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    Charleroi : la fin de la tripartite fait couler beaucoup d'e

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    silverbold
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    Charleroi : la fin de la tripartite fait couler beaucoup d'e

    Message  silverbold le Mer 30 Mai - 7:13

    Charleroi : la fin de la tripartite fait couler beaucoup d'encre

    29/05/2007 10:10

    La démission lundi des deux échevins MR du collège communal de Charleroi, qui a mis fin à six mois et demi de gouvernance PS-cdH-MR à la tête de la Ville, fait mardi la une des journaux francophones du pays.

    Le quotidien Le Soir titre en Une: "Le quitte ou double carolo de Reynders" et évoque dans ses pages intérieures la "tripartite carolo balayée par un vent de campagne". Dans l'éditorial, Pascal Lorent parle d'un parti réformateur qui "48 heures après avoir chanté les vertus civiques, réalise une volte-face des plus spectaculaire" et d'un parti socialiste qui ne sait plus si un échevin inculpé doit ou non démissionner et met "quatre heures et demie à se laisser convaincre par ses partenaires".
    La Dernière Heure affiche en Une "PS et cdH seuls maîtres du bateau ivre carolo" avec une caricature représentant hommes et femmes politiques de différents partis comme des enfants jouant dans un bac à sable. La Meuse titre elle, en pages intérieures, "Charleroi: le MR jette le gant".

    Dans les Editions de l'Avenir, Pascal Belpaire voit dans les faits de ce week-end la volonté continue de Didier Reynders de rechercher le duel avec Elio Di Rupo. "La campagne est calme, bien trop calme aux yeux du président libéral Didier Reynders, lui qui n'a d'obsession que d'en découdre avec le président socialiste Elio Di Rupo. Par tous les moyens, Reynders veut, coûte que coûte, l'affrontement médiatique avec son homologue socialiste. Un choc au sommet, du style Sarko-Ségo", écrit le rédacteur en chef.
    Pour La Libre Belgique et Vincent Rocour en particulier, les événements de ce week-end à Charleroi ne sont pas si surprenants. "Ce qui s'est passé ce week-end ne peut immanquablement être dissocié du contexte électoral. (...) Olivier Chastel a beau dire qu'il a pris sa décision en âme et conscience, on ne peut s'empêcher de s'interroger sur le timing de son retrait. N'a-t-il vraiment eu aucune consigne venant de plus haut? Cela paraît difficile à croire", commente le journaliste.

    LeVif.be avec Belga

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    MP

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    Re: Charleroi : la fin de la tripartite fait couler beaucoup d'e

    Message  MP le Mer 30 Mai - 8:58

    Pas très inspiré, l'auteur de l'article Smile

    En fait, quand CDH et MR sont venus faire l'appoint au PS, ils ont cédés aux gémissements du "parti fort" (!) : il étiat impossible de scier la branche pourrie de l'ancienne dictature véreuse, impossible de trouver, à Charleroi, un nombre suffisant de "talents" en dehors de ceux de l'équipe Van Cau.

    Il avait donc été convenu qu'on partirait avec les brebis éventuellement galeuses, mais à la condition très ferme qu'aucun inculpé ne le serait sans démissionner à la minute même.

    Chastel and Co ont joyalement joué le jeu, avec des difficultés de retour à l'orthodoxie énormes, tant pour eux que pour Viseur, tout aussi travailleur et loyal. Très difficile en effet de faire du bon travail entre pourris, demi-pourris, et simples habitués à la pourriture Smile

    Arrive l'affaire Demaq, et son inculpation. Contrairement aux accords formels, le PS tente de garder l'inculpé "jusqu'après les élections", parce que son départ "ne ferait pas bien" ! Chastel, Viseur et les autres n'en veulent pas : les élections ne concernent pas la Ville, qui ne peut fonctionner dans ces conditions. Mais, bien gentiment, ils restent quatre heures autour de la table pour obtenir le respect de l'accord : finalement, Demacq démissionne. Le travail va pouvoir conntinuer.

    C'est après cette démission obtenue si difficilement (lhonneur n'étouffe pas le PS), que les partenaires prennent connaissance d'un communiqué du boulevard de l'Empereur annonce cyniquement que Demacq restera en place, au moins jusqu'après les élections !

    Dans ce cas, Chastel et le MR estiment qu'il n'est plus possible d'accomplir le mandat qui leur a été confié par les électeurs et, en toute logique, démissionnent.

    Le CDH, sans doute pour ne pas se brouiller avec son partenaire PS, joue la carte de "nous restons au poste". Attitude douteuse, puisqu'ils admettent en fait que le PS de droit divin fait la loi au Collège, et qu'ils ne feront en fait rien pour le redressement de la ville, puisqu'ils sont en "affaires prudentes". Tout au plus pourront-ils commander un petit stock de papier-binoche Smile

    Le bras de force n'est évidement pas "médiatique", même si le CDH tente de le faire croire, soutenu évidemment par Di-roupettes ... en fait, il s'agit de contraindre le PS à renouveler totalement son équipe, pour y mettre des gens efficaces et "vierges", susceptible de travailler avec leurs partenaires sans disparaître à Lantin à tout moment.

    Ecolo partage tout à fait ce point de vue, en persistant de refuser toute participation à l'équipe PS actuelle. Le MR a pêché par excès d'optimisme.
    Le CDH est, comme toujours, à vendre au plus offrant. Quant au PS, sa pourriture est si institutionnalisée qu'il ne voit même plus la nécessité d'en sortir.

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