Alter-MuRAX

Ven 22 Juin - 17:38


    Terrorisme La Sûreté identifie de nouveaux suspects dans les

    Partagez

    RAME16

    Masculin
    Nombre de messages : 2398
    Age : 50
    Date d'inscription : 20/06/2006

    Terrorisme La Sûreté identifie de nouveaux suspects dans les

    Message  RAME16 le Ven 27 Avr - 14:46

    Terrorisme La Sûreté identifie de nouveaux suspects dans les filières irakiennes
    D'autres moudjahidin de Belgique
    La sûreté de l'Etat a identifié des Belges susceptibles de se laisser embrigader dans des réseaux terroristes et de sacrifier leur vie comme le font les moudjahidin. Nos espions alertent régulièrement Onkelinx, parfois même Solana : d'autres Muriel Degauque dans le pipeline ?
    LALLEMAND,ALAIN
    vendredi 27 avril 2007, 07:06

    U n an et demi après le décès de Muriel Degauque, seule Belge à ce jour à s'être fait exploser en Irak dans un attentat suicide, la Sûreté de l'État (le service civil belge de renseignements), en coordination avec le Parquet Fédéral, a identifié « un certain nombre » d'individus impliqués dans d'autres filières irakiennes. Alors que le dossier de la filière Degauque est toujours à l'instruction avec une demi-douzaine d'inculpations à la clé, la Sûreté continue donc avec un succès moyen à être impliquée dans la surveillance opérationnelle de nouvelles filières de recrutement vers l'Irak, alertant régulièrement en 2005 et 2006 le cabinet de la ministre de la Justice, mais aussi le SitCen, QG opérationnel du « M. Sécurité de l'Europe » Javier Solana. La Sûreté lui a adressé au moins deux rapports spécifiques d'analyse.
    Aujourd'hui, nos agents de renseignements subodorent une réplique de ce que notre pays a connu il y a quelques années avec les « Arabes afghans », à savoir un retour des moudjahidin (combattants) d'Irak vers l'Europe dès la fin de la guerre ou même avant - dès à présent ? - et la reconstitution de réseaux (faux documents, trafics, hébergements) qui pourraient assister de futurs moudjahidin. Vers de nouveaux théâtres d'opérations, comme l'Algérie ou le Maroc ? Possible, puisque la Sûreté prévient : il ne faut pas trop vite lier toute menace terroriste émergente au seul djihad irakien ou aux filières irakiennes.
    Il y a six ans désormais que la Sûreté s'inquiète des mouvements des moudjahidin de Belgique, la filière irakienne ayant supplanté depuis quatre ans déjà la filière afghane. On se rappellera de la mort violente de Rachid el-Ouaer et Dahmane abd el-Sattar en septembre 2001 lors de leur assassinat du commandant Ahmed Shah Massoud, puis de la mort à Bagdad en novembre 2005 de Muriel Degauque et son compagnon Issam Goris.
    Mais le Pakistan est aussi un pays de destination à garder à l'oeil, comme l'a démontré l'arrestation à Lahore en février 2006 d'un Belge d'origine rwandaise, Mischa Bellen. Domicilié à Louvain, le jeune homme avait été approché par un couple établi aux Pays-Bas et recrutant, semble-t-il, pour le parti Hizb Ut-Tahir. Le couple de recruteurs a été appréhendé en janvier 2007. Bellen, lui, a été remis en liberté une fois livré à la Belgique, mais placé sous enquête.
    En Europe, la Sûreté de l'Etat apparaît parfois comme étant « en pointe » sur les filières de moudjahidin : elle serait l'un des premiers services à avoir signalé le phénomène, aurait aussi été l'un des pionniers pour organiser une riposte européenne au niveau du « Counter Terrorism Group », l'organisme regroupant depuis novembre 2001 les services de sécurité de l'Union européenne.
    Mais cette primauté n'est que l'avers d'une médaille moins glorieuse : la Sûreté n'a pas les moyens de surveiller systématiquement les déplacements de personnes vers des zones de guerre. Illustration éblouissante : on se rappellera qu'en juillet 2005, deux membres du Conseil de l'aide sociale de la ville d'Anvers avaient dénoncé une soixantaine de déplacements suspects (Afghanistan, Pakistan, etc.) de réfugiés politiques bénéficiant d'une aide sociale. Or la Sûreté n'avait simplement pas connaissance de ces déplacements, même si, depuis lors, un système de reporting a été mis en place.
    Pire : une surveillance systématique des déplacements de personnes n'aurait pas de sens, eu égard à la diversité des routes empruntées, la multiplication des passeports pour un même combattant, etc.
    Autre casse-tête : le caractère informel des réseaux de moudjahidin. Ce n'est pas dans les mosquées qu'on recrute les combattants : cela, même l'ex-ministre de la Justice Marc Verwilghen le savait dès mai 2000. Les relais qui comptent - parfois des mosquées clandestines - sont abrités derrières des façades anonymes.
    Dans ces conditions, on saluera la capacité de nos espions, dès 2005, de communiquer malgré tout aux services judiciaires les profils de fondamentalistes suspects de s'être rendus au Pakistan pour y suivre une formation de type militaire. Et si on ne garde en tête que l'identité de quatre Belges qui soient morts en opération terroriste, la Sûreté a également pu identifier d'autres Belges convertis et plusieurs « individus de diverses nationalités maghrébines et subsahariennes » participant aux filières irakiennes. Ce n'est pas insignifiant en regard de la complexité de la tâche.
    Rapport imminent
    sur l'islamisme
    en Belgique
    La commission du Sénat chargée du suivi du Comité R (Comité permanent de contrôle des services de renseignements et de sécurité) devrait faire le point en cette fin de semaine sur l'étendue de l'islamisme radical et la capacité (ou, plus probablement, l'incapacité) des services belges à détecter ses réseaux. (A.L.)
    recommander
    imprimer
    envoyer

    http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2007/04/27/article_terrorisme_la_surete.shtml

      La date/heure actuelle est Ven 22 Juin - 17:38