du tribunal administratif de Genève, et candidat au poste de procureur général.
    Si la charia reste "incomprise" en pays occidental, elle permet en tout cas de s'assurer un salaire...

    Nathalie Szuchendler

    (¹) Prédicateur égyptien du début du XXe siècle, fondateur d'un projet de lutte sociale et politique pour développer l'emprise de l'islam politique archaïque et réactionnaire, et créateur du mouvement des Frères musulmans qui diffuse activement l'intégrisme islamique sur toute la planète.
    (²) www.lematin.ch

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