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    Sarkozy accable l'immigration

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    silverbold
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    Sarkozy accable l'immigration

    Message  silverbold le Mar 3 Avr - 15:21

    Élection présidentielle en France
    Sarkozy accable l'immigration

    Par : Yacine Kenzy

    Le clivage avait tendance à s'estomper. Entre la gauche et la droite, la ligne de démarcation était devenue presque invisible. Il a fallu qu'un resquilleur au métro se fasse interpeller la semaine dernière pour que les différences ressurgissent.

    Du coup, l'affrontement s'est durci entre le candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, qui reste favori des sondages et la socialiste Ségolène Royal. L'ex-ministre de l'Intérieur, visiblement conscient de son incapacité à conquérir l'électorat du centre, préfère aller sur les terres de l'extrême droite, championne de la lutte contre l'immigration.
    En présentant son programme présidentiel hier, il a sonné une violente charge contre les immigrés. Se posant en défenseur de “la France exaspérée”, il a estimé que “le pacte républicain menace d'exploser” si n'est pas mise en place une politique de “maîtrise de l'immigration”. “La France exaspérée, elle existe”, a-t-il déclaré. “Et elle est exaspérée par quoi ? Par la contestation de l'identité nationale, par une immigration non maîtrisée, par la fraude, par les gaspillages”, a-t-il dit. “Qui ne voit qu'il y a un lien évident entre la politique d'immigration non maîtrisée depuis 30 ou 40 ans et l'explosion sociale dans nos quartiers ?” a lancé l'ex-ministre de l'Intérieur. “ça crève les yeux qu'il y a une liaison entre les deux”, a-t-il insisté. “Si on ne peut même pas dire que dans nos quartiers il y a une population récemment française et que le nombre de cette population a créé des problèmes d'intégration qui font que le pacte républicain menace d'exploser, si on ne peut même pas dire cela, il y a aucune chance qu'on résolve le problème”, a-t-il poursuivi. “La maîtrise de l'immigration, c'est une obligation pour sauvegarder notre pacte social, sinon il va exploser”, a-t-il martelé. “Il faut maîtriser l'immigration, tarir sa source, pour pouvoir intégrer ceux qui sont là”, a ajouté le candidat qui veut mettre en place un “ministère de l'immigration et de l'identité nationale” s'il accède à l'Elysée.
    Une des premières lois qu'il promet de promulguer s'il est élu concernera les conditions du regroupement familial qui permet à un immigré en France d'y faire venir sa famille. Le candidat qui considère que l'arrivée des familles implique une “immigration subie” par la France va certainement en durcir les conditions et limiter l'accès aux avantages sociaux. À l'inverse des immigrés, les harkis ont eu toute l'affection du ministre qui leur a promis samedi une “discrimination doublement positive”. “Vous avez été victimes d'une double discrimination : discriminés parce que la France vous a mobilisés et vous a abandonnés ; discriminés parce que vivre dans un camp n'offre pas les mêmes chances au départ de la vie”, a déclaré M. Sarkozy en recevant des associations de harkis à son siège de campagne à Paris. “Si je suis élu, je m'engage à faire pour vous une discrimination positive, doublement positive, la discrimination positive "plus, plus". Vous êtes, vous les enfants de harkis, les premières personnes vers qui nous devons engager une politique de discrimination positive”, a-t-il poursuivi.
    Le candidat a notamment évoqué la mise en place de “politiques individualisées” en matière de formation, d'accès à l'emploi ou au logement, ainsi que des “concours spécifiques d'accès à l'emploi public” ou “une politique particulière d'accès aux fonctions et postes politiques”. Il a souhaité que les harkis ayant été en captivité bénéficient du titre de “prisonnier de guerre” et que tous “soient considérés comme des anciens combattants”. Le candidat UMP a également souhaité “la création rapide d'une Fondation pour la mémoire sur la guerre d'Algérie”, dans laquelle “les harkis (auront) toute leur place, avec les autres rapatriés”.
    En février, après des déclarations d'un conseiller de la candidate socialiste Ségolène Royal qui avait plaidé à Alger pour la “reconnaissance (par la France) des crimes commis par la colonisation”, M. Sarkozy avait fustigé les “adeptes de la repentance”, affirmant que “c'est aux enfants des harkis” que “la France doit des excuses”.

    Yacine Kenzi

    http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=74843

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