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    Sarkozy conforte son avance, Bayrou recule

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    silverbold
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    Sarkozy conforte son avance, Bayrou recule

    Message  silverbold le Sam 31 Mar - 9:08

    Sarkozy conforte son avance, Bayrou recule


    Selon le baromètre TNS Sofres-Unilog pour « Le Figaro » et LCI, les images de la gare du Nord ont profité à la droite et au Front national.

    L'ÉCART se creuse au détriment de la gauche. L'hypermédiatisation de l'émeute de la gare du Nord, mardi soir, et la rapidité avec laquelle le débat électoral s'est polarisé autour de l'événement expliquent que son impact soit déjà perceptible dans les enquêtes réalisées mercredi et jeudi. Dans notre baromètre hebdomadaire TNS Sofres-Unilog, avec 30 % des intentions de vote, Nicolas Sarkozy progresse de deux points par rapport à la semaine dernière. À 12 %, Jean-Marie Le Pen ne progresse que d'un point. Mais 45 % des sondés sont persuadés qu'il sera le principal bénéficiaire des événements. En revanche, François Bayrou recule de 3,5 points. Crédité la semaine dernière de 21,5 % des intentions de vote, il n'en recueille plus que 18 %. Au second tour, le rapport de forces ne bouge pas. Le candidat UMP bat toujours la candidate socialiste par 52 % contre 48 %.

    En déplacement à Annecy, jeudi, Nicolas Sarkozy avait prédit que la polémique sur les événements de la gare du Nord provoquerait un « tournant » dans la campagne en faveur des défenseurs de l'ordre et de l'autorité, à commencer par lui. Il reste convaincu que c'était « une folie » de la part de Ségolène Royal et François Bayrou de le désigner comme l'ultime responsable du saccage.

    Une intuition vérifiée par la hiérarchie des motivations de vote. La lutte contre l'insécurité passe de la septième à la quatrième place pour l'ensemble des Français. Elle est même en hausse de treize points dans l'électorat de droite où elle est désormais en tête des préoccupations. Mais selon notre enquête, la candidate socialiste n'est pas pénalisée par ses déclarations. Les intentions de vote en sa faveur progressent même légèrement, de 26,5 % à 27 %. Il faut dire que tout en attaquant l'ancien ministre de l'Intérieur, Ségolène Royal a pris soin de se mettre du côté de ceux « qui paient leur ticket ».

    Le clivage gauche-droite se durcit

    Renvoyer dos à dos le PS, coupable à ses yeux de « laxisme » et l'UMP, qualifiée de « répressive », n'a pas réussi à François Bayrou. Ses attaques, toujours plus virulentes contre Sarkozy, qu'il rêve d'affronter au second tour, ont heurté des électeurs de droite tentés par le vote centriste et les ont incités à retourner au bercail.

    Quand le climat se tend, les clivages se durcissent. 54 % des personnes interrogées, et 70 % des sympathisants de droite, estiment que les violences de la gare du Nord « ne sont pas liées à la politique mise en place par Nicolas Sarkozy ». 40 % de notre échantillon, et 61 % des sympathisants de gauche, pensent le contraire et mettent en cause son action au ministère de l'Intérieur. L'électorat populaire, dans son ensemble, exonère l'ancien locataire de la Place Beauvau : pour 56 % des ouvriers, sa politique n'est pas responsable des événements de mardi.

    Le détail de notre étude fait apparaître un autre clivage profond sur cette question, puisque 60 % des électeurs âgés de 18 à 25 ans, toutes tendances confondues, font le lien entre la politique de Nicolas Sarkozy et les affrontements de mardi soir. Tout ce qui peut creuser ce fossé générationnel est dangereux pour le candidat de l'UMP. La question sur la sûreté du choix exprimé par les personnes interrogées confirme que rien n'est joué. 37 % d'entre elles peuvent encore changer d'avis, soit 3 % de plus que la semaine dernière.

    lienJUDITH WAINTRAUB.

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