Alter-MuRAX

Mar 17 Oct - 8:37


    Dans la dernière ligne droite, Royal soigne sa gauche

    Partagez
    avatar
    silverbold
    Admin

    Masculin
    Nombre de messages : 4001
    Localisation : BXL
    Date d'inscription : 17/06/2006

    Dans la dernière ligne droite, Royal soigne sa gauche

    Message  silverbold le Mer 4 Avr - 7:44

    Dans la dernière ligne droite, Royal soigne sa gauche

    Le 3 avril 2007, par Aloys Evina,

    PARIS (Reuters) Après avoir surfé sur la vague Airbus au début du mois de mars, la candidate socialiste à la présidentielle a proposé le « contrat première chance » pour les jeunes sans formation vendredi avant de rendre visite de façon quasi-impromptue aux ouvriers en grève de PSA d’Aulnay-sous-Bois, quitte à annuler un meeting à La Rochelle.

    Mardi, celle qui se présente comme la future présidente du « pouvoir d’achat garanti » s’est livrée à un nouveau réquisitoire contre les banques, accusées de faire des profits « sur le dos des plus modestes » avant une mini-tournée dans le Sud-Ouest en fin de semaine où elle a prévu d’aller à nouveau à la rencontre de salariés dans des entreprises en difficulté.

    A l’heure où Nicolas « Sarkozy se droitise, elle a intérêt à socialiser », résume Julien Dray, l’un des conseillers spéciaux de la candidate socialiste au lendemain des propos du candidat UMP sur l’immigration « non maîtrisée » et la « France exaspérée ».

    Il faut éviter que la campagne prenne un tour « passionnel et pulsionnel » sur la sécurité qui n’est pas le « terrain de prédilection » de la gauche, ajoute le porte-parole du PS une semaine après les incidents de la gare du Nord.

    Pour contourner l’écueil, sur lequel la candidature de Lionel Jospin s’est en partie échouée en 2002, Ségolène Royal se pose en candidate de la défense des « sécurités au sens large » qu’elle oppose à la précarité, inhérente selon elle aux programmes des « deux candidats la droite sortante », Nicolas Sarkozy et François Bayrou.

    La première femme à avoir une vraie chance d’accéder à l’Elysée promet de lutter contre « l’insécurité globale » qui frappe les Français dans leur emploi, leur logement, leur pouvoir d’achat et « au quotidien dans les quartiers ».

    Elle y ajoute sa touche personnelle de « mère de famille et femme politique » - telle qu’elle se présente dans son livret de campagne distribué depuis ce week-end - affichant sa volonté que plus un seul enfant n’aille à l’école « la peur au ventre ».

    Pour le politologue Dominique Reynié, la présidente de Poitou-Charentes doit réussir un triple pari si elle veut l’emporter au soir du 6 mai.

    « NERFS » CONTRE « SÉRÉNITÉ »

    Il lui faut « rassurer sur sa compétence » à être à la tête de l’Etat, « parler des questions qui préoccupent les gens » dans un pays où « la moitié des salariés gagne moins de 1.500 euros » et « représenter une offre raisonnable » par rapport à un Nicolas Sarkozy dont la candidature peut être perçue comme une « prise de risque », explique l’analyste.

    A ses yeux, la « séquence drapeau tricolore » n’est pas un mauvais calcul pour la candidate socialiste, que la gauche de la gauche a accusée de suivre la droite sur le terrain de l’identité nationale. Dans une campagne présidentielle qui est une « guerre de positionnement », il y avait un plus grand risque à ignorer ce thème", analyse-t-il.

    Après le 21 avril et la victoire du « non » au référendum sur la Constitution européenne, « c’est un signal aux couches défavorisées pour qui la question du drapeau, de l’appartenance à une nation se pose face à la mondialisation et une Europe élargie ».

    Deux électorats restent à conquérir, confirme Julien Dray. « Les couches populaires qui se demandent ce que ça va changer et les bobos qui se demandent si elle est crédible ».

    Dans la dernière ligne droite, Ségolène Royal soigne autant le fond que la forme, haussant le ton contre un Nicolas Sarkozy dont elle remet en question la capacité à tenir ses « nerfs » s’il est élu tout en affirmant qu’elle n’a aucun « ennemi » dans la campagne - que des « adversaires ».

    L’ancien ministre de l’Intérieur l’aurait accusée d’être du côté des voleurs, des fraudeurs et pourquoi pas pire« ? Une »insulte« , a-t-elle estimé mardi. »Je ne me descends pas à ce niveau et je dis qu’une fois ça va mais qu’il ne faut pas qu’il y revienne", a-t-elle mis en garde.

    « Je suis une femme sereine, maîtrisée et soucieuse de répondre aux interrogations des Français », a-t-elle poursuivi lors d’un point de presse au siège du PS où elle est apparue comme la seule pilote de la campagne.

    Devant plus d’une centaine de journalistes conviés à la va-vite entre la conférence de presse de Nicolas Sarkozy lundi et la présentation du programme de François Bayrou au même moment, elle a assumé tous les rôles - de candidate à porte-parole en passant par attachée de presse - feuilletant son nouveau fascicule de campagne, présentant les grandes dates de la campagne à venir et répondant aux questions.

    En ces temps d’égalité de temps de parole sur les radios et les télévisions, « l’expression de chaque candidate sera limitée à quelques mots (…) donc il faut aller droit au but. Foncer, avancer, être à l’offensive », se félicite Jack Lang, autre « conseiller spécial » de la campagne.

    http://www.spcm.org/Journal/spip.php?article8374
    avatar
    MP

    Nombre de messages : 4696
    Date d'inscription : 18/06/2006

    Re: Dans la dernière ligne droite, Royal soigne sa gauche

    Message  MP le Lun 9 Avr - 18:55

    On verra si elle est aussi sereine, à l'occasion d'un vrai débat ... Very Happy Very Happy Very Happy

      La date/heure actuelle est Mar 17 Oct - 8:37