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    Contraception en France, bilan de l’INPES

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    silverbold
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    Contraception en France, bilan de l’INPES

    Message  silverbold le Mar 5 Juin - 20:48

    Contraception en France, bilan de l’INPES - 05 juin 2007 - 13:57 (Par Pierre Melquiot)


    Contraception, mais que savent les Français ? En mars 2006 le Ministre en charge de la Santé a annoncé à l’occasion des 50 ans du Mouvement pour le planning familial la reprise de la communication nationale sur la contraception. Dans ce cadre, et en se basant sur la stratégie d’action en matière de contraception rédigée par le Ministère, l’INPES a élaboré et mis en place depuis janvier 2007 un programme d’études et de communication sur la sexualité et la contraception.

    Ainsi, selon l’INPES, 71 % des personnes âgées de 15 à 54 ans, ayant eu une activité sexuelle dans les 12 derniers mois, déclarent « faire quelque chose pour éviter une grossesse » (chiffre stable par rapport à 1999). L’âge moyen du premier rapport sexuel est d’environ 17,5 ans et est également resté stable au cours de la dernière décennie mais l’âge moyen des mères à la naissance de leur premier enfant est en constante augmentation. Il est passé de 26,5 ans en 1977 à près de 30 ans en 2004.

    La période entre le premier rapport sexuel et la première maternité s’est donc allongée, celle-ci survenant 9,5 ans en moyenne après le premier rapport. Ceci implique la nécessité pour les couples de maintenir une contraception efficace avant le premier enfant plus longue qu’auparavant.

    En 2005, 3/4 des personnes âgées de 15 à 54 ans et sexuellement actives, utilisaient un moyen de contraception. Les méthodes contraceptives médicales sont les plus répandues et parmi elles la pilule. En revanche, son utilisation diminue à partir de 35 ans au profit du stérilet.

    Les méthodes non médicales sont peu utilisées et dépendent de la situation affective et sociale des femmes. 14 % des femmes utilisent une méthode de contraception liée à l’acte, qu’il s’agisse du préservatif (80 %), d’une méthode locale ou naturelle. L’emploi du préservatif est maximum entre 15 et 19 ans.

    Les méthodes naturelles de contraception (abstinence périodique, ou retrait) ont sensiblement diminué au fil des ans, et ne sont pratiquées que par 2,8 % des femmes en 2005. Le recours à ces méthodes de contraception non médicales est plus fréquent chez les femmes qui vivent seules, sans enfant ou qui ont eu plusieurs partenaires au cours de l’année.

    On observe une utilisation plus systématique de la contraception lors du premier rapport sexuel. En effet, seules 8,9 % des femmes qui ont eu leur premier rapport au cours des 5 dernières années n’ont pas utilisé de moyen de contraception lors de ce premier rapport (tandis qu’elles étaient presque 30 % parmi celles qui ont eu leur premier rapport avant 2000.)

    En matière de contraception, la France est dans une situation paradoxale. D’une part le taux d'utilisation et de diffusion de la contraception est l'un des plus élevés d'Europe et d'autre part, le nombre d'IVG se stabilise à un niveau élevé (un peu plus de 200 000 IVG par an) et tend même à augmenter dans certaines tranches d'âge.

    Ce paradoxe s’explique en partie par une difficulté à gérer sa contraception au quotidien. Les études montrent que plus de la moitié des femmes ayant eu recours à l'IVG utilisaient des contraceptifs théoriquement efficaces (23,1 % prenaient la pilule, 19,3 % utilisaient un préservatif, et 7 % le stérilet). Mais c’est au cours des périodes de transition contraceptive (changement de contraception, post partum…), que les femmes sont particulièrement exposées au risque d’échec de la contraception.

    Ce constat est corroboré par les résultats d’une étude sur « les Français et la contraception » menée par l’INPES en février 2007 auprès d’un échantillon de 2004 personnes. En effet, parmi les femmes utilisant actuellement la pilule, plus d’une sur cinq (21 %) -et 27 % des 21-30 ans- déclarent l’oublier au moins une fois par mois.

    Le recours à la contraception d’urgence est encore inégal en France. Certes, l’usage de la contraception d’urgence augmente régulièrement3 : en 2005, plus d’une femme sur sept (13,7 %) a eu recours à la contraception d’urgence au cours de sa vie (contre 8,4 % en 2000). C’est aux âges les plus jeunes (15-24 ans) que ce recours y est le plus fréquent, du fait d’un problème de préservatif le plus souvent. Mais les modalités d’usage, ainsi que les dispositifs permettant de délivrer la contraception d’urgence, sont relativement méconnus.

    Il existe plusieurs freins à une bonne utilisation de la contraception en France. D’après les résultats de l’étude INPES BVA « Les Français et la contraception », la quasi-totalité des utilisateurs d’un moyen de contraception se déclarent satisfaits (95 %) et même très satisfaits (79 %) du moyen qu’ils utilisent. Les Français sont également nombreux à connaître une diversité de méthodes contraceptives. Sans surprise, la pilule et le préservatif masculin sont connus par plus de 97 % des Français, et le stérilet par 93 %. Presque les trois quarts des personnes interrogées connaissent également le préservatif féminin et le diaphragme. La plupart des autres moyens sont connus par environ un Français sur deux : spermicides 52 %, patch 48 %, implant 44 %, et anneau vaginal 44 %.

    Pourtant les niveaux de connaissances « techniques » sur le sujet demeurent extrêmement basiques. Les stéréotypes et les idées reçues restent encore nombreux et montrent de véritables lacunes sur le cycle féminin et l’utilisation des méthodes contraceptives.

    http://www.actualites-news-environnement.com/20070605-contraception-France.php

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