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    M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

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    silverbold
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    M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  silverbold le Ven 13 Avr - 8:37

    M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école
    LE MONDE | 11.04.07 | 15h45 • Mis à jour le 11.04.07 | 15h45


    Tenus à la veille du week-end pascal lors d'une réunion à Paris, les propos de Nicolas Sarkozy affirmant que "les parents ne sont pas membres de la communauté éducative" ont déclenché, bien qu'avec un temps de retard, de vives réactions des organisations de parents d'élèves. Il s'agit d'"une attaque de plein fouet" contre le rôle des parents à l'école, venant "détruire quarante ans de travail" et risquant de déclencher une "guerre pédagogique", juge le président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). C'est une déclaration "surprenante" et qui "exige une clarification", estime pour sa part la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP).



    Le candidat de l'UMP, qui s'exprimait vendredi 6 avril à la Mutualité, à Paris, lors de la rencontre "Femmes et égalité des chances", a consacré un passage de son discours à décrire "une école où les familles ont des devoirs, mais aussi des droits". "Pour autant, a-t-il dit, je n'accepte pas que les parents soient considérés comme des membres parmi d'autres de la communauté éducative. Les parents ne sont pas membres de la communauté éducative, ils sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. Je ferai abroger par le Parlement cette disposition de la loi Jospin de 1989, qui a mis en oeuvre une vision tellement dogmatique et idéologique de l'école."

    M. Sarkozy a ensuite énuméré ce que devraient être selon lui les droits des parents en matière scolaire, citant successivement le "droit de connaître les performances" de l'établissement et celles de leur enfant, le "droit d'être immédiatement informés" si celui-ci "décroche", le droit "d'être reçus par les enseignants et le chef d'établissement" quand ils le demandent et celui de retirer leur enfant "d'une école dont le niveau ne permet pas de lui garantir un avenir". "C'est pour cela, a-t-il conclu sur ce sujet, que je veux supprimer la carte scolaire parce que choisir l'école de ses enfants est à mes yeux une liberté fondamentale."

    M. Sarkozy n'a pas fait allusion à la représentation des parents dans les diverses instances de l'éducation nationale : conseils d'école, conseils d'administration dans le second degré et instances consultatives à l'échelle académique et nationale. Consacrée par la loi d'orientation de Lionel Jospin en 1989, mais réaffirmée par la loi d'orientation sur l'avenir de l'école d'avril 2005, de François Fillon, la notion de "communauté éducative", associant les représentants des parents au fonctionnement de l'institution, est aujourd'hui largement acceptée dans l'éducation nationale. Elle est, aussi, difficilement dissociable de ces modalités de représentation.

    "VISION RÉACTIONNAIRE"

    Pour Faride Hamana, président de la FCPE, qui avait déjà été outré, une semaine auparavant, par la défection des candidats à une réunion de sa fédération consacrée à l'élection présidentielle, les déclarations de M. Sarkozy visent clairement à remettre en cause les modalités de représentation des parents. "C'est explosif, mais c'est cohérent. C'est une vision totalement libérale et réactionnaire, qui tourne le dos au dialogue. Même avec Gilles de Robien, nous avions réussi, sur ce thème, à avoir un décret qui convenait à tout le monde", a-t-il commenté en faisant allusion au décret du 28 juillet 2006 sur le rôle des parents d'élèves.

    "Le droit d'aller voir ailleurs, qu'on nous propose, c'est un leurre, poursuit-il. Si tout est remis en cause, s'il n'y a pas de représentation des parents, il y aura des conflits ouverts, car l'institution génère forcément des tensions. Pour faire plaisir à des minorités agissantes, M. Sarkozy est en train de générer du chaos dans le pays."

    Jean-François Le Helloco, vice-président de la PEEP, estime que si ces déclarations signifient que "chacun, enseignants et parents, a ses droits de son côté, ce n'est pas la bonne solution". "On ne peut pas considérer que la part des parents s'arrête à la porte de l'école, souligne-t-il. Si c'est ça, nous ne pouvons pas l'accepter."

    Luc Cédelle

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-894431,0.html
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    MP

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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  MP le Ven 13 Avr - 9:02

    On n'en sait pas assez, je pense, pour débattre.

    Mais il est clair que les "représentants" des parents dans les différences instances ne représentent qu'eux-mêmes.

    Autre constat : une quantité sans cesse croissante de parents se préoccupent d'avantage de leur confort de vie que de la qualité de l'enseignement de leurs enfants, et sont plus disposés à vilipender les écoles "qui donnent trop de travail" que celles qui n'arrivent même plus à travailler l'orthographe ...

    Je déteste aussi le terme de "comunauté éducative", qui brouille les rôles :

    l'école est là pour instruire ; les parents pour éduquer.

    La 'concertation" n'a jamais produit des enfants cultivés, mais un horrible mic-mac qui dé-responsabilise tous les acteurs.

    Quand au palmarès des résultts scolaires, et au libre choix des parents pour la détermination de l'établissement scolaire de leurs enfants, cela me semble tout à fait indispensable ...

    Il est même scandaleux, par la carte scolaire et le secret des résultats, de soutenir desécoles qui ne vaalent rien, et d'en laisser dautres, de grande valeur, ramer pour avoir des élèves.

    L'école est un "produit", et le consommateur a le droit de savoir ce qu'il achète.
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    tito varich
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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  tito varich le Ven 13 Avr - 11:18

    L'école est sans doute le mode d'instruction le plus stupide qu'il soit. Pas étonnant que ce soit celui privilégié dans nos sociétés avancées...
    Hélas, il n'y a pas d'alternative, pas de collectivité qui prenne en charge l'intruction des enfants. Donc, jusqu'à nouvel ordre, je suis bien obligé d'y mettre mes enfants dans cette prostipatéticienne d'école. Et donc de garder un oeil alerte sur ce qui s'y passe. Et il me semble que ce que raconte MP au sujet des représentants des parents est vrai. Mais ce ne fut pas toujours le cas. Plus on avance vers une désagrégation des liens entre les gens, plus on devient individualiste, plus on prend l'habitude de ne pas tenir compte des intérêts communs au profit des siens propres.
    A mon idée, la question est très fortement liée à la gestion de l'espace et au cloisennement de communautés et de faisceaux sociaux dans des ghettos.
    Imposer une réelle mixité sociale dans l'espace me semble tout à fait essentiel.
    La question des flux et du transport est aussi importante. Combien est-il stupide de se retrouver dans des configurations où il faut parfois faire 15 Km en voiture pour amener ses enfants dans une école de choix et où ceux qui n'en n'ont pas les moyens doivent se contenter d'écoles poubelles.


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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  JanL le Ven 13 Avr - 12:07

    L'école est sans doute le mode d'instruction le plus stupide qu'il soit. Pas étonnant que ce soit celui privilégié dans nos sociétés avancées...
    Hélas, il n'y a pas d'alternative, pas de collectivité qui prenne en charge l'intruction des enfants. Donc, jusqu'à nouvel ordre, je suis bien obligé d'y mettre mes enfants dans cette prostipatéticienne d'école.

    T'es de mauvais poil aujourd'hui? Wink

    Je trouve que tu es excessif dans ton jugement. Il y a encore plein d'enfants et d'ados qui sont heureux dans leur école.
    Ne jette pas le bébé avec l'eau du bain stp.

    A mon idée, la question est très fortement liée à la gestion de l'espace et au cloisennement de communautés et de faisceaux sociaux dans des ghettos.
    Imposer une réelle mixité sociale dans l'espace me semble tout à fait essentiel.

    A part quelques exceptions près, la mixité sociale existe au moins jusqu'en deuxième-troisième secondaire. C'est à ce moment là que, globalement, se réalise le tri et l'aiguillage vers les différentes filières, au moment où les acquis de base sont mis en action.

    Comme pas mal de gens, je pense qu'il faut avant tout travailler au renforcement de ces bases (math, français) et compenser les inégalités dont souffrent certains élèves.
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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  MP le Ven 13 Avr - 12:55

    La question des flux et du transport est aussi importante. Combien est-il stupide de se retrouver dans des configurations où il faut parfois faire 15 Km en voiture pour amener ses enfants dans une école de choix et où ceux qui n'en n'ont pas les moyens doivent se contenter d'écoles poubelles.

    Ce n'est pas en envoyant les enfants "cultivés" et travailleurs dans les pires des écoles qu'on relèvera le niveau de ces écoles.

    Si on consentait par contre à créer des "bacs", bref, des examens nationaux corrigés à l'extérieur, tous les deux ans, dans toutes nos écoles,
    on en finirait net avec le laxisme ou le je m'en foutisme de certaains enseignants : le taux de réussite serait obligatoirement affiché sur la porte, ce qui serait hautement motivant Very Happy

    Actuellement, en recrute sur des thèmes douteux comme "le bonheur de l'enfant" (?), les délices de la cantine, la souplesse de la garderie ou le beaux voyages scolaires.

    Avec les résultats affichés, on parlerait enfin que ce qui est intéressant : l'orthographe, et les tables de multiplication ...

    L'été dernier la RTBF avait filmé une "délibération" dans une école fort "immigrée". Ca donnait ceci :
    - hum, Fatima n'a que 2 en calcul et 3 en français
    - oui, mais c'est une brave fille, et elle n'a presque pas (?) brossé ...
    - vous êtes toutes d'accord qu'on lui donne sa moyenne ?
    Affaire conclue prestement.

    Il est temps de réaliser que l'enseignement est la base de toute la vie ultérieure, et qu'il mérite un peu plus de sérieux.
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    tito varich
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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  tito varich le Ven 13 Avr - 15:14

    Je suis incontestablement de très mauvais poil... mais mon porpos n'en est pas moins à prendre au sérieux.

    L'école n'est certaiement pas un haut lieu d'enseignement et ne l'a jamais été. C'est une stricte institution normalisatrice dont sont rejetés tous ceux qui, pour des raisons diverses, ne se fondent pas dans le moule. Cette institution est complètement et structurellement incapable de revenir sur les inégalités de fait qui séparent les populations.

    Mais au-delà, même les écoles d'élites sont incapables d'amener les élèves à maîtriser les fondamentaux. Ceux qui sortent de Catteau sont nuls en math, ceux qui sortent de Decroly sont nuls en langue et en orthographe, ceux qui sortent de Jacquemin sont généralement confinés à un conformisme a-critique, ceux qui sortent du Lycée français sont incapables d'expression orale... et la liste est sans fin.
    Quand aux tables de multiplications, voilà bien un savoir sans intérêt. L'esprit mathématique ne peut ce réduire à cela, et cela va à l'entontre de toute dynamique analytique.

    Pour qu'un système d'enseignement ai la moindre chance de remplir ses objectifs (qui doivent être l'autonomisation des jeunes, leur émancipation, et l'acquisition des savoirs, des connaissances et des habiletés nécessaires à ce qu'ils deviennent des adultes autonomes et responsables) il est indispensable que chacun reçoive la plus grande attention quant à son individualité, à son parcours biographique propre et à ses dispositions intimes. Sans cela il ne s'agit que de faire le tri entre ceux qui peuvent très bien se passer d'école (et qui s'y sentent bien) et ceux qui auraient absolument besoin d'école (et qui sont exclus de l'acquisition des savoirs).
    L'école est une institution qui ne peux pas remplir ces missions. Parce qu'elle nie par excellence tout ce qui fait de l'enfant ce qu'il est.

    Alors certes bien des enfants sont heureux à l'école. Pour ma part, j'y ai sans doute passé parmi les meilleurs moments de ma vie. Mais ceux qui sont dans mon cas ne sont qu'une infime minorité. Et les systèmes qui ne conviennent qu'à une minorité, soit ne doivent être maintenus que pour elle, soit doivent être abattus et remplacés par un système qui convienne à la majorité.


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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  tito varich le Ven 13 Avr - 15:24



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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  JanL le Ven 13 Avr - 16:05

    Désolé, je ne te suis pas.

    Il y a certes beaucoup à redire sur nos écoles mais elles font encore un travail remaquable à de nombreux points de vue.
    Elles forment tant les élites qu'elles apprenent à lire et à écrire, tant bien que mal, à 90% de la population puisqu'il est notoire qu'il y a +-10% d'analphabètes en Belgique.

    J'ai l'impresion à te lire que l'école que tu souhaites n'existe pas et n'existera jamais. Ton discours me fait penser à celui d'un enfant gâté qui a perdu le sens des réalités.
    Les trois quart de la planète nous envient notre enseignement mais pour toi il ne vaut pas tripette. Comment est-ce que tu l'expliques?

    Je rencontre dans mon travail beaucoup de jeunes qui, c'est vrai, sont malheureux à l'école. Mais ce que je constate souvent à l eur propos, c'est qu'on ne leur a pas appris à aimer l'école, que les discours que leur renvoient leur parents, leurs pairs ou les médias, c'est que ce qui compte, c'est de gagner de l'argent,vite, et de ne pas s'encombrer de savoirs inutiles.
    D'ailleurs, quand tu discutes avec un adulte qui dans sa jeunesse a quitté l'école trop tôt, il te dira souvent que c'était une erreur, qu'il aurait du s'accrocher.

    L'école ne peut ne peut pas tout et elle ne le doit pas. Les parents et les élèves eux-mêmes ont une responsabilité dans les difficultés qu'ils connaissent. Dire le contraire, au-delà de toute critique raisonnable du système, est irresponsable à mes yeux.

    Plutôt que de détruire l'école, améliorons-la, et transmettons à nos enfants le goût d'apprendre et de l'effort. study scratch cheers
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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  MP le Ven 13 Avr - 16:22

    tito varich"]Je suis incontestablement de très mauvais poil... mais mon porpos n'en est pas moins à prendre au sérieux.

    il semble que le printemps ne te réussisse pas Smile

    L'école n'est certaiement pas un haut lieu d'enseignement et ne l'a jamais été. C'est une stricte institution normalisatrice dont sont rejetés tous ceux qui, pour des raisons diverses, ne se fondent pas dans le moule. Cette institution est complètement et structurellement incapable de revenir sur les inégalités de fait qui séparent les populations.

    Ce n'est d'ailleurs pas sa vocation ! L'école est un peu comme un stade : chacun y fait de l'exercice, mais personne ne sera jamais semblable aux autres. Le devoir de l'école est de soutenir les maigres progrès des uns, sans pour autant frénéer les autres.

    Mais au-delà, même les écoles d'élites sont incapables d'amener les élèves à maîtriser les fondamentaux. Ceux qui sortent de Catteau sont nuls en math, ceux qui sortent de Decroly sont nuls en langue et en orthographe, ceux qui sortent de Jacquemin sont généralement confinés à un conformisme a-critique, ceux qui sortent du Lycée français sont incapables d'expression orale... et la liste est sans fin.

    Presque vrai !


    Quand aux tables de multiplications, voilà bien un savoir sans intérêt. L'esprit mathématique ne peut ce réduire à cela, et cela va à l'entontre de toute dynamique analytique.

    Pendant que tes jojos doivent compenser leur absence d'automatisme en recalculant chaque multiplication, ils n'ont plus de temps pour une réflexion plus intéressante. J'en sais quelque chose : mes petits génies doivent réfléchir pour trouver 6 x 6 Very Happy



    Pour qu'un système d'enseignement ai la moindre chance de remplir ses objectifs (qui doivent être l'autonomisation des jeunes, leur émancipation, et l'acquisition des savoirs, des connaissances et des habiletés nécessaires à ce qu'ils deviennent des adultes autonomes et responsables) il est indispensable que chacun reçoive la plus grande attention quant à son individualité, à son parcours biographique propre et à ses dispositions intimes. Sans cela il ne s'agit que de faire le tri entre ceux qui peuvent très bien se passer d'école (et qui s'y sentent bien) et ceux qui auraient absolument besoin d'école (et qui sont exclus de l'acquisition des savoirs).
    L'école est une institution qui ne peux pas remplir ces missions. Parce qu'elle nie par excellence tout ce qui fait de l'enfant ce qu'il est.

    Tu oublies que l'école est aussi un exercice permanent de travail. Et de travail d'équipe. A trop considérer l'unicité de l'être, on fabrique des petits cons ombilliqués, qui traineront toute leur vie des problèmes psychologiques.
    Quant à dire si elle remplit ou non ses missions, j'ai déjà dit la débilité des programmes, conçus pour que le dernier des lobotomisés réussisse.
    Mais elle offre assez de sections (trop peut-être) pour que chacun puisse donner sa mesure.
    C'est fou aussi ce qu'un enfant peut devenir génial quand il est mis face au "marche ou crève" Smile A toujours vouloir lui dérouler le tapis plain, on en fait un être démotivé, ignare, et sans aucune confiance en lui.

    Ceci dit, veux-tu supprimer l'école ? Et la remplacer par quoi ?

    Alors certes bien des enfants sont heureux à l'école. Pour ma part, j'y ai sans doute passé parmi les meilleurs moments de ma vie. Mais ceux qui sont dans mon cas ne sont qu'une infime minorité. Et les systèmes qui ne conviennent qu'à une minorité, soit ne doivent être maintenus que pour elle, soit doivent être abattus et remplacés par un système qui convienne à la majorité.

    Disons surtout que l'école obligatoire jusqu'à 18 ans est une mesure ignoblement démagogique : les gosses non motivés y font un doctorat en glandage et dépréciation personnelle.
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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  tito varich le Ven 13 Avr - 18:09

    CONCLUSION

    On est analphabète, on reste analphabète malgré la participation à des cours d’alpha, parce
    qu’on n’est pas partie prenante des circuits de communication et d’expression culturelle,
    sociale, politique et économique. Et que dès lors on n’a pas de raisons de lire.
    Il faut être, d’abord et sans équivoque, reconnu dans ses compétences et reconnu comme un
    citoyen à part entière pour avoir des raisons d’acquérir de nouveaux savoirs et l’occasion de
    les exercer.
    Aussi aucune politique d’alphabétisation ne peut avoir d’effet si on ne se donne pas également
    pour objectif de construire une société qui cesse de produire des exclusions, qui permette à
    tous de vivre dans la dignité, qui garantisse à chacun une réelle sécurité d’existence, sans
    laquelle aucun projet de formation n’est possible
    Et aucune action d’alphabétisation ne peut avoir d’effet si elle ne permet pas de se confronter
    aux questions du lien social, du sens de sa vie et de l’apprentissage, des valeurs et du pouvoir.
    Source : http://communaute-francaise.lire-et-ecrire.be/content/view/82/84/

    Le mode scolaire est inopérant à mettre les enfants dans les conditions nécessaires à ce qui est énoncé ici.
    Par contre, le lien social tissé dans des réseaux de proximité où chacun est coresponsable de la prise en charge de l'enseignement des enfants est un bon modèle. Ceci n'invalide pas l'idée qu'il y ait des classes. Mais l'école n'est pas un lieu de classes, c'est un parc animalier pour les pauvres et une garderie pour les riches. Avec ceci en plus qu'elle contraint les corps et les esprits à être normaux ou à être exclus du système.

    Lire aussi : http://communaute-francaise.lire-et-ecrire.be/images/documents/analyses2005/dualisation_ecoles_bruxelles.pdf


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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  hauteclaire le Ven 13 Avr - 19:27

    Tito :
    On est analphabète, on reste analphabète malgré la participation à des cours d’alpha, parce
    qu’on n’est pas partie prenante des circuits de communication et d’expression culturelle,
    sociale, politique et économique. Et que dès lors on n’a pas de raisons de lire.

    C'est même pire que ça : il existerait ( je tiens l'information d'une dame qui fait office d'écrivain public ) un pourcentage effrayant d'analphabètes dits "secondaires" . Des gens qui ont appris à lire et à écrire à l'école , sans grands problèmes ...et qui "oublient" ce savoir parce qu'ils ne l'ont jamais plus utilisé dès la fin de leur scolarité , la lecture n'étant pas dans les habitudes de leur milieu socio-familial .Evidemment , ça paraît difficile à concevoir ...
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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  MP le Ven 13 Avr - 19:36

    [quote="tito varich"]
    CONCLUSION

    On est analphabète, on reste analphabète malgré la participation à des cours d’alpha, parce
    qu’on n’est pas partie prenante des circuits de communication et d’expression culturelle,
    sociale, politique et économique. Et que dès lors on n’a pas de raisons de lire.
    Il faut être, d’abord et sans équivoque, reconnu dans ses compétences et reconnu comme un
    citoyen à part entière pour avoir des raisons d’acquérir de nouveaux savoirs et l’occasion de
    les exercer.
    Aussi aucune politique d’alphabétisation ne peut avoir d’effet si on ne se donne pas également
    pour objectif de construire une société qui cesse de produire des exclusions, qui permette à
    tous de vivre dans la dignité, qui garantisse à chacun une réelle sécurité d’existence, sans
    laquelle aucun projet de formation n’est possible
    Et aucune action d’alphabétisation ne peut avoir d’effet si elle ne permet pas de se confronter
    aux questions du lien social, du sens de sa vie et de l’apprentissage, des valeurs et du pouvoir.
    Source : [url=http://communaute-francaise.lire-et-ecrire.be/content/view/82/84/
    http://communaute-francaise.lire-et-ecrire.be/content/view/82/84/[/quote[/url]]

    La source dit tout ! Very Happy Very Happy Very Happy Donc, il ne suffirait pas que la société accueille ces gens, les prennent en charge, leur organise des cours d'alphabétisation, mais les bénéficiares "bouderont" jusqu'à ce qu'à force d'hommages et de reconnaissances (de quoi) ils deviennent de meilleure humeur ?

    Assez rigolé. La valeur personnelle, cela s'acquiert à la force du poignet. Non mais ...

    Le mode scolaire est inopérant à mettre les enfants dans les conditions nécessaires à ce qui est énoncé ici.

    Heureusement ! Ce serait aussi ridicule que ces familles à genoux devant le gosse pour qu'il veuille bien bouffer sa panade silent

    Par contre, le lien social tissé dans des réseaux de proximité où chacun est coresponsable de la prise en charge de l'enseignement des enfants est un bon modèle. Ceci n'invalide pas l'idée qu'il y ait des classes. Mais l'école n'est pas un lieu de classes, c'est un parc animalier pour les pauvres et une garderie pour les riches. Avec ceci en plus qu'elle contraint les corps et les esprits à être normaux ou à être exclus du système.

    Et cependant, tous nos grands hommes, tous nos romanciers, tous nos savants sortent de l'école ! Une école où on ne devait pas tisser un réseau social autour de chaque môme caractériel, mais où la trigonométrie s'enseignait à coups de pieds bien placés Very Happy

    Il en ressortait des enfants épanouis, instruits, et capable de faire face à des difficultés.
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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  MP le Ven 13 Avr - 19:40

    C'est même pire que ça : il existerait ( je tiens l'information d'une dame qui fait office d'écrivain public ) un pourcentage effrayant d'analphabètes dits "secondaires" . Des gens qui ont appris à lire et à écrire à l'école , sans grands problèmes ...et qui "oublient" ce savoir parce qu'ils ne l'ont jamais plus utilisé dès la fin de leur scolarité , la lecture n'étant pas dans les habitudes de leur milieu socio-familial .Evidemment , ça paraît difficile à concevoir ...

    C'est tout à fait exact ! Un de mes copains, COR, avait été chargé d'alphabétiser les recrues illettrées, il y a déjà belle lurette ! Déjà cela représentait 10 % des ploucs.

    Vérification faite, ils avaient tous su lire au sortir de primaires "mais avaient oublié parce qu'ils n'avaient plus jamais lu".

    Mon copain tentant de les motiver (difficilement) leur faisait miroiter la possibilité de lire les résultats de foot. Eclat de rire de la classe : 'm'enfin, mon Lieutenant, vous n'avez pas la télé ?"

    A l'époque, il ne l'avait pas, mais tous ses illettrés oui, bien entendu Very Happy
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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  tito varich le Ven 13 Avr - 21:51

    MP a écrit:
    Assez rigolé. La valeur personnelle, cela s'acquiert à la force du poignet. Non mais ...

    Faut croire que les pauvres ont quelque chose de génétique qui les en empêche. La solution c'est peut-être de les euthanasier, pour accélérer la sélection naturelle.

    Et cependant, tous nos grands hommes, tous nos romanciers, tous nos savants sortent de l'école ! Une école où on ne devait pas tisser un réseau social autour de chaque môme caractériel, mais où la trigonométrie s'enseignait à coups de pieds bien placés Very Happy

    Et à part Staline et Jésus, tu peux m'en citer beaucoup des grands hommes qui sont issus d'un milieu défavorisé socialement?
    Les futurs grands hommes n'ont pas besoin de l'école. Regarde Einstein.

    Merde, en me relisant, j'ai l'impression que j'écris rèche. Je dois vraiment être de mauvais poil. Mais je vous aime hein, n'en doutez pas.

    Post Scriptum (j'arrive pas à abréger ça) : Bien d'accord avec MP, une des pires scléroses c'est la télé. Je suis pour qu'on supprime purement et simplement les émissions de variété, les publicités et que les journaux télévisés soient supervisés directement par une commission paritaire du CSA.


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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  MP le Ven 13 Avr - 22:00

    Faut croire que les pauvres ont quelque chose de génétique qui les en empêche. La solution c'est peut-être de les euthanasier, pour accélérer la sélection naturelle.

    Inutile de faire de l'humour Very Happy Partout et toujours, nécessité fait loi. o a vu pendant la guerre des brodeuses se mettre à fabriquer les avions, des dames du monde se taper 50 km à vélo pour aller chercher un bout de gras, et des gens réputés peu doués apprendre l'allemand ou l'anglais en une semaine.

    Et à part Staline et Jésus, tu peux m'en citer beaucoup des grands hommes qui sont issus d'un milieu défavorisé socialement?
    Les futurs grands hommes n'ont pas besoin de l'école. Regarde Einstein.

    Tu es ignoblement bourgeois sans le savoir. Il est certain que le fils d'avocat, élevé dans des déclamations de poètes classiques, a quelques longueurs d'avance en humanités sur celui qui n'a jamais entendu qu'éructer devant un match de foot. Mais n'y a-t-il pas mille manières totalement différentes de "réussir" sa vie ? Ne voit-on pas des autodidactes employer des dizaines d'ingénieurs ? Ou des ébénistes qui gagnent trois fois ce qu'empoche un Ministre, tout en vivant dans un contexte détendu et esthétique ?

    Merde, en me relisant, j'ai l'impression que j'écris rèche. Je dois vraiment être de mauvais poil. Mais je vous aime hein, n'en doutez pas.

    Moi aussi, je t'aime bien. Et comme il n'y a pas d'école d'amitié, nous sommes des autodidactes très aboutis Very Happy Very Happy Very Happy
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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  Mck le Ven 13 Avr - 22:37

    tito varich a écrit:
    CONCLUSION

    On est analphabète, on reste analphabète malgré la participation à des cours d’alpha, parce
    qu’on n’est pas partie prenante des circuits de communication et d’expression culturelle,
    sociale, politique et économique. Et que dès lors on n’a pas de raisons de lire.
    Il faut être, d’abord et sans équivoque, reconnu dans ses compétences et reconnu comme un
    citoyen à part entière pour avoir des raisons d’acquérir de nouveaux savoirs et l’occasion de
    les exercer.
    Aussi aucune politique d’alphabétisation ne peut avoir d’effet si on ne se donne pas également
    pour objectif de construire une société qui cesse de produire des exclusions, qui permette à
    tous de vivre dans la dignité, qui garantisse à chacun une réelle sécurité d’existence, sans
    laquelle aucun projet de formation n’est possible
    Et aucune action d’alphabétisation ne peut avoir d’effet si elle ne permet pas de se confronter
    aux questions du lien social, du sens de sa vie et de l’apprentissage, des valeurs et du pouvoir.
    Source : http://communaute-francaise.lire-et-ecrire.be/content/view/82/84/

    Le mode scolaire est inopérant à mettre les enfants dans les conditions nécessaires à ce qui est énoncé ici.
    Par contre, le lien social tissé dans des réseaux de proximité où chacun est coresponsable de la prise en charge de l'enseignement des enfants est un bon modèle. Ceci n'invalide pas l'idée qu'il y ait des classes. Mais l'école n'est pas un lieu de classes, c'est un parc animalier pour les pauvres et une garderie pour les riches. Avec ceci en plus qu'elle contraint les corps et les esprits à être normaux ou à être exclus du système.

    Lire aussi : http://communaute-francaise.lire-et-ecrire.be/images/documents/analyses2005/dualisation_ecoles_bruxelles.pdf

    J'avoue ne pas trop comprendre...

    Veux-tu dire que tu serais en faveur - sans doute irréalisable malheureusement - du principe des précepteurs ceci en oppsition à des sortes d'"écoles-industrielles" ?
    scratch


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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  tito varich le Ven 13 Avr - 23:17

    MP a écrit:Inutile de faire de l'humour Very Happy
    Pardon...

    MP a écrit:Partout et toujours, nécessité fait loi. o a vu pendant la guerre des brodeuses se mettre à fabriquer les avions, des dames du monde se taper 50 km à vélo pour aller chercher un bout de gras, et des gens réputés peu doués apprendre l'allemand ou l'anglais en une semaine.

    Voilà exactement où je veux en venir. Pas besoin d'école pour ça. Remettre les gens face aux nécessités simples, sortir de la consommation pure pour avoir toutes les bonnes raisons de se remettre à comprendre comment on fait les choses. Cesser de nous abreuver de choses toutes faites pour enfin nous remettre dans les conditions de devoir savoir et savoir faire par nous même. Mettre les enfants, les adolescents et finalement les adultes sous perfusion capitalistique, biberonnant du prémaché (mais mal maché), c'est là qu'est le vice. Et en attendant que les petits deviennent de grands incapables ou des grands hommes, on les parques dans des écoles.

    Cela répond en partie à la question que me pose Mck. Non, pas de précepteurs. Que ceux qui savent transmettent. De toutes les façons possibles, qu'ils inventent des façons nouvelles, qu'ils aient des égards pour ce qui fait la personnalité de chacun des enfants qu'ils ont devant eux et qu'il mettent en valeur ce à quoi ils accèdent. Mais pas par un système standardisé, noramlisé, normalisant. La normale est un leurre épouventable d'exclusion.

    MP a écrit:Tu es ignoblement bourgeois sans le savoir. Il est certain que le fils d'avocat, élevé dans des déclamations de poètes classiques, a quelques longueurs d'avance en humanités sur celui qui n'a jamais entendu qu'éructer devant un match de foot.

    Je suis certainement un bourgeois, je n'essaye pas de me faire passer pour un autre. Je suis pas du genre à me plaindre d'une soi-disant mauvaise condition sociale sous prétexte que je suis de gauche. J'estime qu'il n'est pas nécessaire d'être juif pour pouvoir critiquer la politique d'Israël, et qu'il n'est pas nécessaire de se faire passer pour un prolo pour critiquer le système dans ce qu'il a d'oppressant pour ceux qui n'en tirent pas les "bienfaits".

    Mais je ne peux pas te rejoindre dans ce que tu dis là MP. Je ne reconnais pas plus d'humanité à un personnage cultivé qu'à un pauvre violeur récidiviste. Je fréquente les deux, et, bien que je n'en tire pas de généralité, mes plus belles leçons d'humanité m'ont été données par les seconds... étonnant.

    MP a écrit:Mais n'y a-t-il pas mille manières totalement différentes de "réussir" sa vie ? Ne voit-on pas des autodidactes employer des dizaines d'ingénieurs ? Ou des ébénistes qui gagnent trois fois ce qu'empoche un Ministre, tout en vivant dans un contexte détendu et esthétique ?

    Oui bien sûr, mille manières et d'avantages. Mais les autodidactes dont tu parle sont une infîme minorité. Et leurs parcours ne sauraient être pris en exemple et comme base pour la réflexion au sujet de comment bien réussir sa vie. La question est pourquoi les autres n'y parviennent pas. Et la réponse n'est pas qu'ils sont paresseux ou idiots.

    MP a écrit:Et comme il n'y a pas d'école d'amitié, nous sommes des autodidactes très aboutis Very Happy Very Happy Very Happy

    Sans conteste !

    Bon, je vais me jouer un petit air de violon et je repasse vous voir...


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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  Mck le Ven 13 Avr - 23:41

    J'avoue ne pas très bien saisir : pourrais-tu répondre à ce deux questions question ?

    Chez qui les enfants recevraient-ils leur connaissance ? Qui et sur quelles bases ces personnes seraient-elles choisies ? (ou bien qui et comment iraient choisir les enfants pour qu'ils aillent chez telle personne ? )


    Par qui, comment, où et sur quels bases le choix d'un métier, d'un secteur d'apprentissage se fera-t-il ?


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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  tito varich le Sam 14 Avr - 0:36

    Mck a écrit:J'avoue ne pas très bien saisir : pourrais-tu répondre à ce deux questions question ?

    Chez qui les enfants recevraient-ils leur connaissance ? Qui et sur quelles bases ces personnes seraient-elles choisies ? (ou bien qui et comment iraient choisir les enfants pour qu'ils aillent chez telle personne ? )


    Par qui, comment, où et sur quels bases le choix d'un métier, d'un secteur d'apprentissage se fera-t-il ?

    Il n'est pas facile de répondre à ces questions. Je n'ai pas de modèle pré-pensé à proposer. Par ailleurs, il n'est pas tellement question de choix.
    Dans un contexte social où les personnes actualisent des réseaux de liens et de relations, s'intéressent aux autres et à ce qu'ils font, on trouve mille savoirs et mille savoir-faire. Pourquoi penser que tous doivent tout apprendre de façon synchrone? Qu'il faut que tous connaissent telle et telle choses particulières à tel et tel age? Il est possible d'apprendre une deuxième langue dès la naissance. Il suffit pour ça qu'un proche ne s'exprime qu'en cette langue en présence de l'enfant. Les mathématiques peuvent s'aquérir beaucoup plus tôt qu'on ne le croit.
    Pour ma part à 10 ans je savais comment calculer l'aire d'une surface quelconque par la pratique des intégrales. Et aujourd'hui je suis encore incapable d'écrire sans faute d'orthographe. Je lis et j'écris l'espagnol, mais je ne suis pas capable de suivre une conversation dans cette langue. Mes enfants à 4 et 5 ans connaissent les propriétés cinétiques et potentielles d'un pendule, mais le plus jeune ne parvient pas à faire un puzzle simple. L'enfant de huit ans d'un de mes amis compose au violon et maîtrise le solfège, alors qu'il n'est pas capable d'expliquer pourquoi un ballon tombe quand on le lache. Par ailleurs il parle français, néerlandais et portugais. Mais n'écrit qu'en néérlandais alors que sa langue maternelle est le français.

    A quoi bon connaître le rapport qu'il y a entre un centimètre, un décimètre, un mètre et un décamètre si ce n'est pour mesurer la longueur d'un bac à sable? Et c'est amusant de mesurer la longueur d'un bac à sable. S'il est circulaire et qu'on veut en connaître la surface, il est nécessaire de se familiariser avec cette drôle de notion qu'est 'pi'. Mais pourquoi? Pardi, parce que s'il on sait qu'il fait 40 centimètres de profondeur, et qu'une pluie torentielle a emporté le sable, on sait quelle quantité de sable il va falloir aller chercher pour le remplir à nouveau.
    C'est quoi du sable d'ailleurs?
    Ah, bonne question. Il y a différent types de sables. Du cocquillage concassé, du sable minéral... et on le trouve où? Ben, sur les plage et dans les carrières bien entendu. Et le sable de ne sert pas qu'à amuser les enfants. On l'utilise aussi dans la construction des maisons. Regarde, le voisin qui est en train de bâtir un garage pour sa voiture, il utilise du sable. Et pourquoi il utilise du sable. Et bien parce que le sable à la propriété de faire consistance quand il est mélangé avec du ciment et de tenir les birques assemblée solidement. Comment ça se fait ça? etc. etc.

    Pourquoi est-ce que la lune tourne autour de la terre? C'est vrai quoi, elle pourrait très bien prendre la tangente. Et bien non, parce qu'elle est en équilibre entre son accélération et l'attraction mutuelle entre la terre et elle-même. Comment ça? Et bien oui, regarde ce ballon (on en parlait) si je le lache il tombe... il attire la terre et la terre l'attire. C'est pour cela qu'il tombe, c'est aussi pour cela que nous pouvons rester debout et que nous nous ne envolons pas. Donc en toute hypothèse la lune devrait aussi tomber sur la terre. Mais elle ne le fait pas, parce que la force de sa vitesse (parce qu'elle tourne très vite, il ne lui faut que 28 jours pour faire le tour de la terre) tend à l'éloigner. Regarde ce yoyo, si je le fait tourner en le tenant par le bout de la ficelle, la ficelle reste tendue et le yoyo ne tombe pas, parce que sa vitesse produit une force qui l'écarte de ma main. Si je lache la ficelle il file. Si j'arrête de lui donner de la vitesse, il tombe.

    Pourquoi il fait des bruits bizarres le chat?
    D'abord c'est pas un chat, c'est une chatte. Une madame chat.
    etc.

    Tous les savoirs sont dans la nature. Certains nécessite peut-être d'être transmis sur un mode plus formel. Certains sont compétents pour enseigner. Qu'ils le fassent. Et encore, ce n'est pas tant des types de savoirs qui nécessitent cela, mais plutôt le rapport qu'untel ou untel autre a à ce type de savoir. Pour ma part je n'ai rien appris ni de la physique ni des mathématiques à l'école. Je me suis terriblement ennuyé à ces cours. Mon seul plaisir était de corriger les erreurs du prof. Mais je n'ai rien appris des langues non plus. Si j'avais été mis en présence de gens qui parlent néérlandais, anglais ou espagnol les choses auraient peut-être été autres.

    Donc voilà, je n'ai pas de réponse à ta première question. Je pense qu'il faut inventer, être très attentifs, très investi, très sensible à la nécessité de faire savoir nos savoirs et nos savoir-faire.

    Par contre pour l'autre, je pense qu'en mettant les enfants en présence d'un maximum de réalités, leur montrer l'éventail de nombreuses possibilités, de métiers et d'activités multiples, cela doit les mettres en meilleure situation de faire un choix. Pour ma part je n'ai pas eu cette chance. Si ça avait été le cas je n'aurais peut-être pas échoué à l'université... comme papa. Et je n'aurais pas attendu la trentaine pour me mettre à la musique.


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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  Krill le Sam 14 Avr - 0:52

    Nicolas a dit:
    M. Sarkozy a ensuite énuméré ce que devraient être selon lui les droits des parents en matière scolaire, citant successivement le "droit de connaître les performances" de l'établissement et celles de leur enfant,
    "les performances de l'établissement"... c'est à dire le taux de réussite par rapport à la moyenne nationale?
    c'est sûr qu'à Neuilly/seine ce n'est pas la même chose qu'à la Courneuve dans le 9-3 What a Face
    sinon, les parents sont déjà informés des "résultats" (les performances c'est pour les compétitions non? confused

    le "droit d'être immédiatement informés" si celui-ci "décroche", le droit "d'être reçus par les enseignants et le chef d'établissement" quand ils le demandent
    cela a toujours été le cas !

    et celui de retirer leur enfant "d'une école dont le niveau ne permet pas de lui garantir un avenir".
    encore plus bizarre la dialectique là !
    si une école ne "permet pas de garantir un avenir" à un enfant,
    elle ne le permet à aucun...
    ils doivent tous en être retiré... et l'école fermée ! Shocked
    à moins, à moins... que sa fangue ait lourchée...
    la phrase exacte devait être:
    et celui de retirer leur enfant "d'une école dont le niveau ne permet pas de lui garantir l'avenir socio-culturel et socio-économique en lien avec ses origines".
    ... ou un truc approchant !

    "C'est pour cela, a-t-il conclu sur ce sujet, que je veux supprimer la carte scolaire parce que choisir l'école de ses enfants est à mes yeux une liberté fondamentale."

    ... il existe les écoles privées pour ça !
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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  MP le Sam 14 Avr - 10:45

    [quote="tito varich"]
    MP a écrit:Inutile de faire de l'humour Very Happy


    Voilà exactement où je veux en venir. Pas besoin d'école pour ça. Remettre les gens face aux nécessités simples, sortir de la consommation pure pour avoir toutes les bonnes raisons de se remettre à comprendre comment on fait les choses. Cesser de nous abreuver de choses toutes faites pour enfin nous remettre dans les conditions de devoir savoir et savoir faire par nous même. Mettre les enfants, les adolescents et finalement les adultes sous perfusion capitalistique, biberonnant du prémaché (mais mal maché), c'est là qu'est le vice. Et en attendant que les petits deviennent de grands incapables ou des grands hommes, on les parques dans des écoles.

    Tu ooublies que, pour stocker utilement des provisions, il est bon de prévoir des étagères Smile Bref, il faut une structure mentale avant de se cultiver. Tu peux donner à quelqu'un un tas de livres sur un personnage historique, s'il n'a pas une vue synoptique de l'Histoire à l'époque, il ne comprendra pas grand chose ... Ou lui apprendre comme un perroquet certaines orthographes : s'il ne connait pas la grammaire, il se plantera toujours. A fond, la méthode que tu préconises me fait surtout songer à celle utilisée pour former les singes dans les capsules spatiales Very Happy Very Happy Very Happy


    Cela répond en partie à la question que me pose Mck. Non, pas de précepteurs. Que ceux qui savent transmettent.

    Encore faut-il organiser le rendez-vous entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas Very Happy Ce mécanisme existait à l'Université, où les personnages les plus éminents se soustrayaient quelques heures à l'action pour venir enseigner. Au grand bénéfice des étudiants qui étaient ainsi branchés en temps réel sur les matières les plus pointues. Mais la bêtise et la jalousie ont voulu que l'on appelle cela "un cumul inadmissible", et qu'on remplace ces gens de haut vol par des profs "professionnels" qui n'ont aucune expérience pratique des matières dont ils traitent.

    De toutes les façons possibles, qu'ils inventent des façons nouvelles, qu'ils aient des égards pour ce qui fait la personnalité de chacun des enfants qu'ils ont devant eux et qu'il mettent en valeur ce à quoi ils accèdent. Mais pas par un système standardisé, noramlisé, normalisant. La normale est un leurre épouventable d'exclusion.

    Non, Tito. Il y a tout de même un socle minimum de compétence à acquérir, que cela plaise ou non. Mis à part quelques gitants, aucun grand musicien profondément original n'a fait l'impasse aux cours de solfège et au Conservatoire : cela n'a en rien inhibé sa personalité, mais lui a donné une assise ...
    Ceux qui échouent auront bon brâmer que c'est à cause du "système", ils ne convaincront personne ... Surtout avec le choix incroyable de formations théoriques ou pratiques qui leur sont proposé.

    Mais je ne peux pas te rejoindre dans ce que tu dis là MP. Je ne reconnais pas plus d'humanité à un personnage cultivé qu'à un pauvre violeur récidiviste. Je fréquente les deux, et, bien que je n'en tire pas de généralité, mes plus belles leçons d'humanité m'ont été données par les seconds... étonnant.

    Pas étonnant, romantique ! Smile En fait de "leçon d'humanité", tu tombes dans le piège de l'émotivité. Pendant la guerre, certains nazis flinguaient femmes et enfants sans frémir mais, une heure plus tard, pleuraient parce que leur petit chat s'était cassé la patte ... Je n'appelle pas ça de l'"humanité".

    Oui bien sûr, mille manières et d'avantages. Mais les autodidactes dont tu parle sont une infîme minorité. Et leurs parcours ne sauraient être pris en exemple et comme base pour la réflexion au sujet de comment bien réussir sa vie. La question est pourquoi les autres n'y parviennent pas. Et la réponse n'est pas qu'ils sont paresseux ou idiots.

    Tu sais, pour avoir élevé des enfants, le phénomène que tu décris me semble tout à fait normal. Certains gosses, à deux ans, ont un potentiel affectifs, créatif, une vivacité, un goût de l'effort ou un esprit de répartie mannifestes, alors que d'autres sont à peine des tubes digestifs Smile D'autres escaladent déjà de fameux obstacles, alors que certains sont toujours vautrés dans leur parc sur des coussins. Et sauf nobles exceptions ou chocs traumatiques, ils ne changeront plus ... Qu'il s'agisse de règles innées ou acquises est de peu d'imortance, puisqu'on n'y changera pas grand chose ... Vois aussi la différence d'adaptabilité des gens, selon qu'ils proviennent d'une famille pleine d'humour, ou d'un entourage de râleurs mal baisés ...

    Tout au plus peut-on espérer que l'école permette aux moins gâtés de prendre une certaine distance avec le mauvais modèle familial ... Surtout s'ils ont la chance d'avoir des profs gais et positifs ...

    Notre devoir sociétal est de permettre à chacun d'aller aussi loin qu'il le peut dans son épanouissement, mais il serait erronné de prétendre que la stricte égalité des êtres est une obligation de résultats. Heureusement d'ailleurs pour la variété de nos sociétés.

    NB : dois-je haïr la société, mes enseignants, mes parents, et surtout toi, parce que je suis incpable de tirer le moindre miaulement d'un violon ?
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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  Mck le Sam 14 Avr - 11:49

    encore plus bizarre la dialectique là !
    si une école ne "permet pas de garantir un avenir" à un enfant,
    elle ne le permet à aucun...
    ils doivent tous en être retiré... et l'école fermée !
    à moins, à moins... que sa fangue ait lourchée...
    la phrase exacte devait être:
    et celui de retirer leur enfant "d'une école dont le niveau ne permet pas de lui garantir l'avenir socio-culturel et socio-économique en lien avec ses origines".
    ... ou un truc approchant !

    Je pense plutôt qu'il voulait dire que, dans les "écoles poubelles", lorsqu'un élève - quelque soit ses origines - veut bosser et réussir mais qu'il se trouve ralenti par le reste de la classe (voire de l'école), il devrait lui être possible de changer d'école pour cette raison - pour son épanouissement notament.

    De plus, la présence ou le départ d'un tel élève changera-t-elle quelque chose à l'école en question ?
    quelle seraitl 'avantage de le garder dans cette école ?
    Peut-on vraiment imaginer que la présence de cet élève bosseur motivera les autres à faire pareil ?
    Honnètement, j'en doute...


    L'école devrait-elle fermer ?
    Mais que se passerait-il alors ? Que feraient les "mauvais" élèves (en fait ceux qui ne voient aucun intérêt à l'école) ? ils iraient dans quelle autres écoles et que se paseraient-ils dans leurs nouvelles écoles en question ?


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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  Mck le Sam 14 Avr - 12:12

    tito a écrit:Il n'est pas facile de répondre à ces
    questions. Je n'ai pas de modèle pré-pensé à proposer. Par ailleurs, il
    n'est pas tellement question de choix.

    Bah, je demandias pas ça selon un modèle existant, pas spécialement de comparaison...

    Mais juste ton opinion, ce que tu imaginerais le mieux. (si tu ne v oi pas de mots adéquats, tu décris)


    Mettre le point sur l'exemple pratique, donner une motivation aux élèves, c'est une chose, mais au niveau pratique, comment le faire ?

    Pour certains domaine - physique par exemple - c'est évident...

    Exemple : en langue : comment donner envie d'apprendre l'orthographe ? (surtout à l'heure du sms)


    tito a écrit:Par contre pour l'autre, je pense qu'en
    mettant les enfants en présence d'un maximum de réalités, leur montrer
    l'éventail de nombreuses possibilités, de métiers et d'activités
    multiples, cela doit les mettres en meilleure situation de faire un
    choix. Pour ma part je n'ai pas eu cette chance. Si ça avait été le cas
    je n'aurais peut-être pas échoué à l'université... comme papa. Et je
    n'aurais pas attendu la trentaine pour me mettre à la musique.

    C'est ce qui transparaît (de façon flagrante je trouve) dans ta réponse à ma première question : la volonté de mettre la mise en pratique et de trouver, dans cette même pratique, une motivation pour l'enfant (et l'adolescent).



    Une question à se poser, c'est celle de l'utilité d'une grosse partie de ces connaissances...
    Mais dans ce cas-là, il faudrait savoir de quelles façons choisir les connaissances qui seront transmises à l'enfant/adolescent ?
    Après ça, il faut voir comment les transmettre, mais une fois le choix effectué, l'enfant/ado aura déjà plus de motiv ation : il fera ce qu'il voudra...
    On notera aussi un point : à force de ne vouloir que des gosses bardés de diplomes universitaires ou autres, des métier tels que ceux du bâtiments sont complètements abandonnés...

    Ca me fait un peu penser à Platon qui divisait (en gros) la société en trois catégories : penseurs (politiciens, professeurs), artisans (métiers manuels) et guerriers (militaires, force de l'ordre, etc).
    Mais s'il donnait une préférence à la première, il considèrait qu'à partir du moment où l'une d'elles commençait à poser problème, toute la société connaitrait des problèmes.
    Et c'est le cas actuellement... Il voyait dans l'école de base un moyen de sélectionner - sur base de ses capacités et de ses goûts - la voie sur laquelle mettre l'enfant...

    Ca fait un peu big brother, mais en fin de compte, qu'est ce que cela donne actuellement avec cette liberté irréfléchie et cette course au diplome qui est devenue synonyme (fictive) de valeur et nonde capacité réelle ?


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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  MP le Sam 14 Avr - 12:32

    Mais que se passerait-il alors ? Que feraient les "mauvais" élèves (en fait ceux qui ne voient aucun intérêt à l'école) ? ils iraient dans quelle autres écoles et que se paseraient-ils dans leurs nouvelles écoles en question ?

    Les écoles conventionnelles devraient être réservées aux élèves motivés (je n'ai pas dit "bons", mais motivés, c'est à dire qui essaient d'apprendre).

    Ceux qui ne le sont manifestement pas devraient faire l'objet d'un examen particulier :

    - environnement familial défavorable ? On peut y remédier, quitte à mettre la pression sur les parents si nécessaire.

    - allergie aux cours "théoriques" (quoiqu'ils le soient de moins en moins, n'entrainant plus guère les élèves à l'abstraction) : les orienter vers des sections essentiellement pratique, genre "formation des classes moyennes", qui donnent de brillants résultats (un jour de classe, 4 jours d'apprentissage).

    - élève brillant mais détestant l'école ? Cours par correspondance et Jury Central.

    - élèves dissipés par la mixité ? Classes unisexes.

    Tout le monde crache sur les écoles-poubelles, mais personne ne veut réellement y remédier. Une école poubelle est une école dans laquelle trop d'élèves viennent comme dans une "prison de jour" et n'en ont rien à cirer.

    Au nom d'un égalitarisme crétin qui ne mène à rien.

    Chaque élève a le droit de pouvoir faire des études, et de bénéficeir d'un coup de pouce en cas de difficulté passagère. Mais "nemo coegit ad actum", et s'il ne veut pas étudier, il faut l'occuper à autre chose.

    Et surtout ne pas perturber ceux qui veulent étudier.
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    MP

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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

    Message  MP le Sam 14 Avr - 12:36

    Une question à se poser, c'est celle de l'utilité d'une grosse partie de ces connaissances...

    La question est la même que de savoir pourquoi des gens, qui vivent dans un fauteuil et ne se déplacent qu'en voiture font du jogging ou des pompages. Pratiquement, c'est inutile, mais leur condition physique en dépend.

    A l'identique, pouvoir comprendre et assimiler une matière, quelle qu'elle soit, est un excellent exercice mental, absolument indispensable. Il augmente le "contenu" du cerveau chez les jeunes, et protège les vieux de la maladie d'Althzeimer Very Happy

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    Re: M. Sarkozy remet en question la place des parents à l'école

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